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Résonance Magnétique Octobre 2012.

Jeudi 18 octobre 2012, rendez-vous avec mon oncologue pour les résultats de mon IRM. Malgré mes 3 déménagements depuis juin dernier ainsi que le voyage à Paris, je peux dire que je vais bien et que je tiens une certaine forme. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai le sentiment que les nouvelles sont bonnes et que la tumeur s'est tenue tranquille depuis le dernier examen.  Après les formules de politesse d'usage, on regarde les résultats qui somme tout sont très satisfaisant. En effet, il semblerait qu'elle soit restée stable ce qui est une bonne nouvelle. Cela me confirme que la majeure partie de cette tumeur est constituée d'oligodendrogliomes et qu'il y a peu de cellules astrocytomes.

 

Après avoir lu le rapport du radiologiste, on regarde donc mon cerveau sur l'écran, je dois dire que c'est assez impressionnant quand tu vois cette énorme tache blanche qui doit à vue d'oeil prendre près du tiers de mon hémisphère droit. Je dois avouer que cela m'a fait peur, mais elle m'a rassurée, ce n'est pas toute la tumeur, il y a mélange d'oedème et de tumeur cérébrale. J'ai donc posé la question qui me trotte dans la tête depuis des mois, à quel moment décide-t-on opérer. En premier lieu cela dépendra des symptômes que je pourrai avoir et puis elle m'a montré mon cerveau sur le film, elle m'a expliqué que la ligne séparant mes hémisphères droit et gauche était très belle et droite, lorsque cette dernière ne sera plus droite alors, on envisagera l'opération. En attendant, on continue de l'observer en espérant qu'elle se soit endormie.

 

Je suis donc repartie avec le sourire aux lèvres, je n’ai jamais gagné à la loterie, mais s'il y a une loterie de la vie, alors je peux dire qu'à chaque IRM, je gagne du temps et le temps vous en conviendrez a plus de valeur que l'argent.

 

 

 

 

 

 

Un tribunal italien fait un lien entre le cellulaire et la tumeur au cerveau d'un utilisateur.

SOURCE: Radio-Canada.ca

Mise à jour le vendredi 19 octobre 2012 à 20 h 58 HAE.
 

Un tribunal italien a créé un précédent en reconnaissant un lien entre l'usage intensif d'un téléphone cellulaire et l'apparition d'une tumeur au cerveau.

 

En 2011, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué que les radiofréquences émises par les téléphones cellulaires sont « peut-être cancérogènes pour l'homme ».

 

Santé Canada ne fait pas un tel lien.

 

À lire sur le même sujet : Le portable est « peut-être cancérogène », selon l'OMS (1 juin 2011).
 

En fait, la majorité des recherches n'a pas réussi à prouver une corrélation entre cancer et portable, selon Mary Mc Bride, de l'Agence du cancer de la Colombie-Britannique.

 

L'histoire d'un chef d'entreprise italien relance aujourd'hui la question.

 

Innocenzo Marcolini a développé une tumeur, non cancéreuse, du côté droit du cerveau après avoir utilisé son téléphone 5 à 6 heures par jour pendant 12 ans.

Un tribunal italien a statué qu'il y avait un lien entre cette tumeur et l'usage du téléphone.

 

À titre de chercheuse sur les effets des ondes électromagnétiques sur le corps humain, la professeure Magda Havas, de l'Université Trent en Ontario, n'est pas surprise. « On commence à reconnaître qu'on ne peut pas placer un émetteur d'ondes sur notre cerveau sans s'attendre à ce que cela ait des effets. »

 

Le Canada compte 26 millions de téléphones cellulaires.

 

D'après un reportage de Benoît Ferradini

 

 

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Articles intéressants | Tumeur au cerveau

La colère, cette émotion si frustrante.

On dit que la colère est une émotion qui traduit la souffrance et que pour la calmer il s'agit d'identifier le mal être.  Faut pas être divin pour comprendre que cette année j'ai ma dose avec ce maudit cancer qui ravi les êtres que j'aime.  Je regarde autour de moi et je vois des personnes d'exceptions mourir après un combat acharné contre cet ennemi. 

