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5ième récidive de tumeur au cerveau

J'apprenais jeudi dernier que j'avais non seulement une 5ieme récidive de tumeur au cerveau mais qu'il y avait maintenant 2 nouvelles tumeurs au cervelet.  Cest ce que je dirais difficile a accepter surtout avec les derniers traitements qui ont été si pénible et la radiothérapie alors qu on me disait me donner avec ces traitements quelques années avant une récidive..

J'ai le choix présentement de me faire réopérer une 5ieme fois avec tous les problèmes qui risquent de survenir et ceux qu on ne peux imaginer a ce stade, discussion que j aurai cette semaine avec mon neurochirurgien, si tout va bien faire encore 6 mois de chimiothérapies avec les conséquences que mon corps ne les acceptent plus et d autres effets secondaires possibles.

L'autre possibilité c est de faire une chimiothérapie pour ralentir la progression des tumeurs, elle aura lieu au 2 semaintes a l hopital pendant quelques heures. 

Les options sont limitées et je suis fatiguée de perdre des mois pour me faire dire à la fin que je suis en récidive.  Mon corps est fatigué et mon esprit aussi.  Je vais par acquis de conscience rencontrer mon neurochirurgien mais au fond de moi, je sais que le décompte a déjà commencé, j ai 56 ans j aurais voulu vivre jusqu'à 58 ans mais je sais que quelque soit l option que je choisirai cela ne sera pas possible.  Alors je préfère vivre les prochains mois en toute sérénité avec mon petit monde. 

J'ai toujours opté pour la qualité et non la quantité, la vie m'a donné 16 ans et peut etre un plus, alors j aime mieux en profiter à son maximun avec tout mon monde que j'aime, la fin n'est pas pour maintenant mais je le saurai lors du prochain IRM, d'ici là  chaque instant est précieux et je veux m'y attarder.

LIFE IS BEAUTIFUL!

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5ieme et dernier round

Rencontre avec mon oncologue Avril 2016

Il y a quelques jours j'ai rencontré mon oncologue suite à une résonnance magnétique en début d'avril.  Mis à part les maux de tête matinaux, mes tests sanguins semblent revenir tranquillement mais surement à la normal et mon irm ne démontre aucune activité si ce n'est un léger rehaussement que l'on pense être une veine qui aurait réagit pendant l'examen.  Malgré qu'on ne voit pas d'enflure on m'a prescrit  1 à 2 mg de décadron à prendre plus une entrevue avec le département de la gestion de la douleur.Je n'ai pas commencé encore le décadron pour plusieurs raisons, la première étant que le beau temps revenant, je me suis dit que peut ouvrir la fenêtre et fermer le chauffage et on verra d'ici la fin du mois si les maux diminuent ou disparaissent. J'ai donc repoussé en mai mon rdv avec la Clinique de douleur, pour l'instant je gère.  Prochain IRM en juillet en attendant j essaie de reprendre une santé et profiter de la vie, de ne pas trop m'inquièter de mes pertes de mémoire et de reprendre la lecture

 

Les différentes zones du cerveau.

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tumeur au cerveau - 4ieme round

Des chercheurs québécois sont en voie de réussir l’impossible: mettre au point une molécule capable d’atteindre et traiter les tumeurs cérébrales

JOURNAL DE MONTREAL 8 MAI 2014 PAR ISABELLE MAHER .

Des chercheurs québécois sont en voie de mettre au point une molécule capable de traiter les tumeurs au cerveau.

 

Richard Béliveau flotte littéralement sur un nuage. Avec son équipe, le docteur en biochimie a réussi l’impossible : atteindre le cerveau pour traiter les tumeurs cancéreuses grâce à une molécule en cours de tests cliniques.

«On est à la porte d’un traitement, ça n’arrive qu’une fois dans une vie», lance celui qui a fait du cancer l’ennemi public numéro un.

En 2004, Richard Béliveau et son équipe ont mis au point l’ANG1005, une molécule transportant un médicament capable d’atteindre et traiter les tumeurs au cerveau.

