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L'attente où l'art d'être patiente.

La patience, qualité que j'essaie d'acquérir depuis plusieurs années, les personnes qui me connaissent savent de quoi je parle.  Disons que ce n'est pas ma qualité première, cependant je dois reconnaître que dans diverses situations j'ai su m'armer de patience.  Alors que veux dire exactement ce mot, Wikipédia le défini comme suit: 

 

''La patience est l'aptitude de quelqu'un à se maîtriser face à une attente, à rester calme dans une situation de tension ou face à des difficultés, ou encore la qualité de persévérance.  La patience est, à travers le monde et les croyances, une qualité essentielle requise pour celui qui aspire à la sagesse. Comme la méditation, la patience s'acquiert et s'exerce ; elle demande un effort de concentration et de maîtrise de soi qui est opposé en général à l'agitation naturelle, à l'impatience innée.''

 

Malgré qu'au cours des dernières années j'ai réussi à me maîtrriser face à certaines attentes, je dois avouer qu'il me reste encore du travail à faire sur moi.  Il y a toujours cette agitation qui est en moi et la folle du logis qui continue de faire des siennes.  J'ai donc en septembre dernier commencé des cours de Yoga où à la fin de chaque cours, un 20 minutes est consacré à la relaxation et la méditation.  Il m'est arrivé d'être pendant quelques instants dans cet état de transe où on ne pense à rien et où notre corps, esprit et âme sont en parfaite harmonie.  C'est une sensation de bien être totale que j'aimerais arriver à apprivoiser plus longuement. 

 

Tous nous passons par des moments de stress.  Qu'il soit positif ou négatif, le stess se définit comme une réaction en chaîne qui débute par le cerveau et aboutit à la production de cortisol par les glandes surrénales. Le cortisol active alors en retour deux zones du cerveau : le cortex cérébral pour qu'il réagisse au stimulus stressant (fuite, attaque, immobilisation...) et l'hippocampe, qui va apaiser la réaction. Si le stress est trop fort ou prolongé, l'hippocampe saturé de cortisol ne peut plus assurer la régulation. Le cortisol envahit le cerveau et installe une dépression. Les zones altérées sont principalement l'hippocampe, l'amygdale, le cortex cingulaire antérieur et le cortex préfrontal.

 

Complexe me diriez-vous, mais alors comment peut-on aider notre système nerveux à mieux gérer ce stress?  C'est une question à laquelle j'essaie de répondre depuis plusieurs années.  J'ai tenté  d'y remédier, que ce soit par le conditionnement physique, le Tai-Chi, le Yoga, la méditation et maintenant par l'autohypnose.  Est-ce que toutes ces méthodes m'ont aidées,  oui d'une certaine façon, mais je dirais qu'il s'agit presque d'un travail quotidien à faire lors de ces périodes de stress, quelques fois les résultats sont positifs et d'autres fois je n'arrive qu'à diminuer l'intensité de ce stress. 

 

Je sais bien que mes réactions aux stress et aux évènements ne sont pas facile à gérer, c'est une des conséquences de la maladie.  Mais au delà de tout ça, il faut comprendre que notre regard sur la vie est différent et conséquemment nos réactions.  Ce n'est donc pas facile pour notre entourage de comprendre et d'accepter, car la  personne qu'ils ont connue avant la maladie n'est plus toute à fait la même.  Il ne s'agit pas d'un manque de jugement de notre part face à la maladie, n'y mëme un manque de compréhension de leur part.  Mais tout simplement une évolution dans la maladie où les deux parties doivent s'ajuster du mieux possible en fonction de la situation. 

 

 

 

 

Tumeur au cerveau-3ième round?

