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5ième récidive de tumeur au cerveau

J'apprenais jeudi dernier que j'avais non seulement une 5ieme récidive de tumeur au cerveau mais qu'il y avait maintenant 2 nouvelles tumeurs au cervelet.  Cest ce que je dirais difficile a accepter surtout avec les derniers traitements qui ont été si pénible et la radiothérapie alors qu on me disait me donner avec ces traitements quelques années avant une récidive..

J'ai le choix présentement de me faire réopérer une 5ieme fois avec tous les problèmes qui risquent de survenir et ceux qu on ne peux imaginer a ce stade, discussion que j aurai cette semaine avec mon neurochirurgien, si tout va bien faire encore 6 mois de chimiothérapies avec les conséquences que mon corps ne les acceptent plus et d autres effets secondaires possibles.

L'autre possibilité c est de faire une chimiothérapie pour ralentir la progression des tumeurs, elle aura lieu au 2 semaintes a l hopital pendant quelques heures. 

Les options sont limitées et je suis fatiguée de perdre des mois pour me faire dire à la fin que je suis en récidive.  Mon corps est fatigué et mon esprit aussi.  Je vais par acquis de conscience rencontrer mon neurochirurgien mais au fond de moi, je sais que le décompte a déjà commencé, j ai 56 ans j aurais voulu vivre jusqu'à 58 ans mais je sais que quelque soit l option que je choisirai cela ne sera pas possible.  Alors je préfère vivre les prochains mois en toute sérénité avec mon petit monde. 

J'ai toujours opté pour la qualité et non la quantité, la vie m'a donné 16 ans et peut etre un plus, alors j aime mieux en profiter à son maximun avec tout mon monde que j'aime, la fin n'est pas pour maintenant mais je le saurai lors du prochain IRM, d'ici là  chaque instant est précieux et je veux m'y attarder.

LIFE IS BEAUTIFUL!

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5ieme et dernier round

Février 2016

Février a été sur le mode inspection générale. Une semaine à l'hôpital pour savoir pourquoi j'ai maigri de 40 livres, pourquoi j'ai de plus en plus d'anémie, pourquoi j'ai mal a l'estomac et que je vogue entre la constipation et la diarrhée, pourquoi j'ai des chutes de pression et enfin, pourquoi mes reins ont de la difficulté. J'ai donc été vampirisée par les infirmières qui je dois vous avouer ont été au désespoir de me trouver une veine qui voulait collaborer. Ensuite, examen de l'estomac par endoscopie ainsi qu'examen de l'intestin. J'peux tu vous dire que les 4 litres qu'on nous donne a boire supposément aromatisé aux fruits, je n’ai jamais mangé un fruit qui goutait le sel. Je vous assure que j'espère n'avoir à ne plus passer ce test.

 

On a donc éliminé certaines pilules, diminué d'autres et naturellement prescrit deux autres pour aider mon estomac qui digère très lentement et qui arrête la diarrhée et c'est un franc succès. Pour la perte de poids, aucune idée mais je n'ai pas maigri cette semaine. Pour les reins j'arrive de passer un test, on t'injecte un produit qui aide à gérer le stress, à la blague j'ai dit à l'infirmier, tu m'en réserves une caisse. J'attends donc les résultats lundi prochain tout comme des examens que j'ai eu qui devrait nous dire si lors de la radiothérapie j'aurais eu des rayons qui aurait touché la glande hypophyse, c'est rare, mais possible.

 

Également, je saurai lundi si malgré les délais passés je peux rependre la chimio, à mon avis non puisqu'en sortant de l'hôpital je me suis collé une grippe qui s'est converti en bronchite, sans parler qu'il faudra avoir les résultats des deux derniers examens pour les reins. Malgré tout cela je vais bien, j'ai rencontré Mimi qui a partagé ma chambre d'hôpital, une femme atteinte de cancer au poumon en phase 4, je suis heureuse d'avoir rencontrée un être si formidable, il y a de ces anges qui parfois passent dans ta vie. Aujourd'hui je suis passée lui dire un petit bonjour et elle m'a annoncée qu'elle avait fait une chimio, que tout s'était bien passé et qu'elle attendait son congé au début de la semaine, on a rendez-vous milieu mars pour un poulet portugais alors d'ici ce temps on se consacre a être en forme pour ce dîner.