 

J'essaie d'être et de rester positive mais quelques fois quand je perds quelqu'un que j'aimais à cause de cette maladie,  je suis envahie par une bouffée de colère qui reste quelques jours et qui s'éloigne de moi  pour laisser place à la peine et à un sentiment d'impuissance.  Processus de deuil je suppose, mais c'est chiant quand même. 

 

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Deuil | Etre positif

Et encore une de partie!

J'ai été bien silencieuse depuis mon retour de Paris. Bon, la bronchite me colle aux poumons, mais surtout, parce que je suis triste et en colère.  Colère dirigée vers ce maudit cancer qui me ravit quand ce n'est pas la famille, des amis (es). Dernièrement c'est mon amie Michèle qui nous a quittée après une année de combat contre la leucémie.  Je sais bien qu'il nous faut mourir, mais ça me met en rogne quand c'est le cancer qui gagne. J'sais pas, c'est comme si tous les efforts que l'on mettait  a le combattre étaient inutiles et ne nous donnaient que du temps en attendant le round final. Toujours est-il que Michèle s'est éteinte dimanche dernier après trois semaines de douleurs. Je n'ai pas pu aller la voir étant donné ma bronchite, mais je sais qu'elle a reçu mes messages d'amour et d'amitié.

 

Malgré ma peine et ma colère, je sais qu'elle est partie sereinement. Elle a eu une belle vie entourée de son mari toujours amoureux d'elle après plus de 35 ans de mariage.  Un fils qui lui a donné une bru qu'elle considérait comme sa propre fille et finalement deux beaux petits garçons qu'elle a eu plaisir à garder, choyer et aimer.

 

Michèle incarnait la joie de vivre, l'optimisme sans limites. Son sourire nous manquera, elle qui adorait la vie et la croquait à pleine dent. Elle a consacré sa vie aux personnes vivant avec une dificience intellectuelle, les aidant à développer leur capacité. Même après sa retraite, elle a continué comme bénévole dans ce milieu. Elle nous a fait découvrir un monde où l'amour est prédominant.

 

Nous étions plus d'une centaine, lors de son service funèbre. Parents, amis(es), collègues de travail  étaient au rendez-vous pour lui dire un dernier au revoir. Tous nous avons ri et pleuré, touché par la vidéo des meilleurs moments de sa vie. Des chansons louangeant la vie, l'amour et l'amitié, un dernier mot de sa part pour nous dire combien elle nous a aimé et enfin,  une envolée de colombe en son honneur.

 

Tu nous manques déjà Michèle, tu resteras toujours gravée dans nos coeurs. Merci d'avoir été sur mon chemin, ce fut un plaisir de grandir à tes côtés.

 

Repose en paix mon amie.

 

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Deuil | Etre positif | La mort | Mes inspirations | Réflexion

Mieux comprendre la récidive des tumeurs du cerveau .

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Richard Béliveau

Journal de Montréal, Publié le:dimanche 09 septembre 2012, 17H35| Mise à jour:dimanche 09 septembre 2012, 18H14.

 

Les résultats d’une équipe de chercheurs soulèvent d’intéressantes possibilités quant au traitement des gioblastomes, une tumeur d’origine cérébrale.

Les glioblastomes sont des tumeurs cérébrales très agressives, qui récidivent fréquemment après le traitement et ne laissent donc que peu de chance aux personnes atteintes. Une étude récente vient d’identifier les mécanismes moléculaires responsables de certaines de ces récidives, ouvrant la voie à une amélioration de la survie des patients.

CANCER FOUDROYANT

Le glioblastome multiforme est la tumeur d’origine cérébrale la plus agressive, capable d’envahir très rapidement l’ensemble du cerveau et de causer le décès en quelques mois à peine. Le traitement de ces cancers est d’autant plus compliqué qu’ils évoluent généralement de façon asymptomatique et ne se déclarent cliniquement qu’une fois parvenus à un stade avancé. En conséquence, le pronostic des personnes atteintes est généralement sombre, avec une espérance de survie d’une année ou moins après le diagnostic.