Avril 2012, un peu plus d'un an après l'apparition des maux de tête, je me retrouve dans le bureau de mon oncologue pendant qu'elle m'explique que le rehaussement a encore augmenté et qu'il faut se rendre à l'évidence qu'il y a manifestement de l'activité dans ma tumeur. Suis-je sous le choc, pas vraiment après tout depuis le début je sais que ma tumeur fait des siennes. Maintenant qu'est-ce qu'on fait! Pas grand-chose pour le moment, si ce n'est la reprise de décadron en attendant le retour de vacances de mon neurochirurgien au cours de la semaine prochaine. Il devra décider si on fait une biopsie maintenant ou si on continue à suivre le tout encore quelques mois et qu'on opère après. D'une façon ou d'une autre, il faudra aller voir, car la grande question: est-elle en train de muter et si oui, parle-t-on d'un glioblastome. Dépendamment du résultat on décidera des traitements à suivre, mais elle me rappelle qu'il faudra que je songe sérieusement à la radiothérapie.

 

 

J'ai plein de questions qui me trottent dans la tête. Est-ce qu'une troisième opération n'aura pas un effet négatif sur ma qualité de vie?  Est-ce que je vais me retrouver dans une chaise roulante comme pour la patiente que j'ai vue sortir de son bureau juste avant que j'y entre moi-même?  Si on décide de faire une biopsie, va-t-on provoquer une réaction chez la tumeur et par le fait même augmenter sa progression?  Et si on attend avant d'opérer et qu'on s'aperçoit qu'elle a muté en glioblastome, ne vaut-il pas mieux que l'on réopère pour ne pas lui donner trop de terrain et enfin compte avoir ces fameuses séquelles?

 

 

Tant de questions et pas de réponse pour le moment, juste l'attente du retour de mon neurochirurgien. Et puis, les projets d'avenir qui devront être remis à plus tard et qui peut-être ne pourront se réaliser. Même si elle me dit de ne pas paniquer pour le moment, la grande question qui est en suspens et que l'on ose prononcer, est-ce mon dernier round?  Je suis consciente que de nouveaux médicaments vont faire leur apparition dans les prochains mois et années, je souhaite simplement  avoir la force physique de pouvoir combattre jusqu'à là. Il y a quelque temps une amie blogueuse me faisait la réflexion que j'étais plus radicale qu'elle dans mes propos.  Elle a raison, ce n'est pas d'être négative, mais simplement  dire les choses comme je les sens et qui en fin de compte sont la réalité.  Cela fait 12 ans que je vis avec cette maladie, alors j'ai appris à la connaître et à ne pas me cacher  derrière des mots vides de sens que l'on prononce pour ne pas paraître négatif. 

 

Nouvel espoir dans la lutte contre une forme agressive de tumeur cérébrale.

D’après une étude publiée dans la revue Science Translational Medicine, des chercheurs américains auraient créé une molécule synthétique capable d’inhiber l’invasion des tissus sains du cerveau par des cellules cancéreuses. Ce composé, utilisé en traitement pré-chimiothérapie, permet de soigner les rats atteints d’un glioblastome et d’augmenter considérablement leur espérance de vie.

 

En étudiant les différents molécules ayant des propriétés anticancéreuses, Jack Arbiser et ses collègues du service de dermatologie de l’université Emory (Atlanta, Etats-Unis) ont décidé de synthétiser un composé chimique ayant les caractéristiques d’un colorant triphénylméthane, le violet de gentiane, et utilisant comme base l’imipramine, un médicament utilisé pour traiter la dépression qui passe au travers de la barrière hématoencephalique et pénètre dans le cerveau. Ils ont ainsi créé le bleu d’imipramine (IB).

 

Les premières expériences, menées in vitro, ont montré que cette nouvelle molécule inhibait l’invasion de plusieurs lignées cellulaires humaines et murines du gliome.

 

Forts de ces premiers résultats, les chercheurs ont décidé de tester sur des rats génétiquement modifiés pour développer un glioblastome - tumeur particulièrement agressive du cerveau, proche de celui qui touche l’homme, un cocktail médicamenteux qui associe bleu d’imipramine et chimiothérapie. Très vite, ils ont constaté que l’IB empêche le gliome d’envahir le cerveau. La tumeur, devenue plus compacte faute de pouvoir croître, est une cible plus facile pour la chimiothérapie. A 200 jours, l’ensemble des rats traités ont survécu, contrairement aux rongeurs témoins uniquement soignés par chimiothérapie, dont seulement 33 % étaient toujours en vie.