 

 

Des chercheurs québécois sont en voie de réussir l’impossible: mettre au point une molécule capable d’atteindre et traiter les tumeurs cérébrales

JOURNAL DE MONTREAL 8 MAI 2014 PAR ISABELLE MAHER .

Des chercheurs québécois sont en voie de mettre au point une molécule capable de traiter les tumeurs au cerveau.

 

Richard Béliveau flotte littéralement sur un nuage. Avec son équipe, le docteur en biochimie a réussi l’impossible : atteindre le cerveau pour traiter les tumeurs cancéreuses grâce à une molécule en cours de tests cliniques.

«On est à la porte d’un traitement, ça n’arrive qu’une fois dans une vie», lance celui qui a fait du cancer l’ennemi public numéro un.

En 2004, Richard Béliveau et son équipe ont mis au point l’ANG1005, une molécule transportant un médicament capable d’atteindre et traiter les tumeurs au cerveau.

Depuis, l’entreprise montréalaise Angiochem mène les tests cliniques du médicament aux États-Unis. Les résultats sont si prometteurs que de nouvelles études de phase II sont en cours. Nous avons rencontré le chercheur au Laboratoire de médecine moléculaire de l'UQAM.

Q: Pourquoi le traitement que vous avez mis au point est sur la bonne voie ?

Richard Béliveau: «Jusqu’ici, 200 patients ont été traités, entre 60% et 80% voient leur état clinique s’améliorer, certains ont des rémissions complètes. J’avais envisagé les pires scénarios, des effets secondaires importants, des rejets ou de l’intolérance au traitement. Rien de tout ça n’est arrivé. Ce qui nous excite, c’est d’arriver à des résultats avec le glioblastome, un cancer mortel qui ne laisse que 11 ou 12 mois à vivre. On arrive aussi à traiter des métastases au cerveau que l’on retrouve dans 30% à 50% des cancers du sein ou du poumon.»

Q: Quels sont les résultats qui vous semblent le plus spectaculaire ?

R.B.: «C’est la disparition complète d’un glioblastome chez un patient qui ne répondait plus à rien et dont le pronostic était très sombre. Grâce au traitement, l’homme est en rémission depuis trois ans.»

Q: Y a-t-il de l’espoir pour d’autres maladies du cerveau ?

R.B.: «On a trouvé la molécule pour transporter un médicament contre le cancer, on peut penser traiter d’autres pathologies comme l’Alzheimer ou le Parkinson. Mais il est encore trop tôt pour prévoir ce qui va se passer.»

Q: Si tout va bien, il est permis de croire que le ANG1005 sera disponible en 2016 ?

R.B.: «Oui, mais je suis prudent et à la fois enthousiaste. On ne doit pas créer de faux espoirs, ni de faux désespoirs. La science progresse, moi je dis aux patients: “survivez, il y aura peut-être un nouveau traitement”. Mais il est actuellement impossible de mettre la main sur le médicament.»

4 février 2014 - 3ieme opération au cerveau

Il est 6h du matin, on vient d'arriver à l'hôpital, normalement dans 2 heures je devrai être sur la table d'opération pour ma 3e opération au cerveau en 14 ans. Suis-je inquiète, non pas nécessairement j'ai confiance en mon neurochirurgien alors ça va. Ce qui m'inquiète le plus c'est de savoir à quel grade on est rendu. On m'a préparée en me disant que je devais m'attendre à du grade 4, mais j'ose espérer que ce ne sera pas le cas. Pendant les fêtes j'ai eu des petits problèmes de perte d'équilibre ainsi que des engourdissements du côté gauche, en janvier lors de ma rencontre avec mon oncologue on a donc débuté le Keppra, c'est un antiépileptique qui soigne et prévient des crises associées à l'épilepsie. Comme je suis MISS EFFETS SECONDAIRES, j'ai donc vécu les derniers mois avec les effets secondaires suivants: douleurs musculaires, manque d'énergie (50% de moins), irritabilité, dépression, troubles de mémoire, mais surtout une oppression thoracique donc des difficultés a respirer.

 

Donc pour en revenir à l'opération à 8hram j'étais déjà anesthésiée pour revenir en salle de réveil passé 2hrs de l'après-midi. Je saurai le lendemain par mon neuro, qu'en ouvrant il a eu des difficultés à atteindre les tumeurs, parce qu'il y avait trop d'adhérences. Après une opération, au moment de la cicatrisation, se forment des bandes fibreuses, qu’on appelle des adhérences postopératoires. On voit apparaître ce qui ressemble fortement à une toile d'araignée. Ce processus survient dans les 3 à 5 jours après l'intervention. La formation de ces fibres peut prendre de très grandes proportions. Elles vont alors relier entre eux des tissus ou des organes qui ne devraient pas l'être.