Les glioblastomes sont également l’un des types de cancer les plus vascularisés, ces vaisseaux sanguins étant formés par un processus appelé angiogenèse, en réponse à la forte sécrétion d’un facteur de croissance, le VEGF, par ces cellules cancéreuses. Puisque l’angiogenèse tumorale joue un rôle crucial dans la progression de plusieurs types de cancers, il fut proposé que la neutralisation de cette vascularisation pouvait freiner la progression des glioblastomes et ainsi améliorer les chances de survie des patients.

RÉCIDIVES SURPRENANTES

Un des premiers inhibiteurs de l’angiogenèse à être intégré aux protocoles de traitement fut le bevacizumab, mieux connu sous le nom d’Avastin. Ce médicament est un anticorps qui interagit spécifiquement avec le VEGF et l’empêche d’agir au niveau des vaisseaux sanguins pour stimuler l’angiogenèse. Les premiers essais cliniques réalisés chez les personnes atteintes d’un glioblastome ont généré beaucoup d’espoir, car ce médicament s’est avéré efficace à court terme, avec une amélioration notable de la qualité de vie des patients. Malheureusement, ces bénéfices thérapeutiques ne sont que transitoires et, à plus long terme, le cancer recommence à progresser en dépit de l’arrêt soutenu de la néovascularisation. Chez le tiers des patients, ces récidives prennent même la forme de tumeurs encore plus invasives qui s’infiltrent profondément dans le tissu cérébral, rendant pratiquement impossible le traitement par chirurgie ou l’utilisation d’autres options thérapeutiques. Ces résultats décevants suggèrent donc qu’en dépit du rôle crucial de l’angiogenèse, les cellules de glioblastomes parviennent à contourner ce processus et utilisent une autre stratégie pour proliférer et envahir le tissu cérébral.

AGENT DOUBLE

Comment expliquer cette résistance au traitement anti-VEGF ? Pour répondre à cette question, une équipe multidisciplinaire de chercheurs californiens et de l’Université McGill a élucidé les événements moléculaires qui se déroulent au niveau des tumeurs traitées avec le bevacizumab (1). Ils ont tout d’abord fait la surprenante découverte que le VEGF agit comme un véritable « agent double » au niveau des glioblastomes. En plus de son rôle procancéreux qui découle de la stimulation de la vascularisation, cette protéine possède aussi une action anticancéreuse en bloquant le mouvement ou migration des cellules tumorales qui est associée au caractère agressif d’une tumeur. Les chercheurs ont observé que le VEGF provoque la formation de complexes moléculaires qui bloquent l’activation d’une protéine appelée MET, réduisant du même coup la migration des cellules cancéreuses. Par contre, lorsqu’un anti-VEGF est ajouté, comme c’est le cas lors des essais cliniques avec l’Avastin, ces complexes sont détruits et l’activation de MET qui en découle mène à l’acquisition de propriétés invasives par les cellules. En d’autres mots, si les médicaments anti-VEGF sont inefficaces face aux glioblastomes, c’est parce qu’ils interfèrent avec les propriétés anticancéreuses intrinsèques du VEGF, permettant aux cellules tumorales d’envahir le cerveau. Ces résultats soulèvent donc l’intéressante possibilité que l’administration combinée d’un autre médicament, inhibiteur de la protéine MET, pourrait empêcher les récidives qui sont associées aux médicaments anti-VEGF et ainsi améliorer considérablement l’efficacité du traitement des glioblastomes.


(1through a MET/VEGFR2 complex. Cancer Cell 2012; 22 : 21-35.) Lu et al. VEGF inhibits tumor cell invasion and mesenchymal transition

 

 

 

 

Retour enrhumé

De retour dimanche en soirée me voilà prise avec un rhume ou une grippe, allez savoir je n'ai jamais su faire la différence passant directement de la sinusite à la bronchite.  Alors nouveauté pour moi, je quitte Montréal avec une sinusite et je reviens de Paris avec le nez qui coule, les frissons, le mal de gorge et mes boîtes de Kleenex.  Je n'ai pas une grippe d'homme, mais enfin presque!!!  