Depuis, l’entreprise montréalaise Angiochem mène les tests cliniques du médicament aux États-Unis. Les résultats sont si prometteurs que de nouvelles études de phase II sont en cours. Nous avons rencontré le chercheur au Laboratoire de médecine moléculaire de l'UQAM.

Q: Pourquoi le traitement que vous avez mis au point est sur la bonne voie ?

Richard Béliveau: «Jusqu’ici, 200 patients ont été traités, entre 60% et 80% voient leur état clinique s’améliorer, certains ont des rémissions complètes. J’avais envisagé les pires scénarios, des effets secondaires importants, des rejets ou de l’intolérance au traitement. Rien de tout ça n’est arrivé. Ce qui nous excite, c’est d’arriver à des résultats avec le glioblastome, un cancer mortel qui ne laisse que 11 ou 12 mois à vivre. On arrive aussi à traiter des métastases au cerveau que l’on retrouve dans 30% à 50% des cancers du sein ou du poumon.»

Q: Quels sont les résultats qui vous semblent le plus spectaculaire ?

R.B.: «C’est la disparition complète d’un glioblastome chez un patient qui ne répondait plus à rien et dont le pronostic était très sombre. Grâce au traitement, l’homme est en rémission depuis trois ans.»

Q: Y a-t-il de l’espoir pour d’autres maladies du cerveau ?

R.B.: «On a trouvé la molécule pour transporter un médicament contre le cancer, on peut penser traiter d’autres pathologies comme l’Alzheimer ou le Parkinson. Mais il est encore trop tôt pour prévoir ce qui va se passer.»

Q: Si tout va bien, il est permis de croire que le ANG1005 sera disponible en 2016 ?

R.B.: «Oui, mais je suis prudent et à la fois enthousiaste. On ne doit pas créer de faux espoirs, ni de faux désespoirs. La science progresse, moi je dis aux patients: “survivez, il y aura peut-être un nouveau traitement”. Mais il est actuellement impossible de mettre la main sur le médicament.»

L'attente : la ronde des doctologues 2

Lors de ma rencontre du 17 mars avec mon oncologue, je lui raconte mon entrevue avec la neurologue, les effets secondaires qui sont les mêmes que le Keppra et avec l’accord de mon neurochirurgien on décide que je ne prendrai plus ce genre de médicament, puisque depuis l opération je n’ai aucun symptôme d’épilepsie.On discute également du stade de la tumeur qui cette foisest un Oligodendrogliome grade 3, je m’étonne du diagnostic et en fait, je ne suis pas la seule puisque ni mon oncologue ni mon infirmière pivot n’ont vu cela au cours de leur carrière. J’apprendrai plus tard part l’intermédiaire d’un ami pathologiste, qu’il arrive, rarement, que la tumeur mute de cette façon au cours d’une récidive. Je m’explique, en 2000 on parlait d’un oligodendrogliome avec en toile de fond des cellules astrocytomes. On disait que j’étais en grade 2/ 3 puisque j avais plus d’oligodendrogliomes que d’astrocytome.En 2009, on diagnostique un oligoastrocytome de grade 3 mais à cette époque, il était impossible de me dire la proportion d’un l un versus l’autre.Aujourd’hui on m’assure que la tumeur est totalement un oligodendrogliome de grade 3, mais que les cellules se divisent plus rapidement que les fois précédentes.

 

Connaissant mes réticences à une radiothérapie, mais devant la situation, mon oncologue insiste pour que j’aille consulter une radio-oncologue afin qu’elle m’explique exactement dans mon cas, quels seront les effets secondaires de la radiothérapie combinée avec une chimiothérapie.Je dois dire que j’ai eu le privilège de rencontrer une femme extraordinaire, elle a eu la patience de m’écouter, de répondre à mes questions du mieux qu’elle pouvait, mais comme tous les médecins, il lui était impossible de me dire s’il est préférable que je fasse ou non la radiothérapie en grade 3 ou attendre en grade 4.