Particulièrement encourageants ces résultats ouvrent la voie à de nouvelles perspectives thérapeutiques. Des essais cliniques sur l’homme sont d’ores et déjà envisagés.

SOURCE: Information Hospitalière 

 

 

La barrière hémato-encéphalique n'est plus une limite.

Des scientifiques de l'Incubateur en science de la vie (LSI) [1] de Bonn (Rhénanie du Nord-Westphalie) ont développé un vecteur de médicaments capable de passer la barrière hémato-encéphalique. Cette méthode ouvre de nouvelles perspectives pour le traitement de maladies du cerveau telles que les tumeurs cérébrales ou la sclérose en plaques.

La barrière hémato-encéphalique est un filtre naturel permettant de prévenir l'entrée de pathogènes dans cet organe essentiel qu'est le cerveau, mais empêche aussi les médicaments d'y pénétrer. La nouvelle stratégie est basée sur des capsules de protéines de synthèse nommées "Virus-Like-Particles" (VLP). Les VLP sont déjà utilisées depuis quelques années dans la recherche en immunologie et même dans certains vaccins. C'est cependant la première fois qu'elles sont destinées à transporter des médicaments. Les chercheurs ont donc synthétisé des enveloppes de quelques millionièmes de millimètre, des "Engineered Protein Capsules" (EPC), qui peuvent être chargées avec des substances actives et, de par leurs propriétés moléculaires, sont programmées à livrer ces médicaments dans les neurones.

Le nouveau procédé a été testé sur des souris, auxquelles les scientifiques avaient injecté un marqueur, qui a, par la suite, été retrouvé dans leur cerveau. Des analyses ont également montré que la molécule transportée était encore fonctionnelle à son arrivée dans les cellules nerveuses.

Après cette phase d'incubation, une start-up va maintenant être créée pour continuer de développer cette technologie. "Nous allons à présent poursuivre les expériences avec des souris et tester différentes substances actives pour le traitement de tumeurs cérébrales. Nous espérons pouvoir commencer les premières études sur des patients d'ici deux à trois ans" explique Heiko Manninga, Chef du projet. Lui et ses collègues souhaitent tout d'abord s'attaquer au glioblastome multiforme (GBM), une forme particulièrement agressive de tumeur cérébrale. Les maladies neurodégénératives, telles que la sclérose en plaque, devraient aussi pouvoir profiter du nouveau procédé. Cette entreprise sera la première du LSI.

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[1] Le LSI a été créé en 2009 par la "Max-Planck-Innovation", l'organisation de transfert de technologies de la Société Max Planck, avec pour objectif de faciliter la création d'entreprises dans le domaine des sciences de la vie. Il est soutenu par le Ministère fédéral de l'enseignement et de la recherche (BMBF) et par le Land de Rhénanie du Nord-Westphalie.

 

SOURCE: Bulletin-électronique.com

Avancée genevoise sur le cancer du cerveau.

Des chercheurs de l’UNIGE et des HUG ont identifié des cibles à la surface des cellules cancéreuses

 

Alors que la Semaine du cerveau bat son plein (lire note ci-dessous) , voilà une nouvelle prometteuse. Des chercheurs de l’Université de Genève et des Hôpitaux universitaires (HUG) ont fait une découverte sur le cancer du cerveau qui pourrait ouvrir la voie au développement de vaccins thérapeutiques contre le gliome. Ils ont identifié des cibles sur les cellules cancéreuses contre lesquelles peut être dirigé le système immunitaire, selon les résultats publiés dans la revue médicale Brain .

 

Le gliome malin est la forme la plus courante et la plus dévastatrice du cancer du cerveau. Non seulement le développement de la tumeur ne peut être enrayé mais la maladie touche également des zones du cerveau qui entraînent la dégradation des fonctions humaines de l’individu.