 

Toujours est-il que je prends quelques heures cet après-midi pour faire le tour de mes amis(es) blogueurs et lire leurs derniers billets.  Je me sens mal de tempêter contre ce maudit rhume alors que tout mon petit monde vivent des moments difficiles soit a la maison ou aux soins intensifs, l'un avec une crise cardiaque, l'autre vivant probablement ses derniers jours et une autre prise avec les effets secondaires de ce cher Témodal.  Alors rhume, grippe ou sinusite arrête de te plaindre ma grande tu es quand même en meilleur état que tout ce beau monde.

 

Pour le moment mes pensées sont pour vous et j'espère pouvoir vous relire très bientôt.

 

 

 

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Etre positif | Réflexion

Paris nous voilà!

Alors voilà, on y est plus que 24 heures avant de prendre l'avion destination Paris. J'ai rêvé de ce voyage depuis de nombreuses années. Ma grande amie et moi, nous nous étions promis ce voyage pour nos 50 ans, alors deux ans plus tard nous y voilà enfin.. Au programme, tour de ville, visite de la Tour Effeil, croisière sur la Seine, sans oublier Versailles et ses jardins, le Louvre et plus encore. D'ici le départ, encore quelques courses a faire et puis, on fait les valises et après repos en attendant le départ. Espérons que les maux de tête et sinusite vont se calmer d'ici là.

 

 

Eh oui, depuis une semaine la sinusite habite ma tête sans compter les migraines régulières. vous me direz comment peux-tu faire la différence. Bien si les antibiotiques et les advil sinus n'arrivent pas a calmer la douleur, le Migranal prend la relève et combat l'ennemi. Le stress du départ ainsi que les hauts et les bas de notre charmante température des derniers jours sont a compter parmi les causes possibles de mes migraines. Alors on ne prend pas de chance et je pars avec ma pharmacie que je vais traîner avec moi dans l'avion, pas question de risquer de perdre cette  dernière  si jamais on égare ma valise. J'peux m'acheter du linge en France mais pas mes médicaments.

 

C'était donc mon dernier billet avant mon départ, une pensée pour vous tous et à très bientôt!

 

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Divertissement

Les liens qui se tissent.

 

Il y a une semaine, Benoit, mon ami blogueur écrivait un billet que je vous invite à lire et que j'ai pris connaissance seulement aujourd'hui. Pourtant, régulièrement je visite son blogue, une écriture si belle, des sujets qui nous touchent et nous interpellent comme ce billet intitulé Encore des larmes... Toute la journée j'ai pensé à Benoit, à son amie, aux amis(es) que l'on côtoie sur Facebook ou sur le Net par l'intermédiaire de leurs blogues. À ceux qui nous lisent et qui osent cliquer Jaime ou mettre un commentaire, aux autres qui passent et ne disent rien, mais que l’on sait atteint directement ou indirectement par le cancer. Je ne peux cacher que son billet m’a émue, plus que je ne l’aurai cru. C’est toujours comme ça lorsque le cancer fini par avoir raison sur son adversaire. Une réflexion sur nous-mêmes, sur notre propre combat et sur notre propre mort. On n’y pense pas tous les jours, non, loin de là!  On pense surtout à vivre et à profiter de la vie, des parents, enfants et amis(es), mais dans ces moments-là, bien pas le choix, ça nous ramène à notre propre finalité.

 

Les amis(es) que l’on se fait, ceux que j’appelle mes sœurs et frères de combat, sont aussi importants que les amis(es) qui nous entourent et qui nous ont connus dans nos bons moments, ceux où l’on avait toute notre énergie, où nous étions actifs et productifs . Ceux-là savent qui nous étions avant que le crabe n’embrase notre corps et dans leur regard on peut voir la désolation, l’interrogation, le soulagement de n’être pas confronté à ce dernier. Ils s’attendent à ce que nous nous battions comme de bons petits soldats, il arrive même que quelques-uns nous mettent sur un piédestal parce que nous menons notre combat comme des grands.

 

Par contre, il y a ceux qui ne comprennent pas que nous refusions tels ou tels traitements ou tout simplement, comme l’a si bien écrit Benoit, nous décidions de laisser la vie suivre son cours. Ceux-là disparaissent de notre vie soit par eux-mêmes, soit nous les invitons à le faire. Il arrive même quelques fois, aux hasards des rencontres que nous faisons, que d'anciennes amitiés renaissent. La vie met sur notre passage, les gens dont on a besoin et non pas ceux que l'on croit avoir besoin. C’est ce que j’ai appris au cours des dernières années.