 

En effet, des études ont démontré clairement qu’en faisant une radiothérapie en grade 3 on augmentait le taux de survie.Mais aucune étude n’a été faite pour savoir si on attendait que la tumeur soit en grade 4 avant de faire la radiothérapie cela avait-il de l’influence ou non sur le taux de survie.Certains qui se sont vus diagnostiqués grade 3 ont peut être attendu au grade 4 pour faire la radiothérapie, mais vu le nombre limité de ce genre de cas, aucune étude n’a pu être fait.

 

Je me retrouve donc devant faire un choix, je suis hors statistique, le protocole est de faire une radiothérapie combinée a une chimiothérapie.Ce qui ne sera pas une partie rigolade puisque la radiothérapie s’étendra sur 6 semaines avec chimiothérapie à tous les jours pendant ses 6 semaines et après 6 mois de chimiothérapie 5 jours sur 28jours.Ca fait beaucoup , et si j’ai trouvé cela pénible en 2009 il faut m’attendre à ce que cela soit deux fois plus difficile. Il me reste quelques jours avant de revoir mon oncologue et lui faire part de ma décision

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Tumeur au cerveau-3ième round

4 février 2014 - 3ieme opération au cerveau

Il est 6h du matin, on vient d'arriver à l'hôpital, normalement dans 2 heures je devrai être sur la table d'opération pour ma 3e opération au cerveau en 14 ans. Suis-je inquiète, non pas nécessairement j'ai confiance en mon neurochirurgien alors ça va. Ce qui m'inquiète le plus c'est de savoir à quel grade on est rendu. On m'a préparée en me disant que je devais m'attendre à du grade 4, mais j'ose espérer que ce ne sera pas le cas. Pendant les fêtes j'ai eu des petits problèmes de perte d'équilibre ainsi que des engourdissements du côté gauche, en janvier lors de ma rencontre avec mon oncologue on a donc débuté le Keppra, c'est un antiépileptique qui soigne et prévient des crises associées à l'épilepsie. Comme je suis MISS EFFETS SECONDAIRES, j'ai donc vécu les derniers mois avec les effets secondaires suivants: douleurs musculaires, manque d'énergie (50% de moins), irritabilité, dépression, troubles de mémoire, mais surtout une oppression thoracique donc des difficultés a respirer.

 

Donc pour en revenir à l'opération à 8hram j'étais déjà anesthésiée pour revenir en salle de réveil passé 2hrs de l'après-midi. Je saurai le lendemain par mon neuro, qu'en ouvrant il a eu des difficultés à atteindre les tumeurs, parce qu'il y avait trop d'adhérences. Après une opération, au moment de la cicatrisation, se forment des bandes fibreuses, qu’on appelle des adhérences postopératoires. On voit apparaître ce qui ressemble fortement à une toile d'araignée. Ce processus survient dans les 3 à 5 jours après l'intervention. La formation de ces fibres peut prendre de très grandes proportions. Elles vont alors relier entre eux des tissus ou des organes qui ne devraient pas l'être.

 

Comparativement aux opérations antérieures, je suis restée seulement une semaine à l'hôpital. J'avais vraiment hâte de revenir à la maison. En 14 ans j'ai vu à quel point notre système de santé se détériore. La première fois en 2000, j'avais eu une chambre privée, chaque matin il y avait un homme a tout faire qui venait faire le ménage, lavait le plancher. Une préposée venait m'aider à me laver les premiers jours et mon lit était changé et le matelas lavé (celui-ci était recouvert d'une enveloppe de caoutchouc, donc lavable). En 2009, même traitement si ce n'est qu'au début je partageais ma chambre avec un autre patient, mais que j'avais finalement réussie à obtenir une chambre privée.

 

En 2014, j'ai eu droit à une chambre privée seulement 2 jours, et ce, parce que mon médecin l'avait recommandé. On m'avait avisée dès le départ que les chambres privées étaient réservées seulement pour des cas de maladies infectieuses, mais que je pouvais demander une chambre semi-privée. Ce que j'ai fait, mais que je n'aurai jamais eu. J'ai partagé ma chambre avec 3 autres patients. Durant cette semaine-là, non seulement à aucun moment on ne m'a proposé de l'aide pour faire ma toilette, mais j'ai vu seulement une fois quelqu'un faire le ménage, et là seulement passer une moppe et non pas laver le plancher, et ce, le jour de mon départ.