 

Pour tenter d’en venir à bout, les chercheurs genevois, en collaboration avec une société allemande, ont exploré les voies de l’immunothérapie. L’idée est d’exploiter les capacités naturelles protectrices de notre système de défense. La première étape, la plus ardue, consiste à apprendre aux soldats de notre système immunitaire, les lymphocytes T, à identifier l’ennemi.

 

Le groupe du professeur Pierre-Yves Dietrich, du Centre d’oncologie des HUG et de l’UNIGE, a ainsi réussi à identifier une dizaine de cibles (des peptides) à la surface du gliome. La sélection de ces peptides de gliome ouvre la voie au développement de plusieurs types d’immunothérapie, dont la vaccination. Dès 2013, les HUG testeront ainsi la deuxième génération de vaccins.

Cancer : faut-il prendre un peu d’aspirine tous les jours ?

Source:  Par Janlou Chaput, Futura-Sciences

 

Trois études parues simultanément mettent en avant le rôle bénéfique de l’aspirine dans la lutte contre le cancer : diminution des risques de développer la maladie, de présenter des métastases et d’en mourir. Alors devrions-nous consommer des microdoses d’aspirine tous les jours ? Les experts sont réservés.

 

Un mal de tête ? Un peu de fièvre ? Vite, un cachet d’aspirine. Ce médicament si banal pourrait, en plus d’atténuer les céphalées et faire retomber la température, lutter conter le cancer en limitant son occurrence, en diminuant les risques de présenter des métastases et la mortalité des tumeurs.

 

C’est ce que viennent d’affirmer trois études menées par des chercheurs de l’université d’Oxford, parues dans The Lancet (pour deux d’entre elles) et dans The Lancet Oncology.

 

Ces scientifiques n’en sont pas à leur coup d’essai, puisqu’ils avaient déjà montré en 2007 que l’aspirine absorbée quotidiennement pendant dix ans diminuait les risques d'apparition de cancers colorectaux, tandis qu'en 2010 ils révélaient qu'elle permettait une réduction globale de la mortalité par cancer.

 

L’aspirine, une arme anticancer.

 

Un premier travail a repris les données émanant de travaux concernant l’effet d’une consommation quotidienne d’aspirine sur les événements cardiaques. La mortalité par cancer y figurait également. Ainsi, la survie des consommateurs réguliers d’acide acétylsalicylique (principe actif de l’aspirine) a été comparée à celle des témoins.

 

L’analyse de 77.549 patients issus de 51 essais cliniques a montré que l’aspirine diminuait les risques de mortalité par cancer de 26 %, et que ce chiffre s’élevait à 37 % lorsque le traitement était maintenu pendant cinq ans. Dans un second temps, en épluchant les résultats de 35.535 autres participants, les chercheurs en sont parvenus à la conclusion que le célèbre médicament abaissait de 23 % chez les hommes et de 25 % chez les femmes les probabilités de survenue d’un cancer après trois ans de consommation quotidienne.

 

Dans une deuxième étude, il s’agit de se focaliser sur 17.285 personnes ayant participé à 5 essais randomisés sur la prévention des accidents cardiovasculaires, suivis en moyenne pendant plus de six ans. L'intérêt particuler était ici d'évaluer le lien entre les 75 mg d’aspirine avalés chaque jour et le développement de métastases dans les cancers. D’une manière générale, les risques que les tumeurs colonisent d’autres organes sont inférieurs de 36 % chez les personnes traitées avec le médicament.

 

La troisième étude s’intéresse quant à elle à l’apparition de cancer chez les utilisateurs d’acide acétylsalicylique. Une confirmation pour les chercheurs de leurs travaux précédents, puisqu’il y est établi que les risques de développer un cancer colorectal sont abaissés d’environ 40 %, et qu’il en est approximativement de même pour les tumeurs œsophagiennes, stomacales, biliaires ou mammaires.

