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Dernières nouvelles. Résonance magnétique mars 2013.

 

En reprenant ma plume ou plutôt mon clavier, je réalise que cela fait plus de 3 mois que je n'ai pas donné réellement de mes nouvelles. Alors voilà un résumé. La fin d'année 2012 s’est passée avec une bronchite qui m'a quelque peu épuisée. L'année 2013 s'est donc amorcée tranquillement, mais une visite chez mon médecin de famille a quelque peu bouleversé mon train-train quotidien. Après avoir passé un bilan de santé annuelle, je me suis vue attribuer de l'insuline en remplacement des pilules que je prenais depuis 2 ans pour le diabète. Vous aurez deviné que j'étais quelque peu réticente, mais je dois avouer que je contrôle mieux ce fichu diabète. Et comme un problème de santé ne vient pas seul, je me retrouve donc avec des problèmes de tension artérielle que l'on contrôlera avec des pilules.

 

Bon, ceux qui me connaisse bien doivent sourire et pour les autres je dois vous avouer pourquoi je suis si réticente face à cette maladie. Ma mère a été déclarée diabétique a l'âge de 18 ans (diabète de type 1), jusqu'a 56 ans elle contrôlait très bien celui-ci en ayant un régime très sévère. Il faut dire qu'elle n'a jamais aimé manger et par le fait même faire à manger. Mais en 2006, elle a fait un A.V.C. et est revenue à la maison avec en autre une tonne de pilules. Elle gardait sur la table de cuisine toutes ses pilules, elle a vécu 16 ans chez moi alors vous comprendrez que j'ai horreur de cette maladie et de me voir avec ma pharmacie sur mon bureau de chambre ça me sape le moral.

 

Toujours est-il aux grands maux, les grands moyens, il n'y a pas 50 milles façon de régler le problème. Il faut maigrir et faire du conditionnement physique. J'ai donc pris quelques semaines de vacances en Floride avec mon filleul et mon amie. Soleil, bonne bouffe, mais raisonnable, lecture et repos. Le retour prévu début mars pour mon I.R.M. le 4 mars dernier. Rencontre avec mon oncologue jeudi dernier ainsi que mon infirmière pivot. Résultat; ma tumeur flash! Oui vous avez bien lu, c'est exactement ce qu'elle m'a dit, il y a quelque chose d'environ 6mn qui flash. Elle me dit avoir parlé avec mon neurochirurgien, que l'on refait une I.R.M. début mai, mais en attendant elle veut que je réfléchisse aux options que l'on avait mises de côté. C'est à dire, biopsie, radiothérapie et encore une fois chimiothérapie. Naturellement dans l'éventualité que cette petite chose se mette a grossir, mais elle n'est pas trop inquiète.

 

Vous allez sans doute vous dire, mais pourquoi cette demande de réfléchir aux autres options si elle ne s'inquiète pas trop. Pour tout dire, je n'en sais fichtrement rien. Je n’ai pas réagi si ce n'est que je lui ai dit que j'avais eu tout le temps d'accepter le fait que je me dirigeais vers une troisième opération et je suis sortie. Je suis donc revenue a la maison et j'ai débutée mes recherches concernant les effets secondaires de la radiothérapie et après plusieurs heures de recherche je n'ai pu que constater qu'ils étaient toujours les mêmes.

  

J'en ai donc discuté avec famille et amis(es) et on en est venue à la conclusion suivante, à moins que ce qui flash ne se transforme en centimètre, pas de biopsie ni d'opération. Dans l'éventualité d'une augmentation significative, j'envisagerai l'opération et la chimiothérapie, mais je refuse encore la radiothérapie. Jusqu'à maintenant, j'ai toujours pris les bonnes décisions concernant les traitements, je me suis fiée à mon instinct et je continuerai à le suivre. Cela fait plus de 13 ans que je vis avec cette tumeur et je pense avoir encore plusieurs années devant moi où elle continuera a habité dans ma tête, alors qu'elle se tient pour dit, j'ai la tête dure, elle devra se tenir tranquille.

 

En attendant on se reprend en main, conditionnement physique avec entraineur privé 3 jours semaines et naturellement WeightWatchers pour perdre les quelques 40 livres qui me fera reprendre le contrôle de ma santé. En espérant pouvoir me débarrasser de quelques pilules qui ornent mon bureau.