 

Quand j'attends sur les ondes, que les hôpitaux manquent de budget et que cela est causé par les coûts des salaires des médecins, je peux vous dire que cela me révolte, non parce qu'en fait ces médecins ont droit à des augmentations de salaire comme tout le monde et on sait qu'ils sont payer mon cher que dans le reste du Canada. Je suis révoltée parce je me demande comment un gestionnaire peut couper dans le personnel ménager en pensant faire des économies, alors que l'on sait parfaitement que pour éviter des épidémies de Cdifficiles ou autres genres de bactéries, rien ne vaut qu’un bon ménage. Alors chers administrateurs, faites le ménage chez vous une fois semaine, vous m'en donnerez des nouvelles. Vous m'excuserez, mais c'était ma montée de lait, j'en peux plus de l'incompétence de certains.

 

Ce fût donc comme vous pouvez l'imaginer une semaine désagréable, non pas que mes compagnons étaient difficiles non loin de là, mais dormir a 4 dans une chambre, entre les ronflements de l'un ou de l'autre, ou bien une employée qui marche avec des talons aiguilles dans le corridor comme si elle se pensait sur une piste de danse, sans parler comme on mélange homme et femme dans la chambre, certains monsieurs ne savent pas viser lorsqu'ils urinent alors on se retrouve soit les pieds ou les fesses dans l'urine. Pas besoin de vous dire que j'avais hâte d'être de retour à la maison, que mon humeur était irritable faut de ne pouvoir dormir convenablement sans savoir à ce moment-là que cette irritabilité était amplifiée par la prise du Keppra.

 

Me voilà donc le jour du départ, j'attends en compagnie de mon meilleur ami que mon médecin me donne mon congé, j'ai passé la veille un scan pour voir l'enflure de mon cerveau. Je suis fatiguée, impatiente et j'ai de la difficulté à respirer, un autre effet du Keppra, sans compter qu'on m'a administré de la pénicilline même si j'avais avisé que j'étais allergique. Eh oui, comme je ne savais pas quels étaient mes symptômes d'allergies, ils ont supposé que je faisais une intolérance et on tente le coup. Résultats, crise d'urticaire et crise d'asthme, maintenant on sait sur et certain que je suis allergique. Peut etre la prochaine fois que je dirai que je suis allergique on me croira sur parole.

 

Toujours est-il que nous attendons toujours qu'on me donne mon congé. Au cours de la nuit j'ai sympathisé avec un couple dont le mari a une tumeur au cerveau inopérable, leur médecin vient les consulter, je vous rappelle qu’on ai toujours 4 dans la chambre et là le médecin commence à lui dire ce qui va arriver dans les prochains jours. Je sais qu'ils doivent prendre des décisions, mais qui a besoin de savoir avec exactitude ce qui risque d'arriver si certaines décisions ne sont pas prises. Qui a besoin de savoir qu'il peut mourir noyer parce que son cerveau n'aura pas donné l'ordre à ses poumons de faire la job. À ma connaissance, moi qui veux tout savoir, je pense que personne ne devrait savoir et encore moins le malade. Vous imaginez sans peine comment je suis sortie bouleversée de l'hôpital, je me disais que la prochaine fois que je serai couchée dans un lit d'hôpital se serait moi à qui on expliquerait tout ça.