 

Comparativement aux opérations antérieures, je suis restée seulement une semaine à l'hôpital. J'avais vraiment hâte de revenir à la maison. En 14 ans j'ai vu à quel point notre système de santé se détériore. La première fois en 2000, j'avais eu une chambre privée, chaque matin il y avait un homme a tout faire qui venait faire le ménage, lavait le plancher. Une préposée venait m'aider à me laver les premiers jours et mon lit était changé et le matelas lavé (celui-ci était recouvert d'une enveloppe de caoutchouc, donc lavable). En 2009, même traitement si ce n'est qu'au début je partageais ma chambre avec un autre patient, mais que j'avais finalement réussie à obtenir une chambre privée.

 

En 2014, j'ai eu droit à une chambre privée seulement 2 jours, et ce, parce que mon médecin l'avait recommandé. On m'avait avisée dès le départ que les chambres privées étaient réservées seulement pour des cas de maladies infectieuses, mais que je pouvais demander une chambre semi-privée. Ce que j'ai fait, mais que je n'aurai jamais eu. J'ai partagé ma chambre avec 3 autres patients. Durant cette semaine-là, non seulement à aucun moment on ne m'a proposé de l'aide pour faire ma toilette, mais j'ai vu seulement une fois quelqu'un faire le ménage, et là seulement passer une moppe et non pas laver le plancher, et ce, le jour de mon départ.

 

Quand j'attends sur les ondes, que les hôpitaux manquent de budget et que cela est causé par les coûts des salaires des médecins, je peux vous dire que cela me révolte, non parce qu'en fait ces médecins ont droit à des augmentations de salaire comme tout le monde et on sait qu'ils sont payer mon cher que dans le reste du Canada. Je suis révoltée parce je me demande comment un gestionnaire peut couper dans le personnel ménager en pensant faire des économies, alors que l'on sait parfaitement que pour éviter des épidémies de Cdifficiles ou autres genres de bactéries, rien ne vaut qu’un bon ménage. Alors chers administrateurs, faites le ménage chez vous une fois semaine, vous m'en donnerez des nouvelles. Vous m'excuserez, mais c'était ma montée de lait, j'en peux plus de l'incompétence de certains.

 

Ce fût donc comme vous pouvez l'imaginer une semaine désagréable, non pas que mes compagnons étaient difficiles non loin de là, mais dormir a 4 dans une chambre, entre les ronflements de l'un ou de l'autre, ou bien une employée qui marche avec des talons aiguilles dans le corridor comme si elle se pensait sur une piste de danse, sans parler comme on mélange homme et femme dans la chambre, certains monsieurs ne savent pas viser lorsqu'ils urinent alors on se retrouve soit les pieds ou les fesses dans l'urine. Pas besoin de vous dire que j'avais hâte d'être de retour à la maison, que mon humeur était irritable faut de ne pouvoir dormir convenablement sans savoir à ce moment-là que cette irritabilité était amplifiée par la prise du Keppra.

 

Me voilà donc le jour du départ, j'attends en compagnie de mon meilleur ami que mon médecin me donne mon congé, j'ai passé la veille un scan pour voir l'enflure de mon cerveau. Je suis fatiguée, impatiente et j'ai de la difficulté à respirer, un autre effet du Keppra, sans compter qu'on m'a administré de la pénicilline même si j'avais avisé que j'étais allergique. Eh oui, comme je ne savais pas quels étaient mes symptômes d'allergies, ils ont supposé que je faisais une intolérance et on tente le coup. Résultats, crise d'urticaire et crise d'asthme, maintenant on sait sur et certain que je suis allergique. Peut etre la prochaine fois que je dirai que je suis allergique on me croira sur parole.