 

 

 

 

Le CRP-Santé associé à un géant américain

Publié par Sébastien Lambotte  pour le PaperJam.

Ce jeudi, l’institut de recherche en science de la vie a conclu un nouvel accord d’échange international.

Le département d’oncologie du CRP-Santé a officialisé un partenariat avec Arthur and Sonia Labatt Brain Tumour Research Centre-Hospital for Sick Children. Le directeur de ce centre de recherche canadien spécialisé dans les tumeurs du cerveau, le professeur James Rutka, était présent ce jeudi au Luxembourg pour signer cet accord qualifié d’exceptionnel. «Notre département d’oncologie s’associe au plus grand centre de recherche nord-américain spécialisé dans les tumeurs du cerveau», a précisé le Dr Jean-Claude Schmit, directeur général du CRP-Santé.

Un partenariat rendu possible grâce à une rencontre entre les deux organismes de recherche médicale lors d’une mission soutenue par le ministère de l’Économie au Canada en mai dernier. Aussi, le directeur général du CRP-Santé a profité de la présence du ministre Étienne Schneider lors de la signature de cet accord pour rappeler combien la recherche en biomédecine pouvait être créatrice de valeur et que l’investissement dans le développement de nouvelles compétences permettait d’aboutir à de nouvelles opportunités économiques.

Le Luxembourg, depuis plusieurs années maintenant, a fait de la recherche dans les sciences de la vie, et plus particulièrement de la biomédecine, un vecteur important de diversification économique. Pour cela, le Grand-Duché entend attirer des compétences de choix et investir dans des infrastructures de pointe comme l’Integrated BioBank of Luxembourg afin de mettre en place une expertise reconnue en la matière. «Par le passé comme aujourd’hui, nous avons déjà pu conclure des accords avec des organismes de recherche à travers le monde et notre ambition est de continuer à développer ce réseau», a expliqué Jean-Claude Schmit.

Un échange riche

L’objectif de l’accord passé ce jeudi entre les deux organismes est de permettre aux deux centres un échange de personnel et de compétences attachés à la recherche sur les tumeurs cérébrales. «Au sein du département d’oncologie du CRP-Santé, le laboratoire de Neuro-Oncology Norlux, développé en partenariat avec l’Université de Bergen en Norvège, constitue l’un des plus grands centres de recherche en la matière d’Europe, a expliqué le professeur Rolf Bjerkvig, responsable du département d’oncologie du CRP-Santé. Il compte à l’heure actuelle une cinquantaine de chercheurs. Aujourd’hui, pour le développement de nos recherches dans ce domaine, nous avons le plus grand intérêt à nous connecter avec des partenaires de choix à l’échelle internationale.»

Ce rapprochement avec le Canada constitue une opportunité exceptionnelle qui doit permettre aux deux parties d’aller plus loin encore dans la lutte contre ces tumeurs du cerveau dévastatrices. «Je me réjouis des échanges qu’engendrera ce partenariat, a commenté le professeur James Rutka. Il sera bénéfique pour nos deux organismes, nos chercheurs mais aussi pour nos étudiants. Et au-delà de la valeur économique qu’il peut créer, à travers des brevets et leur commercialisation, il doit avant tout profiter aux patients qui bénéficieront en premier lieu des résultats de ce partenariat.»

 

Un bras robotisé aide à traiter les tumeurs au cerveau

Publié sur le site de l'Université de Sherbrooke dans Voir le Futur.

 

5 février 2013

 

«Je suis la preuve vivante qu'il y a de l'espoir», témoigne une avocate montréalaise qui s'est fait enlever complètement une tumeur cérébrale en septembre 2010. L'équipe du professeur David Fortin, neurochirurgien à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l'UdeS, a pratiqué l'opération, pour la première fois au pays, à l'aide du bras robotisé ROSA et de la résonance magnétique nucléaire de diffusion (IRM de diffusion). Le dispositif ROSA a été acquis de la compagnie française Medtech, tandis que l'IRM de diffusion a été développée par l'équipe du professeur Maxime Descoteaux, informaticien à la Faculté des sciences. Pour la première fois, les deux technologies ont été combinées lors de cette chirurgie durant laquelle la patiente a été éveillée pour procéder à la stimulation de son cerveau. Cette combinaison a permis d'extraire une tumeur qui, de prime abord, semblait impossible à retirer dans sa totalité.