 

Je suis donc revenue ébranlée émotionnellement, j'ai rêvée dans la nuit que je me noyais et au matin n'en pouvant plus prise de panique j'ai appelée mon infirmière pivot qui m'a rassurée, puisque c'était son patient également. Non je ne mourrai pas dans ses conditions puisque sa tumeur était au cervelet et que les miennes se situent au niveau temporal et pariétal. Je vais être de plus en plus fatiguée et puis je vais m'éteindre tout doucement. Est-ce une consolation, oui pour moi et pour mes proches. Je sais bien que toute cette émotivité est causée par l'opération et les effets secondaires du Keppra, mais je dois dire que j'ai réalisé à ce moment-là que la mort était plus proche qu'il y a 14 ans. Je sais bien que ce ne sera pas pour demain, je sais bien que j'ai eu 14 ans ce qui est beaucoup considérant que certains n'ont pas cette chance, mais pour la première fois j'ai éprouvé de la colère et de l'injustice. Je sais c'est fou, j'aurai dû avoir cette réaction il y a longtemps, pourquoi aujourd'hui seulement.

 

Je vieillis et comme tout et  chacun, je vais mourir, un jour.... Mais tout ce que je souhaite, c'est que ce jour soit le plus tard possible. Non pas parce que j'ai peur de mourir, mais parce que je ne veux pas mourir.

 

 

 

 

 

 

Dernières nouvelles, résonance magnétique mai 2013.

Ces dernières semaines, n'ont pas été facile, alors que je prêche de vivre le moment présent, ce n'est pas toujours évident. Mon stress est à son maximum, les maux de tête et les nausées m'ont accompagnée depuis deux semaines. Pour imager, c'est comme si vous étiez sur une autoroute, que vous rouliez à 100km et que vous deviez freiner brusquement pour éviter un accident. Vous vous apercevez que vos freins répondent mal et qu'inévitablement, vous allez vous écraser sur le camion et voilà que ce dernier change de voie. Ouf! on a évité le pire, on reprend la route!

 

Ma rencontre avec mon oncologue et la discussion avec mon neurochirurgien de jeudi dernier, m'ont appris que j'ai deux tumeurs, la première mesurant un peu plus 1 centimètre se situant sur le lobe temporal droit et une deuxième tumeur mesurant 1/2 centimètre sur le lobe temporal/occipital droit.

 

Quelques explications sur les fonctions principales de ces deux lobes. Le lobe temporal qui est situé à l'arrière des tempes est une zone importante pour de nombreuses fonctions cognitives dont notamment l'audition, le langage, la mémoire et la vision des formes complexe. Le lobe occipital est situé à l'arrière de la tête, à côté du lobe pariétal et du lobe temporal. Celui-ci est le centre visuel. Il permet la reconnaissance des orientations et des contours des images en ce qui concerne les premiers traitements d'analyse visuelle.

 

Comme la ligne médiane séparant les deux hémisphères est encore très droite, on exclut l'opération pour le moment. On continue donc de suivre l'évolution de ces tumeurs, en espérant que le développement de ces dernières se fasse au même rythme, ce qui en fait est une bonne nouvelle. Cela confirme qu'il y a plus d'oligodendrogliomes que d'astrocytomes, mais surtout j'espère qu'il n'y aura pas d'autres tumeurs qui se développeront. Malgré tout, on reste positive, il y a deux ans on s'apercevait que la tumeur était en train de se réveiller, on n’avait aucune idée de quelle manière elle évoluerait. Si tout va bien, au rythme où vont les choses, j'ai devant moi encore plusieurs mois avant l'opération et pourquoi pas, un ou deux ans, qui sait! Je me raccroche à cette idée.

 

Le plus dure dans toute cette aventure, c'est le temps et l'incertitude. Malgré une avancée dans les traitements des tumeurs cérébrales, ce genre de cancer est encore un grand mystère. On ne peut pas faire l'ablation du cerveau comme on le ferait avec un autre type de cancer. Je dois apprendre à vivre avec ce crabe qui grandit dans ma tête et ce n’est pas toujours facile. Je ne sais pas si c'est l'âge ou les tumeurs qui influencent ma façon de vivre cette aventure. C'est un peu des deux comme disait mon oncologue. Cela fait 13 ans que je vis sur une marge de crédit et à chaque fois qu'on m'opère et que suis les traitements, c'est comme si je faisais un paiement sur ma marge et que ça remettait le compteur à zéro. Le hic, c'est que je ne sais pas qu'elle est ma limite de crédit, mais je me raccroche et je continue d'avancer malgré les hauts et les bas. Après tout, c'est la vie et elle vaut la peine de se battre parce comme disait une soeur de combat:

 

 

LIFE IS BEAUTIFUL!