 

Pourquoi nous sentons-nous si tristes lorsque l’on perd une sœur, un frère de combat, qu’on n’a pas nécessairement connu avant la maladie et qui bien des fois vivent à des kilomètres de notre lieu de résidence. Tout simplement parce que nous perdons un peu de cette énergie qui circulait entre nous. C’est difficile a expliquer, mais savoir que quelqu’un, quelque part vit dans ses tripes ce que nous vivons, ressent ce que nous ressentons, comprends ce qu’à demi-mot on essaie de dire. C’est la force qui nous permet de continuer ce combat et lorsque l’on perd l’un d’entre nous, alors c’est un peu de notre énergie qui s’en va avec lui.

 

Nous sommes peu à écrire ce que nous vivons, à mettre à nu nos tripes sur la table. Quelques-uns qui ont découvert que l’écriture aidait à rester en vie et que le fait de communiquer ce que nous vivons ou ressentons pourrait aider quelqu’un. Et des quelques-uns il y a en beaucoup, puisqu’après un an d’activités sur mon blogue vous être plus de 5000 à venir le lire, et ce de par le monde, ce qui me fait plaisir tout comme me peine, car parmi vous, il y a des sœurs et des frères de combat qui me lisent silencieusement. J’ose espérer que mes propos vous aide dans votre combat et qui que vous soyez, mes pensées vous accompagnent.  Merci d’être là, car à travers vous je puise mon énergie pour continuer à me battre.

 

 

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Conviction | Réflexion

ASPIRINE et moindre risque de décès par cancer, de nouvelles données.

Au mois de mars dernier, j'écrivais un billet intitulé ''Cancer: faut-il prendre un peu d'aspirine tous les jours ?''  je joins donc les nouvelles données parues dans le Journal of the National Cancer Institute.

 

De nouvelles preuves sur l’association entre la prise quotidienne d'aspirine et la réduction du risque de décès par cancer nous sont apportées par cette étude, sur plus de 100.000 patients, publiée dans l’édition en ligne du 10 août, du Journal of the National Cancer Institute. Une étude qui aboutit néanmoins à une réduction inférieure à celles précédemment observées et recommande donc la prudence quant à l’utilisation élargie de l’aspirine à la prévention de certains cancers.

Une analyse récente d’essais randomisés sur l’effet d’une prise quotidienne d’aspirine sur la prévention des événements vasculaires, publiée en mars dernier dans The Lancet, avait suggéré une réduction de 37% de mortalité par cancer chez les utilisateurs d’aspirine pendant 5 ans ou plus. Ces chercheurs américains de la Cancer Society ont analysé ici, et suivi sur 11 ans, les données de 100.139 participants âgés de l’étude cohorte Cancer Prevention Study II Nutrition, utilisateurs auto-déclarés d’aspirine et sans cancer au début de l'étude.

Une réduction moyenne de 16% : Les auteurs constatent qu’une utilisation quotidienne d’aspirine est à nouveau associée à une réduction du risque de mortalité par cancer, ici de 16%. Cette réduction du risque de décès varie selon les cancers, allant de 12% pour les cancers hors tube digestif à 40% pour les cancers de l'œsophage, de l'estomac et le cancer colorectal.

Certes, cette réduction observée est inférieure aux précédents résultats, en particulier ceux de l’étude du Lancet. Le Dr Jacobs, co-auteur de l’étude précise donc qu’il reste à ce stade des données encore prématuré de recommander la prise d’aspirine pour prévenir certains cancers et rappelle, que même à faible dose, l'aspirine peut augmenter considérablement le risque de saignements. Ce type de décision doit donc être pris en fonction de l'histoire médicale de chaque patient et sur prescription médicale, bien sûr.

Source: Journal of the National Cancer Institute online August 10, 2012 DOI:10.1093/jnci/djs318 Daily Aspirin Use and Cancer Mortality in a Large US Cohort

 

Accéder aux dernières actualités sur l’Aspirine

 

 

 

 

 

 

 

 

Allergies et risque réduit de 50% de tumeur cérébrale.