ROSA agit comme un troisième bras souple et facile à déplacer, qui guide le neurochirurgien dans la manipulation d'instruments chirurgicaux pendant l'intervention, en lui permettant de visualiser en 3D le cerveau du patient et de faire du repérage en temps réel. Il a été conçu pour les interventions délicates telles que biopsies et ablations de tumeurs cérébrales, chirurgies d'épilepsie et implantation d'électrodes. Il contribue à améliorer le bien-être du patient, à rendre les traitements plus efficaces et moins invasifs, à simplifier et à accroître la sécurité et la fiabilité des procédures chirurgicales. À la recommandation du professeur Fortin, un système de rétractation hautement sécuritaire est intégré pour améliorer la performance du système, tout en permettant la navigation en temps réel, ce qu'aucun autre appareil n'est en mesure de faire actuellement.

 

 

 

Cancer du cerveau | Une image scientifique qui gagne des prix à l'international

Publié par le Centre de Recherche Clinique de l'Université de Sherbrooke

 

Une image scientifique représentant une tumeur au cerveau a reçu une mention d'honneur et le prix du public du concours International Science & Engineering Visualization Challenge organisé par la National Science Foundation et la revue Science.

 

L'image intitulé Cerebral infiltration conçue par l'étudiant à la maîtrise Maxime Chamberland, dirigé par le chercheur et professeur Maxime Descoteaux, présente l'impact d'une tumeur maligne sur le câblage cérébral. La gradation de couleur (du rouge au bleu) indique le niveau d'atteinte des connexions cérébrales.

À la suite de ce presigieux prix, l'image a été publiée dans plusieurs sites Internet et dans plusieurs revues scientifiques, dont la prestigieuse Science et d'autres comme Reader's Digest, Scientific American Mind, Discover Magazine et Medical Tribune.

«Les fibres de la matière blanche sont responsables de connecter les différentes aires fonctionnelles du cerveau entre elles. En présence d'une tumeur, elles peuvent se réorganiser de multiples façons et refaire des connexions pour assurer le suivi des fonctions importantes. Les fibres peuvent infiltrer, contourner et même englober la tumeur.»

Maxime Chamberland, étudiant à la maîtrise en informatique

 

Imagerie médicale, la résonance magnétique (IRM)

Cette connectivité, révélée par les cartes du câblage des fibres nerveuses entre les régions du cerveau, appelées autoroutes intracérébrales, est obtenue par résonance magnétique nucléaire de diffusion (IRM de diffusion) avant l'intervention.

L’imagerie du câblage cérébral est utilisée lors d'interventions neurochirurgicales. Le Dr David Fortin, neurochirurgien et neuro-oncologue au CHUS ainsi que professeur à l'Université de Sherbrooke, et l'informaticien Maxime Descoteaux, aussi chercheurs au Centre de recherche clinique Étienne-Le Bel du CHUS, ont conçu et testé ensemble des outils d'imagerie médicale qui permettent d'accroître la précision d'interventions chirurgicales au cerveau.

«Dans le cas de l'image en vedette, le Dr Fortin a utilisé l'imagerie du câblage cérébral pour planifier son opération et son angle d’attaque pour réséquer [supprimer] le maximum de la tumeur sans léser la fonction du patient. Maxime Chamberland a fait l'assistance pendant l'opération et la résection. Le tout s'est déroulé avec succès et sans séquelles pour le patient.»

Maxime Descoteaux, Ph.D., chercheur au Centre de recherche clinique Étienne-Le Bel et professeur adjoint du Département d'informatique de l'UdeS.

Cerebral Infiltration

3D camera for brain surgery a big leap forward

Publié par The Star.com le 27 octobre 2012, un article en anglais sur la première opération au cerveau par endoscopie en 3D au Canada.  Mème si l'article est en anglais, j'ai cru intéressant de la partager avec vous, une avancée technologie qui non seulement aidera les neurochirurgiens mais qui fera en sorte que l'opération sera moins pénible pour les personnes atteintes de tumeur au cerveau.

 

The Toronto doctor who pioneered what has become an international standard in neurosurgery is once again breaking new ground, becoming the first surgeon in Canada to use a 3D camera to remove a brain tumour.

Dr. Michael Cusimano made headlines 17 years ago when he became the first neurosurgeon in the world to remove tumours by endoscopic surgery, a minimally invasive procedure that involves sending a video lens along with instruments through both nostrils and into the brain.