 

 

 

Cancer du cerveau | Une image scientifique qui gagne des prix à l'international

Publié par le Centre de Recherche Clinique de l'Université de Sherbrooke

 

Une image scientifique représentant une tumeur au cerveau a reçu une mention d'honneur et le prix du public du concours International Science & Engineering Visualization Challenge organisé par la National Science Foundation et la revue Science.

 

L'image intitulé Cerebral infiltration conçue par l'étudiant à la maîtrise Maxime Chamberland, dirigé par le chercheur et professeur Maxime Descoteaux, présente l'impact d'une tumeur maligne sur le câblage cérébral. La gradation de couleur (du rouge au bleu) indique le niveau d'atteinte des connexions cérébrales.

À la suite de ce presigieux prix, l'image a été publiée dans plusieurs sites Internet et dans plusieurs revues scientifiques, dont la prestigieuse Science et d'autres comme Reader's Digest, Scientific American Mind, Discover Magazine et Medical Tribune.

«Les fibres de la matière blanche sont responsables de connecter les différentes aires fonctionnelles du cerveau entre elles. En présence d'une tumeur, elles peuvent se réorganiser de multiples façons et refaire des connexions pour assurer le suivi des fonctions importantes. Les fibres peuvent infiltrer, contourner et même englober la tumeur.»

Maxime Chamberland, étudiant à la maîtrise en informatique

 

Imagerie médicale, la résonance magnétique (IRM)

Cette connectivité, révélée par les cartes du câblage des fibres nerveuses entre les régions du cerveau, appelées autoroutes intracérébrales, est obtenue par résonance magnétique nucléaire de diffusion (IRM de diffusion) avant l'intervention.

L’imagerie du câblage cérébral est utilisée lors d'interventions neurochirurgicales. Le Dr David Fortin, neurochirurgien et neuro-oncologue au CHUS ainsi que professeur à l'Université de Sherbrooke, et l'informaticien Maxime Descoteaux, aussi chercheurs au Centre de recherche clinique Étienne-Le Bel du CHUS, ont conçu et testé ensemble des outils d'imagerie médicale qui permettent d'accroître la précision d'interventions chirurgicales au cerveau.

«Dans le cas de l'image en vedette, le Dr Fortin a utilisé l'imagerie du câblage cérébral pour planifier son opération et son angle d’attaque pour réséquer [supprimer] le maximum de la tumeur sans léser la fonction du patient. Maxime Chamberland a fait l'assistance pendant l'opération et la résection. Le tout s'est déroulé avec succès et sans séquelles pour le patient.»

Maxime Descoteaux, Ph.D., chercheur au Centre de recherche clinique Étienne-Le Bel et professeur adjoint du Département d'informatique de l'UdeS.

Cerebral Infiltration

Résonance Magnétique Octobre 2012.

Jeudi 18 octobre 2012, rendez-vous avec mon oncologue pour les résultats de mon IRM. Malgré mes 3 déménagements depuis juin dernier ainsi que le voyage à Paris, je peux dire que je vais bien et que je tiens une certaine forme. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai le sentiment que les nouvelles sont bonnes et que la tumeur s'est tenue tranquille depuis le dernier examen.  Après les formules de politesse d'usage, on regarde les résultats qui somme tout sont très satisfaisant. En effet, il semblerait qu'elle soit restée stable ce qui est une bonne nouvelle. Cela me confirme que la majeure partie de cette tumeur est constituée d'oligodendrogliomes et qu'il y a peu de cellules astrocytomes.