 

La communauté scientifique convaincue… ou presque.

 

Ces résultats ne suscitent pas une ferveur totale de la communauté scientifique. Si certains s’en réjouissent, d’autres les reçoivent avec bien plus de modération. Certains rappellent que les études sur lesquelles ils se sont basés ont été réalisées par des cardiologues, et non des cancérologues, qui n’ont peut-être pas toujours retenus les critères les plus pertinents ni mené toutes les investigations de la meilleure façon.

 

Dans un article, toujours publié dans la même édition de The Lancet, qui vient en commentaire de ces résultats, Andrew Chan et Nancy Cook, chercheurs à Harvard, s’étonnent que ces scientifiques n’aient pas inclus dans leurs travaux deux études menées aux États-Unis, publiées en 1998 et 2005, qui ne montraient aucun effet de l’aspirine sur la prévention du cancer. Ce qui ne les empêche pas, malgré tout, de reconnaître la pertinence globale des résultats.

 

Qu’attendons-nous pour nous gaver d’aspirine ?

 

Alors devons-nous pour autant nous jeter sur les plaquettes d’aspirine ? Méfiance ! Premièrement, l’acide acétylsalicylique n’est pas complètement dénué d’effets secondaires. Une étude parue en début d'année dans les Archives of Internal Medicine indiquait qu’une faible consommation quotidienne du médicament présentait davantage de risques pour la santé que de bénéfices. Chez les 100.000 participants, on constatait certes une diminution de 10 % de l’apparition de maladies cardiovasculaires, mais aucune baisse significative de la mortalité et même, en contrepartie, 30 % de risques en plus de présenter des saignements internes.

 

D’autre part, la dose utilisée dans ces études est faible, inférieure à celle contenue dans les cachets vendus en pharmacie. Rien n’indique qu’absorber une quantité supérieure aura davantage de répercussions bénéfiques sur la santé, en revanche tout porte à croire que cela augmentera les effets secondaires nocifs que le médicament peut engendrer, notamment concernant les maux d’estomac, mais aussi des saignements au niveau de l’estomac, des intestins et du cerveau.

 

Si les bénéfices de l’aspirine sur les maladies cardiovasculaires sont avérés, puisque le médicament fluidifie le sang, les médecins sont beaucoup plus réticents à délivrer à leurs patients sains les pilules aux propriétés miraculeuses. Sans compter que la molécule est contrindiquée dans certaines conditions, comme l’hémophilie ou dans le cas d’une allergie à certains anti-inflammatoires non stéroïdiens (Ibuprofène par exemple). La prudence est donc encore de mise…

L'aspirine pourrait agir en prévention des cancers (comme contre ces cellules du cancer du pancréas), limiter l'apparition de métastases et diminuer la mortalité des tumeurs. Les mécanismes d'action de la substance médicamenteuse n'ont cependant pas été décrits. © Wellcome Images,

Je suis optimiste par Eric-Emmanuel Schmitt – 27 août 2009 à Smith Haut Lafitte. 15ème Université Hommes- Entreprises

Alors que je surfais sur le site de Mélodie, une blogueuse a posté cet éloge que je me permet de reprendre.

Credo sur la confiance

Je suis optimiste parce que je trouve le monde cruel, injuste, indifférent.
Je suis optimiste parce que j’estime que la vie est trop courte, limitée, douloureuse.
Je suis optimiste parce que j’ai fait le deuil de la connaissance, que je sais désormais que je ne saurai jamais.
Je suis optimiste parce que je pense que tout équilibre est fragile et provisoire.
Je suis optimiste parce que je ne crois pas qu’il y ait de progrès automatiques, nécessaires, inéluctables, je ne crois pas qu’il y ait de progrès sans moi, sans nous, sans notre volonté et notre sueur.
Je suis optimiste parce que je crains que le pire n’arrive et que je ferai tout pour l’éviter.
Je suis optimiste parce que c’est la seule proposition intelligente que le tragique m’inspire.
Je suis optimiste parce que c’est la seule action cohérente que le désespoir me souffle.
Je suis optimiste parce que le seul pari logique que mon esprit peut faire.