Earlier this month, Cusimano took that technique a big step forward in a surgical theatre at St. Michael’s Hospital, inserting a three-dimensional camera — barely larger than a speck of sand — up the nose of a 75-year-old man. The surgeon scooped out a benign but large walnut-sized tumour on the patient’s pituitary gland at the base of his skull. The tumour was pressing on his optic nerve, causing him to go blind.

The operating room was especially full on the day of surgery. In addition to Cusimano and the regular cast of operating room doctors, nurses and health professionals, there were a couple of journalists, some curious surgeons and the man who invented the technology, 45-year-old Avi Yaron.

Yaron underwent four invasive operations after developing a brain tumour 19 years ago. He spent months recovering from craniotomies that saw surgeons remove parts of his skull so they could bore deep into his brain. He suffered serious complications.

“I was in hell many times,” Yaron says. “I could have died a few times, not just once.

The electrical engineer thought there must be a better way.

The 3D tool he ultimately developed helps surgeons precisely manoeuvre their instruments in a tiny space. The better view enables surgeons to remove more of a tumour with reduced risk of error.

Back in the operating room, with the 3D endoscope buried about 10 centimetres in his patient’s nose and brain, Cusimano marvelled at the image on the screen.

It was as though his own eyes were in the patient’s brain, he says, noting the 3D view allowed him to more accurately and quickly resect the patient’s tumour.

Using scalpels, scissors, drills and other surgical instruments, Cusimano made small, precise movements with his hands, while not even looking at them. Instead, he stared at the screen to see what he was doing inside his patient’s head.

With a few taps of a tiny hammer on a chisel, Cusimano broke through a thin bone at the base of the patient’s skull and into the brain. The pituitary gland was so enlarged by the tumour — 26 times its normal volume — that this bone, usually flat, was convex and bulging into the sinus cavity.

Cutting through a thin membrane, Cusimano reached the tumour. He scooped out what looked like gooey cottage cheese, confident he got it all.

The entire surgery, which also included procedures by head and neck surgeon Dr. John Lee, took about four hours.

After his first run with the 3D endoscope, Cusimano gave the new technology two thumbs up.

“We’re excited by it. It’s a natural evolution to surgery,” says the doctor, who also teaches medical students at the University of Toronto.

“The technology opens a whole new world of opportunities for advancing surgery because it allows us to basically put our eyes into the patient,” he says.

In a profession where seeing in micromillimetres counts, the new technology will also make a big difference to new surgeons, allowing them to better judge distances, Cusimano says.

The surgeon says he wouldn’t be surprised if other Canadian hospitals adopt the technology. He’s already heard about other neurosurgeons in the country expressing interest. At St. Mike’s, it was a generous donation from a donor that made the purchase of the technology possible.

Health Canada approved the 3D endoscope this past spring. In the United States, the Food and Drug Administration approved it more than a year and a half ago and now about a dozen hospitals there use it. It’s widely employed in Italy, and hospitals in other European countries as well as Israel also use it.

Inventor Yaron, who grew up in Israel and now resides in California, has seen neurosurgery performed using his technology about a thousand times around the world. Still, every time he watches it he gets chills, he says, because it brings him back to his own experience with a tumour.

“If this existed back then I probably would have needed only one operation and been released from hospital the next day,” he says.

Yaron takes great pleasure from seeing a satisfied neurosurgeon. And he has become philosophical about his own experience with a brain tumour that left him with deficits, such as difficulty remembering names and navigating travel.

“I believe there is a purpose for everything in life and I think that this tumour had a purpose.”

 

 

JOYEUX NOEL ET BONNE ANNÉE 2013.

 

 

Nous ne sommes plus qu’à quelques heures de Noël et j’aimerais profiter de l’occasion pour vous remercier d’être si nombreux à me lire. L’année a été remplie de rebondissement, certains auront reçu le diagnostic de tumeur cérébrale, d’autres auront perdu des êtres aimés qui combattaient ce cancer. De nouvelles thérapies verront le jour au cours des prochains mois, ce qui devrait prolonger le temps avant une récidive et qui sait, nous guérir définitivement.

 

J’aimerais vous souhaiter un très Joyeux Noel entourée des êtres que vous aimez et que l’Année 2013 soit remplie de Santé, Sérénité, Paix et Amour.