 

Toujours est-il que nous attendons toujours qu'on me donne mon congé. Au cours de la nuit j'ai sympathisé avec un couple dont le mari a une tumeur au cerveau inopérable, leur médecin vient les consulter, je vous rappelle qu’on ai toujours 4 dans la chambre et là le médecin commence à lui dire ce qui va arriver dans les prochains jours. Je sais qu'ils doivent prendre des décisions, mais qui a besoin de savoir avec exactitude ce qui risque d'arriver si certaines décisions ne sont pas prises. Qui a besoin de savoir qu'il peut mourir noyer parce que son cerveau n'aura pas donné l'ordre à ses poumons de faire la job. À ma connaissance, moi qui veux tout savoir, je pense que personne ne devrait savoir et encore moins le malade. Vous imaginez sans peine comment je suis sortie bouleversée de l'hôpital, je me disais que la prochaine fois que je serai couchée dans un lit d'hôpital se serait moi à qui on expliquerait tout ça.

 

Je suis donc revenue ébranlée émotionnellement, j'ai rêvée dans la nuit que je me noyais et au matin n'en pouvant plus prise de panique j'ai appelée mon infirmière pivot qui m'a rassurée, puisque c'était son patient également. Non je ne mourrai pas dans ses conditions puisque sa tumeur était au cervelet et que les miennes se situent au niveau temporal et pariétal. Je vais être de plus en plus fatiguée et puis je vais m'éteindre tout doucement. Est-ce une consolation, oui pour moi et pour mes proches. Je sais bien que toute cette émotivité est causée par l'opération et les effets secondaires du Keppra, mais je dois dire que j'ai réalisé à ce moment-là que la mort était plus proche qu'il y a 14 ans. Je sais bien que ce ne sera pas pour demain, je sais bien que j'ai eu 14 ans ce qui est beaucoup considérant que certains n'ont pas cette chance, mais pour la première fois j'ai éprouvé de la colère et de l'injustice. Je sais c'est fou, j'aurai dû avoir cette réaction il y a longtemps, pourquoi aujourd'hui seulement.

 

Je vieillis et comme tout et  chacun, je vais mourir, un jour.... Mais tout ce que je souhaite, c'est que ce jour soit le plus tard possible. Non pas parce que j'ai peur de mourir, mais parce que je ne veux pas mourir.

 

 

 

 

 

 

3ieme opération par neuro navigation

Alors voilà, rencontre avec mon neurochirurgien hier pour me faire expliquer la chirurgie par neuro navigation. On a vu l'évolution des tumeurs depuis 2009 lors de la dernière opération. Aujourd'hui la plus grosse est à 58mm et la plus petite a 38mm en date du 18 décembre dernier. Je dois donc subir une autre IRM pour la neuronavigation, on s'attend qu'elles auront augmenté. L'opération devrait se faire d'ici 3 semaines. Après cela 2 semaines de convalescence, ce qui nous amène en mars pour la radiothérapie et en avril pour la chimiothérapie.

 

Comme mon oncologue, mon neuro m'avise qu'il y aura certainement du grade 4 dans les cellules. On espère seulement qu'il y aura plus de grades 3 que 4. La pathologie devrait nous indiquer exactement le grade et à partir de là on saura quand aura lieu approximativement la prochaine rechute. Concernant les crises d'épilepsie, pas sûre qu'elles cessent avec l'opération, ce qui m'énerve au plus haut point, car il faudra sans doute que je fasse le deuil de ma voiture.

 

Je réalise avec les années qu'avoir le cancer c'est faire le deuil de beaucoup de choses, mais je ne peux pas me plaindre pour le moment, j'ai quand même le moral, des amis(es) qui sont là si j'ai besoin et malgré tout, encore toute ma tête. Alors ça va, on peut faire avec le reste. Je m'ajusterai au fur et à mesure, de toute façon comme je dis souvent, quand il y a une porte qui se ferme, il y a toujours des fenêtres qui s'ouvrent, à moi de voir les opportunités.

Découverte canadienne contre le cancer du cerveau

En cette fin d'année 2013, quoi de mieux pour terminer l'année que de recevoir enfin une bonne nouvelle puisqu'au cours de la dernière année, les nouvelles concernant de nouveaux traitements ont été décevantes.  Alors voila de quoi nous réjouir!

Par Rédaction La Presse Canadienne.

 

MONTRÉAL – Des chercheurs canadiens pourraient avoir réalisé une percée importante dans la lutte contre le cancer du cerveau.

Les patients actuellement atteints d’un glioblastome, la forme la plus agressive de cancer du cerveau, n’ont une espérance de vie moyenne que de 15 mois, et moins de 5 pour cent d’entre eux survivent plus de cinq ans.