Si le destin me prouve que j’ai eu raison d’avoir confiance, j’aurais gagné.
Et si le destin me prouve que j’ai eu tord, je n’aurais rien perdu, mais j’aurais eu une meilleure vie, plus utile, plus généreuse.

Eric-Emmanuel Schmitt – 27 août 2009 à Smith Haut Lafitte. 15ème Université Hommes- Entreprises

Au revoir mon amie, ma soeur de combat, ma belle Mélodie.

 

Hier après-midi, alors qu'il faisait un ciel magnifique et qu'une odeur de printemps venait chatouiller mes narines, mon amie, ma soeur de combat, ma belle Mélodie s'est éteinte après une lutte contre cette terrible maladie;  le cancer cérébral. Mélodie avait 27 ans et des poussières et a découvert pour la première fois son cancer, un oligodendrogliome en 2009, au moment même où je vivais une récidive de cette même tumeur. C'est l'an dernier qu'on lui a annoncé une récidive et une mutation en glioblastome, alors que je vivais la possibilité d'une 3ieme rechute. Jusqu'à là, elle en France et moi au Québec, nous avions peu de chance de faire connaissance, mais la vie étant ce qu'elle est, les grands esprits se rencontrant, nous avons ouvert chacune de notre côté un blogue, afin de transmettre un peu de notre vécu, un peu de notre espoir, mais surtout la joie d'être toujours vivante. C'est donc ainsi que nos chemins se sont croisés.

 

 

Mélodie aurait pu être ma fille et à vrai dire, si j'avais eu une fille j'aurais aimé qu'elle lui ressemble. Sensible, espiègle, positive et ayant beaucoup d'humour. Elle avait toujours ce regard d'enfant sur la vie, les personnes et les évènements. Sa passion pour la vie, son envie de tout voir, tout connaitre, les lieux, les personnes, il dégageait d'elle une aura, une sagesse que peu de personnes possèdent. C'est sans doute pour cela et malgré la distance qui nous séparait, que nous sommes devenues amies. Elle sera toujours pour moi, ma belle Mélodie et lorsque je penserai à elle se sera avec la nostalgie de nos conversations.

 

 

À Mérode son âme soeur, je sais qu'elle te manquera énormément, mais je sais aussi que de là haut, elle veillera sur toi et mettra sur ton passage des personnes qui sauront t'aider à passer ce mauvais moment. Aux parents, frères et soeurs, une partie de vous-mêmes s'en est allée avec elle, mais en revanche, une partie d'elle-même restera en vous. Dans les moments difficiles, souvenez-vous de son courage, de sa ténacité, de sa joie de vivre. Enfin, aux amis(es) n'oubliez jamais qu'elle vous aura transmis un peu de cette étincelle qui brillait au fond d'elle-même.

 

 

LIFE IS BEAUTIFUL, oui ma belle, mais pas aujourd'hui!

 

 

Nourrir les tumeurs pour les empêcher de se répandre

Augmenter l'apport sanguin à une tumeur pourrait empêcher le cancer de gagner d'autres parties du corps, affirme un cardiologue de London, en Ontario.

 

Si cette hypothèse va à l'encontre des théories généralement admises, la Société canadienne du cancer a accordé au Dr Geoffrey Pickering une subvention de 200 000 $ afin de mettre à l'épreuve son idée qui pourrait, si elle s'avère efficace, forcer la médecine à revoir le traitement du cancer.

 

À l'heure actuelle, certains chercheurs estiment qu'il faut priver une tumeur de son apport sanguin pour freiner sa propagation. Cette technique, appelée antiangiogenèse, n'a toutefois pas donné de résultats concrets.

 

Pour le Dr Pickering, cardiologue et professeur de médecine à l'Université de Western Ontario, il faut précisément faire le contraire. Selon lui, le fait de bloquer l'apport sanguin augmente l'agressivité des tumeurs. Il faut plutôt les nourrir, en augmentant leur approvisionnement en sang, pour qu'elles ne prennent pas la direction d'autres zones.