 

Cordialement, Chantal

2-L'Angoisse cette émotion qui nous étouffe!

L'Inconnu est porteur d'angoisse

de Nadine Gordimer.

 

L'angoisse, l'anxiété, la panique et la dépression sont tous des symptômes que nous vivrons, à plus moins grande échelle, au cours de la maladie.  Est-ce normal? Je suppose que oui. Est-ce inévitable? Encore là, je suppose que oui.  J'ai mentionné à plusieurs reprises l'importance de vivre au PRÉSENT et quelques pistes pour y arriver afin de soulager et même éliminer ces symptômes. Malheureusement pour certains d'entre nous, ces techniques peuvent ne pas être suffisantes, il ne faut donc pas hésiter et parler avec son médecin ou oncologue. 

 

 

Il existe de l'aide extérieure, notamment des neuropsychiatres qui sauront vous aider, soit à l'aide de thérapie et/ou médicaments.  On se dit tous qu'on peut y arriver, que l'on peut contrôler tous ces sympômes et bien souvent, c'est vrai, on peut y arriver. MAIS il arrive quelques fois, malgré toute notre bonne volonté ,que l'on ai besoin d'aide extérieure et ça, il faut qu'on le reconnaisse et qu'on accepte de se faire aider, sans porter de jugement sur nous-même.  Nous ne sommes pas des supermans ou superwomans, non, simplement des êtres humains qui passons par une gamme d'émotions, suite au diagnostic de tumeur cérébrale sans oublier les traitements de chimiothérapies, radiothérapies et opérations dans certains cas.

 

 

Ce n'est pas toujours évident.  Chacun d'entre nous  essayons de garder notre équilibre et quelques fois, on a l'impression que l'on nage à contre-courant et que la bataille est perdue d'avance. Mais comme je le disais dernièrement, tant que l'on a un souffle de vie, rien n'est perdu et tout est possible. Il s'agit d'y croire, on a pas choisi d'avoir une tumeur cérébrale, mais on peut choisir chaque jour, qu'elle ait le moins d'influence négative sur notre vie. 

 

 

 

 

1-L'Angoisse cette émotion qui nous étouffe!

« Toute angoisse est imaginaire ; le réel est son antidote. »

de André Comte-Sponville.

 

Qui de nous n'a pas un jour vécu un moment d'angoisse, c'est malheureusement une émotion avec laquelle nous devrons apprendre à vivre tout au long de la maladie.  Elle a surgi tout d'un coup, elle est restée un moment, puis elle a décidée de s'installer et ce, sans qu'on l'est autorisée a le faire.  Quelques fois, elle prend tellement de place qu'on a l'impression de faire une crise cardiaque.  On a de la difficulté à respirer, on transpire, on a des palpitations, des étourdissements, des nausées et j'en passe. 

 

L'angoisse apparaît dans notre vie parce qu'on a négligé de faire une place à un sentiment qui nous émergeait ou tout simplement un sujet qui nous préoccupait.  Qui n'a pas eu une réaction d'angoisse au diagnostic de tumeur cérébrale.  On a tous, je pense, ressentie cette émotion dans les heures sinon les jours qui ont suivi et puis on a mis de côté cette émotion pour se concentrer sur les traitements.  Certains sont opérés, d'autres sont inopérables, par contre la plupart d'entre nous auront eu de la chimiothérapie et quelques un de la radiothérapie.  Tout au cours du traitement, on vivra avec l'angoisse de savoir si les traitements seront efficaces.

 

Durant cette période, la plupart d'entre nous auront essayé de trouver le maximum de renseignements sur les tumeurs cérébrales et plus particulièrement sur la sorte de tumeur que l'on nous aura diagnostiquée. Certains recevront la confirmation qu'ils ont ou non la codélétion 1p/19q et puis viens le moment où l'on nous confirme que la tumeur semble s'être endormie.  Quelle joie! Enfin, on peut respirer, ne plus s'inquiéter et reprendre notre vie.  Mais attention! l'angoisse se tapit tout au fond de notre être et peut apparaître au moment où l'on s'en attend le moins.