Les chercheurs V. Wee Yong et Susobhan Sarkar, de l’Institut Hotchkiss du cerveau à l’Université de Calgary, ont découvert que la tumeur désactive certaines cellules immunitaires, les microglies, qui défendent normalement l’organisme contre les blessures et l’infection. Dans une tumeur, ces cellules immunitaires cessent de fonctionner correctement, ce qui permet au cancer de croître.

Les scientfiques ont ensuite déterminé, lors de tests chez des souris, qu’un médicament déjà approuvé pour lutter contre les infections fongiques du cerveau et de la colonne vertébrale, l’amphotéricine B, peut réactiver les microglies, ce qui leur permet ensuite d’attaquer la tumeur cérébrale.

Les souris traitées avec ce médicament ont vu la taille de leur tumeur diminuer. Elles ont aussi survécu deux ou trois fois plus longtemps que les autres.

Les chercheurs espèrent maintenant pouvoir procéder à des essais cliniques chez les humains.

Cette étude est publiée dans la revue médicale Nature Neuroscience.

 

Dernières nouvelles. Résonance magnétique mars 2013.

 

En reprenant ma plume ou plutôt mon clavier, je réalise que cela fait plus de 3 mois que je n'ai pas donné réellement de mes nouvelles. Alors voilà un résumé. La fin d'année 2012 s’est passée avec une bronchite qui m'a quelque peu épuisée. L'année 2013 s'est donc amorcée tranquillement, mais une visite chez mon médecin de famille a quelque peu bouleversé mon train-train quotidien. Après avoir passé un bilan de santé annuelle, je me suis vue attribuer de l'insuline en remplacement des pilules que je prenais depuis 2 ans pour le diabète. Vous aurez deviné que j'étais quelque peu réticente, mais je dois avouer que je contrôle mieux ce fichu diabète. Et comme un problème de santé ne vient pas seul, je me retrouve donc avec des problèmes de tension artérielle que l'on contrôlera avec des pilules.

 

Bon, ceux qui me connaisse bien doivent sourire et pour les autres je dois vous avouer pourquoi je suis si réticente face à cette maladie. Ma mère a été déclarée diabétique a l'âge de 18 ans (diabète de type 1), jusqu'a 56 ans elle contrôlait très bien celui-ci en ayant un régime très sévère. Il faut dire qu'elle n'a jamais aimé manger et par le fait même faire à manger. Mais en 2006, elle a fait un A.V.C. et est revenue à la maison avec en autre une tonne de pilules. Elle gardait sur la table de cuisine toutes ses pilules, elle a vécu 16 ans chez moi alors vous comprendrez que j'ai horreur de cette maladie et de me voir avec ma pharmacie sur mon bureau de chambre ça me sape le moral.

 

Toujours est-il aux grands maux, les grands moyens, il n'y a pas 50 milles façon de régler le problème. Il faut maigrir et faire du conditionnement physique. J'ai donc pris quelques semaines de vacances en Floride avec mon filleul et mon amie. Soleil, bonne bouffe, mais raisonnable, lecture et repos. Le retour prévu début mars pour mon I.R.M. le 4 mars dernier. Rencontre avec mon oncologue jeudi dernier ainsi que mon infirmière pivot. Résultat; ma tumeur flash! Oui vous avez bien lu, c'est exactement ce qu'elle m'a dit, il y a quelque chose d'environ 6mn qui flash. Elle me dit avoir parlé avec mon neurochirurgien, que l'on refait une I.R.M. début mai, mais en attendant elle veut que je réfléchisse aux options que l'on avait mises de côté. C'est à dire, biopsie, radiothérapie et encore une fois chimiothérapie. Naturellement dans l'éventualité que cette petite chose se mette a grossir, mais elle n'est pas trop inquiète.

 

Vous allez sans doute vous dire, mais pourquoi cette demande de réfléchir aux autres options si elle ne s'inquiète pas trop. Pour tout dire, je n'en sais fichtrement rien. Je n’ai pas réagi si ce n'est que je lui ai dit que j'avais eu tout le temps d'accepter le fait que je me dirigeais vers une troisième opération et je suis sortie. Je suis donc revenue a la maison et j'ai débutée mes recherches concernant les effets secondaires de la radiothérapie et après plusieurs heures de recherche je n'ai pu que constater qu'ils étaient toujours les mêmes.