 

Le médecin reconnaît que l'idée d'augmenter délibérément l'apport sanguin à une tumeur peut sembler paradoxale, mais il estime que c'est une bonne façon de l'empêcher de devenir agressive.

 
 
« Si le cancer est mortel pour bien des gens, c'est principalement à cause de sa capacité de s'étendre à différents organes. » — Dr Pickering

 

 

Dans un premier temps, le Dr Pickering et son équipe vont vérifier l'hypothèse chez des souris ayant divers types de cancer, notamment celui du sein, du poumon, du cerveau et du côlon. Ils auront recours à des techniques de microscopie spécialisée et à l'imagerie par résonance magnétique pour observer le débit sanguin. Ils pourront ainsi voir si les tumeurs « nourries » se propagent ou non.

 

Le fait que le sang circule plus librement pourrait aussi permettre, selon le Dr Pickering, aux médicaments anticancéreux d'atteindre plus efficacement la tumeur.

 

Source: Radio-Canada

 

 

Etude : quand la pauvreté modifie l'ADN.

Une découverte récente vient de bouleverser les idées reçues au sujet de maladies telles que l'obésité et le diabète. Explications.

 

Des chercheurs britanniques et canadiens viennent de mettre en évidence une découverte qui révolutionne les idées reçues sur l’innée et l’acquis : les conditions de vie de l’enfance, et notamment la pauvreté, auraient des effets sur la programmation de l’ADN entrainant des maladies telles que l’obésité ou le diabète à l’âge adulte. Décryptage.

 

Le poids de l’environnement familial

 

Comme la biologie moléculaire nous l’a appris depuis ces dernières années, le fonctionnement de notre corps est régi par les produits d’un certain stock de gènes soumis à la régulation d’un ensemble de « commutateurs », lesquels selon le programme de développement, activent ou désactivent ces gènes.

 

L’étude publiée par l’ « International Journal of Epidemiology » va encore plus loin en démontrant pour la première fois un lien entre les facteurs socio-économiques du début de la vie et la biochimie de l’ADN.

 

Réunissant des chercheurs de l’Université Mc Gill à Montréal, de l’Université de la Colombie-Britannique à Vancouver et de l’Institut de santé infantile du University College de Londres, l’équipe a étudié l’ADN d’une cohorte de quarante personnes âgées entre 40 et 45 ans suivies depuis leur naissance. Il leur était de cette façon possible de connaître leur milieu d’origine et de déterminer avec précision si leurs conditions de vie étaient précaires ou favorisées.Les chercheurs se sont intéressés à une modification épigénétique telle que la methylation, processus chimique qui inactive généralement l’expression d’un gène. Par exemple, lorsqu’un gène suppresseur de tumeur est rendu silencieux par la modification de son ADN, il en résulte l’apparition d’une tumeur.

 

« C'est la première fois qu'un lien est établi entre les conditions économiques de l'enfance et la biochimie de l'ADN », a déclaré Moshe Szyf, professeur de pharmacologie à McGill. « Si nous considérons le génome comme une série de phrases, l'ADN, les lettres, est transmis par des parents. La méthylation de l'ADN se compare aux signes de ponctuation qui déterminent comment les lettres devraient être combinées pour former des phrases et des paragraphes lus différemment par les différents organes du corps, le coeur, le cerveau et ainsi de suite », a ajouté Moshe Szyf. « Nous avons appris que ces signes de ponctuation sont attentifs aux signaux qui proviennent de l'environnement, et qu'ils sont marqués par les conditions de vie pendant l'enfance. Essentiellement, ils agissent comme un mécanisme qui permet à l'ADN de s'adapter au monde qui évolue rapidement. »

 

Un ADN programmé en fonction de l’environnement

 

Pour les scientifiques, il y a un faisceau croissant d’évidences pour admettre que la machinerie enzymatique créant et pérennisant ces modèles de méthylation, est sensible aux modifications de l’environnement durant la vie intra-utérine et après la naissance. Mais, comme le précise le chercheur « L’ADN est ancien et ne s’adapte pas toujours au genre de monde dans lequel nous vivons ».