 

Tous nous savons qu'inévitablement, un jour la tumeur décidera de se réveiller.  Cela pourrait être au bout de quelques mois ou quelques années.  Présentement, il n'y a aucun traitement pouvant guérir les tumeurs cérébrales, ils peuvent seulement nous donner du temps avant une prochaine récidive.  Vivre avec le sentiment que tout n'est pas réglé peut être difficile et angoissant.  À chaque examen de contrôle, l'angoisse ressurgit et peut s'exprimer de différente façon puis elle se tapit au fond de nous après les résultats.  Cependant, il arrive quelques fois, qu'elle ne veut plus se cacher et nous pourrit la vie.  Alors comment essayer de contrôler la situation?

 

Il faut comprendre que pour lutter contre l'angoisse, il nous faut apprendre à gérer différemment la situation, premièrement en arrêtant d'imaginer le pire.  Oui les risques de récidives sont là, oui il est possible de mourir de ce cancer. Mais présentement, il faut se concentrer sur l'essentiel qui est notre rémission et arrêtez de vouloir tout contrôler.  Pour ce faire, en ce qui me concerne, j'ai tenté plusieurs approches: le conditionnement physique, la relaxation, la méditation, la pratique du tai-chi et du yoga, le bénévolat, la peinture et enfin l'écriture.  Toutes ses activités m'ont aidée à lutter contre l'angoisse et même si quelques fois il m'arrive encore d'avoir des moments d'angoisse, je sais qu'aujourd'hui la meilleure méthode pour éviter d'augmenter les symptômes est sans aucun doute de surmonter mes appréhensions en restant dans le PRÉSENT!

 

 

 

 

 

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Conviction | Etre positif | Réflexion | Tumeur au cerveau

2-Peur de la mort ou peur de mourir?

 

«Je n'ai pas peur de mourir parce que je ne connais pas la mort.  Mais j'ai peur de ne plus vivre parce que je connais la vie!»

 De Anonyme, Extrait d'un film au profit de la lutte contre le sida.

 

Comme je l'ai déjà mentionné, je ne me suis jamais posé la question pourquoi moi, qu'est-ce que j'avais fait pour mériter tout cela?  Par contre, lorsque je regarde derrière moi, j'ai la conviction qu'il fallait que je passe par là pour comprendre certaines choses de la vie, pour atteindre une certaine sérénité. 

 

J'ai toujours été d'un tempérament optimiste et quoiqu'il m'arrive de voir plus sombres certains jours, j'en arrive toujours à me dire que cette maladie ne doit pas m'empêcher de vivre.  Car la peur de VIVRE est toujours plus néfaste que la peur de mourir ou la peur de la mort.   En fait, je pense qu'elle doit être la plus grande peur que l'on puisse affronter que l'on soit atteint d'une maladie incurable, handicapé ou tout simplement en bonne santé.  Alors, comment savoir quelle est notre réelle peur?  En ce qui me concerne, ce fût en y faisant face.  Cela m'a permis de faire un choix et ce choix fût celui de vivre. 

 

VIVRE MAINTENANT, non pas dans le passé ni dans le futur, mais MAINTENANT!  Cela n'empêche pas de faire des projets futurs, non bien au contraire, les rêves, les projets, les désirs, sont des objectifs à atteindre.  Sinon nous ne faisons que voir le train qui passe.  On a tous le choix, prendre le train ou le laisser passer.  Moi j'ai choisi de le prendre et de savourer chaque arrêt jusqu'au terminus.  Mes peurs m'accompagnent, mais ne régissent pas ma vie et lorsqu'elles ont tendances à vouloir prendre plus de place certains jours, alors je me dis que cela fait aussi partie de la vie et que je dois composer avec avant de leur donner moins d'importance. 

 

Je pense qu'il nous faut toute une vie pour apprendre à VIVRE!  La plénitude, le bonheur, la satisfaction d'une vie ne tiennent pas à sa durée, mais à sa qualité, c'est du moins ce que cette maladie m'a appris. Alors ai-je peur de Vivre, non! Peur de mourir! Peut-être puisque je ne sais pas ce qui m'attend, même si je pense que j'aurai droit à une autre vie sous quelque forme que ce soit! Peur de la mort, non!

 

Au bout du compte, toutes ses interrogations, ses incertitudes, ne sauront trouver écho que lorsque je serai morte, départie de mon enveloppe charnelle sur cette terre.  J'ose espérer que mes convictions ne sont pas utopiques et que j'aurai les réponses à ce moment-là.  Entre-temps, au-delà de toutes ses interrogations, il me faut VIVRE et SAVOURER chaque INSTANT, car c'est ce qui est le plus IMPORTANT, le MOMENT PRÉSENT.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1-Peur de la mort ou peur de mourir?