 Publié dans le Journal of National Cancer Institue

 

Un lien établi entre les allergies et un risque réduit d'une forme grave de cancer ou gliome, c’est ce que conclut cette étude de l’Ohio State University, soutenue par le National Cancer Institute, les National Institutes of Health (NIH) et publiée dans le Journal of National Cancer Institute. Une réduction du risque de gliome, plus élevée chez les femmes que les hommes, bien que certains hommes allergiques certains aient aussi un risque plus faible de tumeur.

Cette étude renforce une conviction des scientifiques qu’un facteur clé des allergies diminue le risque de ce cancer. Alors que ces tumeurs, appelées gliomes, ont la capacité, pour pouvoir croître, de supprimer la réponse immunitaire, les chercheurs ignorent toujours si les allergies réduisent le risque de cancer ou si ces tumeurs interfèrent avec la réaction d'hypersensibilité immunitaire aux allergènes.

En analysant des échantillons de sang stockés sur 40 ans, de patients diagnostiqués avec un gliome, les auteurs ont pu constater que les hommes et les femmes dont les échantillons contenaient des anticorps liés aux allergies avaient un risque réduit de près de moitié de développer un gliome 20 ans plus tard, par rapport aux personnes non allergiques. Les chercheurs ont mesuré les niveaux de 2 types de protéines appelées IgE, ou immunoglobuline E, une classe d'anticorps produits par les globules blancs qui interviennent dans les réponses immunitaires aux allergènes. 2 classes d'IgE participent à la réaction allergique, les IgE spécifiques, qui reconnaissent les composants spécifiques d'un allergène et les IgE totales, qui comprennent également des anticorps aux fonctions inconnues.

Ces anticorps liés à l'allergie, un facteur réducteur du risque de tumeur : Judith Schwartzbaum, professeur agrégé d'épidémiologie à l'Ohio State University et auteur principal de l'étude explique : « Plus la présence des allergies est antérieure au diagnostic de gliome, moins il est probable que la tumeur supprimera les allergies ». Constatant cette association présente si longtemps avant le diagnostic de la tumeur, les auteurs suggèrent que les anticorps liés à l'allergie sont un facteur réducteur du risque de tumeur. Chez les personnes allergiques, des niveaux plus élevés d'anticorps circulants pourraient stimuler le système immunitaire et réduire ainsi le risque de gliome. De même, l’absence d’allergie est un des facteurs de risque identifiés à ce jour de ce type de tumeur au cerveau, même si le mécanisme expliquant cette association n’est pas encore très clair.

Une association aussi pour le glioblastome: Des études précédentes sont parvenues aux mêmes conclusions mais elles étaient basées sur des données auto-déclarées de patients diagnostiqués avec un gliome. Aucune étude n'avait, jusqu’ici contrôlé cette association sur des échantillons de sang recueillis parfois plus de 20 ans avant le diagnostic des tumeurs. L'étude actuelle suggère aussi que les femmes allergiques ont au moins un risque diminué de 50% pour le type le plus grave de ces tumeurs, le glioblastome-qui après traitement, ne laisse un pronostic de survie à 5 ans que de 10%. Un effet d'anticorps spécifiques qui, en revanche, n'est pas autant observé chez les hommes. Les hommes qui ont été testés positifs pour ces anticorps spécifiques n’ont un risque réduit que de 20% vs les hommes testés négatifs.

Hommes et femmes, un effet différent des IgE ? Alors que la relation entre les taux d'IgE totales et le risque de gliome n'est pas différente pour les hommes et les femmes et qu’un test positif pour un total élevé d'IgE est lié à une diminution moyenne de 25% de risque de gliome par rapport à un test négatif pour les IgE totales, les différences d’association pour le glioblastome suggèrent une différence dans l'effet des IgE spécifiques entre hommes et femmes. Il est donc bien probable que le système immunitaire des personnes souffrant d'allergies respiratoires pourrait apporter un effet protecteur contre ce type de cancer du cerveau.

Source: JNCI J Natl Cancer Inst first published online August 1, 2012 doi:10.1093/jnci/djs315Association Between Prediagnostic IgE Levels and Risk of Glioma(Vignette “Glioma” NIH, visuel NIH “IgE) et Santé Log