 

Après avoir lu le rapport du radiologiste, on regarde donc mon cerveau sur l'écran, je dois dire que c'est assez impressionnant quand tu vois cette énorme tache blanche qui doit à vue d'oeil prendre près du tiers de mon hémisphère droit. Je dois avouer que cela m'a fait peur, mais elle m'a rassurée, ce n'est pas toute la tumeur, il y a mélange d'oedème et de tumeur cérébrale. J'ai donc posé la question qui me trotte dans la tête depuis des mois, à quel moment décide-t-on opérer. En premier lieu cela dépendra des symptômes que je pourrai avoir et puis elle m'a montré mon cerveau sur le film, elle m'a expliqué que la ligne séparant mes hémisphères droit et gauche était très belle et droite, lorsque cette dernière ne sera plus droite alors, on envisagera l'opération. En attendant, on continue de l'observer en espérant qu'elle se soit endormie.

 

Je suis donc repartie avec le sourire aux lèvres, je n’ai jamais gagné à la loterie, mais s'il y a une loterie de la vie, alors je peux dire qu'à chaque IRM, je gagne du temps et le temps vous en conviendrez a plus de valeur que l'argent.

 

 

 

 

 

 

Allergies et risque réduit de 50% de tumeur cérébrale.


 Publié dans le Journal of National Cancer Institue

 

Un lien établi entre les allergies et un risque réduit d'une forme grave de cancer ou gliome, c’est ce que conclut cette étude de l’Ohio State University, soutenue par le National Cancer Institute, les National Institutes of Health (NIH) et publiée dans le Journal of National Cancer Institute. Une réduction du risque de gliome, plus élevée chez les femmes que les hommes, bien que certains hommes allergiques certains aient aussi un risque plus faible de tumeur.

Cette étude renforce une conviction des scientifiques qu’un facteur clé des allergies diminue le risque de ce cancer. Alors que ces tumeurs, appelées gliomes, ont la capacité, pour pouvoir croître, de supprimer la réponse immunitaire, les chercheurs ignorent toujours si les allergies réduisent le risque de cancer ou si ces tumeurs interfèrent avec la réaction d'hypersensibilité immunitaire aux allergènes.

En analysant des échantillons de sang stockés sur 40 ans, de patients diagnostiqués avec un gliome, les auteurs ont pu constater que les hommes et les femmes dont les échantillons contenaient des anticorps liés aux allergies avaient un risque réduit de près de moitié de développer un gliome 20 ans plus tard, par rapport aux personnes non allergiques. Les chercheurs ont mesuré les niveaux de 2 types de protéines appelées IgE, ou immunoglobuline E, une classe d'anticorps produits par les globules blancs qui interviennent dans les réponses immunitaires aux allergènes. 2 classes d'IgE participent à la réaction allergique, les IgE spécifiques, qui reconnaissent les composants spécifiques d'un allergène et les IgE totales, qui comprennent également des anticorps aux fonctions inconnues.

Ces anticorps liés à l'allergie, un facteur réducteur du risque de tumeur : Judith Schwartzbaum, professeur agrégé d'épidémiologie à l'Ohio State University et auteur principal de l'étude explique : « Plus la présence des allergies est antérieure au diagnostic de gliome, moins il est probable que la tumeur supprimera les allergies ». Constatant cette association présente si longtemps avant le diagnostic de la tumeur, les auteurs suggèrent que les anticorps liés à l'allergie sont un facteur réducteur du risque de tumeur. Chez les personnes allergiques, des niveaux plus élevés d'anticorps circulants pourraient stimuler le système immunitaire et réduire ainsi le risque de gliome. De même, l’absence d’allergie est un des facteurs de risque identifiés à ce jour de ce type de tumeur au cerveau, même si le mécanisme expliquant cette association n’est pas encore très clair.

Une association aussi pour le glioblastome: Des études précédentes sont parvenues aux mêmes conclusions mais elles étaient basées sur des données auto-déclarées de patients diagnostiqués avec un gliome. Aucune étude n'avait, jusqu’ici contrôlé cette association sur des échantillons de sang recueillis parfois plus de 20 ans avant le diagnostic des tumeurs. L'étude actuelle suggère aussi que les femmes allergiques ont au moins un risque diminué de 50% pour le type le plus grave de ces tumeurs, le glioblastome-qui après traitement, ne laisse un pronostic de survie à 5 ans que de 10%. Un effet d'anticorps spécifiques qui, en revanche, n'est pas autant observé chez les hommes. Les hommes qui ont été testés positifs pour ces anticorps spécifiques n’ont un risque réduit que de 20% vs les hommes testés négatifs.