LE DESTIN DES HOMMES EST DE MOURIR.  POURQUOI M'ATTRISTER, ALORS QUE MON SORT EST NORMAL ET QUE MON DESTIN EST CELUI DE TOUS LES HOMMES?

 Lao Tseu, Traité du vide parfait, env. 400 ap.J-C.

 

J'ai eu envie d'écrire sur ce sujet, puisqu'inévitablement lorsqu'on apprend qu'un proche ou nous-mêmes sommes atteint d'une maladie incurable nous pensons à la mort.  Je me suis interrogée sur ma propre mort et sur le mal-être profond qui me rongeait l'intérieur à l'idée même de celle-ci.  Avais-je peur de la mort ou bien peur de mourir? 

 

Il y tant de questions qui trottaient dans ma tête, que se passe-t-il après la mort? Que devient-on après la mort? Est-ce que la réincarnation existe?  Le paradis et l'enfer existent-ils vraiment? Pourquoi mourir et pourquoi maintenant? Tant de questions et très peu de réponses si ce n'est que quelques pistes qui m'aide à accepter que je vais mourir un jour et que je ne sais pas quand cet évènement arrivera. 

 

Comme bien des gens, je suis de religion catholique, j'ai été baptisée, j'ai fait ma première communion, je n'ai jamais été mariée, mais je recevrai les derniers sacrements.  Même si je ne pratique  pas ma religion, j'ai développé aux cours des dernières années, une spiritualité. Je ne crois pas en l'Église mais encore aujourd'hui je ne suis pas certaine si je crois en Dieu ou en un Être supérieur.  Je vague entre l'idée d'un Dieu tout puissant inculqué par l'éducation catholique que j'ai reçue ou l'invention d'un groupe d'hommes avide de conquérir et d'aliéner un peuple afin d'assouvir  leurs soifs de pouvoir et d'argent.   

 

Malgré toutes ses interrogations au fil du temps s'est installée en moi, une paix intérieure et la certitude que quelque chose de plus grand que moi régit mon existence.  Appelons-le Dieu, Être suprême, Boudha, Allah, Énergie, Spiritualité, peu importe, j'ai amorcé des pistes de réponses à mes interrogations ce qui fait qu'aujourd'hui j'ai atteint une certaine sérénité face à la mort et que la peur de mourir ne m'angoisse plus comme avant.  J'ai encore quelques moments de révolte face à la mort d'amis(es) de proches ou de parents, mais après quelque temps j'arrive à accepter l'inévitable même si bien des fois je trouve que la grande faucheuse est arrivée trop tôt dans la vie de certaines personnes.

 

Ce qui est le plus difficile avec la mort, c'est de savoir que nous ne verrons plus les personnes que nous aimons, que nous ne pourrons plus sentir leurs odeurs, les prendre dans nos bras ou tout simplement leur dire que nous les aimons.  Il y a quelques années, ma grand-mère maternelle est décédée à l'âge de 101 ans, je m'occupais de ses obsèques et je voulais écrire quelque chose qui reflèterait ce qu'elle  nous aurait dit si elle avait pu.  En fouillant sur internet afin de trouver l'inspiration je suis tombée sur ce poème qui m'a tellement bouleversée et en même temps réconfortée. 

 

Je partage donc avec vous ce poème écrit par Charles Peguy suite à la perte d'un être cher.

 

 

Le fil n'est pas coupé.

 

La mort n'est rien.

 

Je suis seulement passé dans la pièce à côté.
Je suis moi, vous êtes vous.

 

Ce que nous étions les uns pour les autres, nous le sommes toujours.

 

Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné.

 

Parlez de moi comme vous l'avez toujours fait.
N'employez pas un ton différent, ne prenez pas un air solennel et triste.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi.

 

Que mon nom soit prononcé comme il l'a toujours été, sans emphase d'aucune sorte, sans une trace d'ombre.

 

La vie signifie tout ce qu'elle a toujours signifié.
Elle est ce qu'elle a toujours été.

 

Le fil n'est pas coupé.

 

Pourquoi serais-je hors de votre pensée simplement parce que je suis hors de votre vue ?

 

Je vous attends.

 

Je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin.
Vous voyez, tout est bien.