 

Il a ainsi observé qu’un enfant né dans un environnement favorisé, avec de la nourriture en abondance, développera une capacité à stocker sous forme de graisses moindre qu’un enfant qui ne connaîtra que la famine. Et sera donc exposé à des risques plus faibles de devenir obèse à l’âge adulte.

 

Inversement, les sujets de l’analyse évoluant dans un univers défavorisé verront leur ADN programmé en vue de stimuler leurs défenses immunitaires. Cette évolution ne surprend guère les chercheurs puisque traditionnellement les personnes pauvres sont davantage exposées aux maladies. « C’est comme si elles entendaient un signal de leur mère leur disant « la vie va être dure, il va y avoir beaucoup de bactéries autour de toi, prépare toi » explique Moshe Syzf.

 

Il ajoute que la pauvreté durant l’enfance, les conditions de logement et le travail des parents ont beaucoup plus d’impact sur l’ADN que la situation socio-économique à l’âge adulte ou que d’autres facteurs externes (si la mère a fumé pendant la grossesse par exemple).

 

D’autres problèmes de santé, comme les maladies auto-immunes, pourraient être fréquentes chez les personnes pauvres car elles vivent différemment des personnes défavorisées d’autrefois, suggère Moshe Syzf. Elles évoluent notamment dans des environnements beaucoup plus propres. « Pour résumer, vous avez un système immunitaire programmé pour lutter contre quelque chose qui est anticipé mais qui n’arrive jamais. Et le système immunitaire se retourne contre lui-même » explique le chercheur.

 

L’étude a révélé que les maladies liées à la pauvreté subie durant la petite enfance sont essentiellement les affections coronariennes, le diabète de type 2 et les troubles respiratoires.

 

Pour le chercheur, cette découverte est fondamentale : le modèle qui prévalait jusqu’alors prédisait que toute modification épigénétique ne pouvait avoir lieu que pendant la gestation exclusivement et pas durant le reste de la vie. Or, il est de plus en plus admis que la méthylation de l’ADN, comme dans cette étude en réponse à l’environnement social, impacte le génome durant toute la vie. Si de telles modifications en réponse à l’environnement étaient démontrées dans les cellules de la lignée germinale (ovules, spermatozoïdes) alors, les caractères acquis seraient transmis aux futures générations, tout aussi bien.

 

Si l’acquis est aussi susceptible d’être transmis à sa descendance, cela pose question quant au déterminisme socio-culturel des populations défavorisées. Alors que Médecins du monde dénonce un véritable « krach sanitaire » en ce qui concerne l’accès aux soins des plus démunis, la découverte d’une modification de l’ADN des populations les plus pauvres constituerait en quelque sorte une double peine. Elles seraient ainsi non seulement « programmées » pour tomber malade mais n’auraient pas ensuite les moyens nécessaires pour assurer la guérison. Alors que 45 % des consultations nécessiteraient un suivi d'au moins 6 mois, ces personnes, hors du système de soins traditionnel, ne peuvent bénéficier d'un suivi correct, nous apprend le rapport de Médecins du Monde.

 

Néanmoins, Moshé Syzf garde espoir et pense qu’une aide précoce des familles en difficulté pourrait éviter ces « déprogrammations » de l’ADN. Il ajoute que les chercheurs disposent désormais d’outils pour valider l’efficacité de ces interventions.

 

Par ailleurs, de nombreux groupes pharmaceutiques travaillent déjà sur des médicaments pouvant affecter la méthylation, processus chimiquement réversible.

 

Sources :

 

« Poverty leaves its mark on DNA, researchers find » article de CBC News, 28/11/2011

 

« Associations with early-life socio-economic position in adult DNA methylation »