  

J'en ai donc discuté avec famille et amis(es) et on en est venue à la conclusion suivante, à moins que ce qui flash ne se transforme en centimètre, pas de biopsie ni d'opération. Dans l'éventualité d'une augmentation significative, j'envisagerai l'opération et la chimiothérapie, mais je refuse encore la radiothérapie. Jusqu'à maintenant, j'ai toujours pris les bonnes décisions concernant les traitements, je me suis fiée à mon instinct et je continuerai à le suivre. Cela fait plus de 13 ans que je vis avec cette tumeur et je pense avoir encore plusieurs années devant moi où elle continuera a habité dans ma tête, alors qu'elle se tient pour dit, j'ai la tête dure, elle devra se tenir tranquille.

 

En attendant on se reprend en main, conditionnement physique avec entraineur privé 3 jours semaines et naturellement WeightWatchers pour perdre les quelques 40 livres qui me fera reprendre le contrôle de ma santé. En espérant pouvoir me débarrasser de quelques pilules qui ornent mon bureau.

 

 

 

 

Le CRP-Santé associé à un géant américain

Publié par Sébastien Lambotte  pour le PaperJam.

Ce jeudi, l’institut de recherche en science de la vie a conclu un nouvel accord d’échange international.

Le département d’oncologie du CRP-Santé a officialisé un partenariat avec Arthur and Sonia Labatt Brain Tumour Research Centre-Hospital for Sick Children. Le directeur de ce centre de recherche canadien spécialisé dans les tumeurs du cerveau, le professeur James Rutka, était présent ce jeudi au Luxembourg pour signer cet accord qualifié d’exceptionnel. «Notre département d’oncologie s’associe au plus grand centre de recherche nord-américain spécialisé dans les tumeurs du cerveau», a précisé le Dr Jean-Claude Schmit, directeur général du CRP-Santé.

Un partenariat rendu possible grâce à une rencontre entre les deux organismes de recherche médicale lors d’une mission soutenue par le ministère de l’Économie au Canada en mai dernier. Aussi, le directeur général du CRP-Santé a profité de la présence du ministre Étienne Schneider lors de la signature de cet accord pour rappeler combien la recherche en biomédecine pouvait être créatrice de valeur et que l’investissement dans le développement de nouvelles compétences permettait d’aboutir à de nouvelles opportunités économiques.

Le Luxembourg, depuis plusieurs années maintenant, a fait de la recherche dans les sciences de la vie, et plus particulièrement de la biomédecine, un vecteur important de diversification économique. Pour cela, le Grand-Duché entend attirer des compétences de choix et investir dans des infrastructures de pointe comme l’Integrated BioBank of Luxembourg afin de mettre en place une expertise reconnue en la matière. «Par le passé comme aujourd’hui, nous avons déjà pu conclure des accords avec des organismes de recherche à travers le monde et notre ambition est de continuer à développer ce réseau», a expliqué Jean-Claude Schmit.

Un échange riche

L’objectif de l’accord passé ce jeudi entre les deux organismes est de permettre aux deux centres un échange de personnel et de compétences attachés à la recherche sur les tumeurs cérébrales. «Au sein du département d’oncologie du CRP-Santé, le laboratoire de Neuro-Oncology Norlux, développé en partenariat avec l’Université de Bergen en Norvège, constitue l’un des plus grands centres de recherche en la matière d’Europe, a expliqué le professeur Rolf Bjerkvig, responsable du département d’oncologie du CRP-Santé. Il compte à l’heure actuelle une cinquantaine de chercheurs. Aujourd’hui, pour le développement de nos recherches dans ce domaine, nous avons le plus grand intérêt à nous connecter avec des partenaires de choix à l’échelle internationale.»

Ce rapprochement avec le Canada constitue une opportunité exceptionnelle qui doit permettre aux deux parties d’aller plus loin encore dans la lutte contre ces tumeurs du cerveau dévastatrices. «Je me réjouis des échanges qu’engendrera ce partenariat, a commenté le professeur James Rutka. Il sera bénéfique pour nos deux organismes, nos chercheurs mais aussi pour nos étudiants. Et au-delà de la valeur économique qu’il peut créer, à travers des brevets et leur commercialisation, il doit avant tout profiter aux patients qui bénéficieront en premier lieu des résultats de ce partenariat.»

 

Un bras robotisé aide à traiter les tumeurs au cerveau

Publié sur le site de l'Université de Sherbrooke dans Voir le Futur.