Hommes et femmes, un effet différent des IgE ? Alors que la relation entre les taux d'IgE totales et le risque de gliome n'est pas différente pour les hommes et les femmes et qu’un test positif pour un total élevé d'IgE est lié à une diminution moyenne de 25% de risque de gliome par rapport à un test négatif pour les IgE totales, les différences d’association pour le glioblastome suggèrent une différence dans l'effet des IgE spécifiques entre hommes et femmes. Il est donc bien probable que le système immunitaire des personnes souffrant d'allergies respiratoires pourrait apporter un effet protecteur contre ce type de cancer du cerveau.

Source: JNCI J Natl Cancer Inst first published online August 1, 2012 doi:10.1093/jnci/djs315Association Between Prediagnostic IgE Levels and Risk of Glioma(Vignette “Glioma” NIH, visuel NIH “IgE) et Santé Log

 

Il y a des jours où.....................

Il y a des jours et des nuits où l’on a encore l’impression que le train nous a passée dessus. Ça n’arrive pas souvent, quelques fois par année, mais ça peut durer des jours sinon des semaines. Cette dernière année j’ai remarqué que cela arrivait souvent avec un épisode de maux de tête.  Alors il faut que je prenne mon mal en patience, mais n’empêche que cela m’épuise non seulement physiquement, mais aussi moralement et comme la majeure partie des gens qui souffrent, je me renferme dans mon cocon et j’attends que tout cela se passe.

 

En général, je ne sais jamais quand cela va m’arriver.  Cela peut être causé par la température, le stress, la nourriture (chocolat, café, vin etc). Mais là je sais ce qui a provoqué la crise, tout simplement les travaux effectués à côté de chez moi.  Des heures de sablage et l’application de Varathane et enfin après trois jours la paix! Non! Mon voisin d’en face qui décide de sabler ses meubles parce qu’il déménage à la fin du mois et qu’il veut revamper ces vieux meubles. Même en lui disant que j’ai la tête qui va exploser à force d’entendre cette maudite sableuse, celui-ci décide de continuer,  il n’en a rien a foutre que j’ai mal ou non, tout ce qui importe c’est qu’il finisse son maudit meuble, et j’aurai la paix que plusieurs heures plus tard.

 

Les gens se foutent complètement que tu aies mal ou pas, pourvu que tu ne déranges pas leur vie c’est tout ce qui importe. C’est quelque peu frustrant et dans ces moments-là la rage étouffe mon coeur. Faut-il avoir souffert physiquement ou psychologiquement pour comprendre la douleur des autres. Sommes-nous dans une société tellement égocentrique que la douleur humaine ne nous atteint point à moins qu’il ne s’agisse d’enfants ou d’animaux.  Que s’est-il passé ces dernières décennies pour que notre société devienne si égoïste. Où est passé le temps où l’on ouvrait la porte à une personne âgée, ou l’on donnait notre siège d’autobus à une femme enceinte. Où l’on aidait un voisin malade ou tout simplement où l’on prenait la peine de s’arrêter quelques instants et discuter avec un malade, une personne seule ou âgée. Que sait-il passé pour que les valeurs auxquels nos ancêtres croyaient disparaissent en quelques décennies.  J’aimerais bien comprendre!

 

Je sais qu’il existe encore des personnes qui croient et pratiquent ces valeurs. Je ne condamne pas toute la société, non! Mais si chacun d’entre nous s’arrêtait quelques minutes pour prendre le temps de regarder autour de lui  et consacrer quelques instants au bien-être d’un autre être humain.  Sait-on jamais, peut-être serons-nous le prochain à être malade, seul et âgé.