 

5 février 2013

 

«Je suis la preuve vivante qu'il y a de l'espoir», témoigne une avocate montréalaise qui s'est fait enlever complètement une tumeur cérébrale en septembre 2010. L'équipe du professeur David Fortin, neurochirurgien à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l'UdeS, a pratiqué l'opération, pour la première fois au pays, à l'aide du bras robotisé ROSA et de la résonance magnétique nucléaire de diffusion (IRM de diffusion). Le dispositif ROSA a été acquis de la compagnie française Medtech, tandis que l'IRM de diffusion a été développée par l'équipe du professeur Maxime Descoteaux, informaticien à la Faculté des sciences. Pour la première fois, les deux technologies ont été combinées lors de cette chirurgie durant laquelle la patiente a été éveillée pour procéder à la stimulation de son cerveau. Cette combinaison a permis d'extraire une tumeur qui, de prime abord, semblait impossible à retirer dans sa totalité.

ROSA agit comme un troisième bras souple et facile à déplacer, qui guide le neurochirurgien dans la manipulation d'instruments chirurgicaux pendant l'intervention, en lui permettant de visualiser en 3D le cerveau du patient et de faire du repérage en temps réel. Il a été conçu pour les interventions délicates telles que biopsies et ablations de tumeurs cérébrales, chirurgies d'épilepsie et implantation d'électrodes. Il contribue à améliorer le bien-être du patient, à rendre les traitements plus efficaces et moins invasifs, à simplifier et à accroître la sécurité et la fiabilité des procédures chirurgicales. À la recommandation du professeur Fortin, un système de rétractation hautement sécuritaire est intégré pour améliorer la performance du système, tout en permettant la navigation en temps réel, ce qu'aucun autre appareil n'est en mesure de faire actuellement.

 

 

 

Cancer du cerveau | Une image scientifique qui gagne des prix à l'international

Publié par le Centre de Recherche Clinique de l'Université de Sherbrooke

 

Une image scientifique représentant une tumeur au cerveau a reçu une mention d'honneur et le prix du public du concours International Science & Engineering Visualization Challenge organisé par la National Science Foundation et la revue Science.

 

L'image intitulé Cerebral infiltration conçue par l'étudiant à la maîtrise Maxime Chamberland, dirigé par le chercheur et professeur Maxime Descoteaux, présente l'impact d'une tumeur maligne sur le câblage cérébral. La gradation de couleur (du rouge au bleu) indique le niveau d'atteinte des connexions cérébrales.

À la suite de ce presigieux prix, l'image a été publiée dans plusieurs sites Internet et dans plusieurs revues scientifiques, dont la prestigieuse Science et d'autres comme Reader's Digest, Scientific American Mind, Discover Magazine et Medical Tribune.

«Les fibres de la matière blanche sont responsables de connecter les différentes aires fonctionnelles du cerveau entre elles. En présence d'une tumeur, elles peuvent se réorganiser de multiples façons et refaire des connexions pour assurer le suivi des fonctions importantes. Les fibres peuvent infiltrer, contourner et même englober la tumeur.»

Maxime Chamberland, étudiant à la maîtrise en informatique

 

Imagerie médicale, la résonance magnétique (IRM)

Cette connectivité, révélée par les cartes du câblage des fibres nerveuses entre les régions du cerveau, appelées autoroutes intracérébrales, est obtenue par résonance magnétique nucléaire de diffusion (IRM de diffusion) avant l'intervention.

L’imagerie du câblage cérébral est utilisée lors d'interventions neurochirurgicales. Le Dr David Fortin, neurochirurgien et neuro-oncologue au CHUS ainsi que professeur à l'Université de Sherbrooke, et l'informaticien Maxime Descoteaux, aussi chercheurs au Centre de recherche clinique Étienne-Le Bel du CHUS, ont conçu et testé ensemble des outils d'imagerie médicale qui permettent d'accroître la précision d'interventions chirurgicales au cerveau.

«Dans le cas de l'image en vedette, le Dr Fortin a utilisé l'imagerie du câblage cérébral pour planifier son opération et son angle d’attaque pour réséquer [supprimer] le maximum de la tumeur sans léser la fonction du patient. Maxime Chamberland a fait l'assistance pendant l'opération et la résection. Le tout s'est déroulé avec succès et sans séquelles pour le patient.»

Maxime Descoteaux, Ph.D., chercheur au Centre de recherche clinique Étienne-Le Bel et professeur adjoint du Département d'informatique de l'UdeS.

Cerebral Infiltration