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1er mars 2016 déjà 16 ans et j'y suis encore.

Pour ceux et celles qui me suivent depuis plusieurs années, merci de me lire et pour les nouveaux bienvenue et bonne lecture.  Comme vous le constaterez cela fait maintenant 16 ans aujourd'hui que je vis avec une tumeur au cerveau.  Quatre opérations plus tard, quatre chimiothérapie et une radiothérapie ont réussi a prolonger ma vie de 16 années.  Je fêterai mes 56 ans en juillet et j'avoue être étonnée d'être encore ici. 

 

Je suis le petit miracle d'un merveilleux neurochirurgien Dr. Jean-François Giguère ainsi qu'une aussi bonne oncologue Dr. Guylaine Gaudet ainsi que toute son équipe d'infirmières.  Je les remercie encore de tous leurs bons soins, leurs bons mots à mon égard mais surtout d'être ce qu'ils sont, des médecins, infirmières, techniciennes humains dans leurs soins, patients avec nos petits et grands bobos. 

 

 

Merci à vous tous, c'est grâce à chacun d'entre vous si je suis encore ici.

 

 

LIFE IS BEAUTIFUL

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Et pourquoi pas! | Etre positif | Mes inspirations | Remerciements

3 JANVIER 2016!

3 JANVIER 2016!

 

Est-ce possible, eh oui et pourtant malgré l'opération, le déménagement, la chimiothérapie et la radiothérapie il me semble n'avoir point vu 2015.  Aujourd'hui, j'ai mis sur le blogue un paquet de post que j'avais écrit sur Facebook au cours des derniers mois mais que je n'avais mis sur le blogue, il y a cependant quelques articles que je n'ai pu retranscrire alors je vous invite à les consulter sur ma page Facebook.

Ce fut une dure année que 2015 et malgré la joie du temps des Fêtes le début de 2016 ressemblera a 2015, chimiothérapie débutant le 13 janvier prochain pour 6 semaines, ce qui devrait me ramener vers début mars 2016 pour un IRM qui nous indiquera si les tumeurs se sont endormies ou si nous devons envisager d'autres traitements.  J'avoue que je suis confiante, fatiguée mais confiante. Je sais bien que les prochaines semaines ne seront pas facile mais je pense que tout ce travail n'aura pas été fait pour rien. 

 

Je voie 2016 comme une opportunité de me remettre en forme, déjà j'ai perdu plus de 30 livres c'est donc le moment idéal pour reprendre en mars un entrainement.  Bon on s'entend pas pour faire un triathlon, mais reprendre une masse musculaire et être en forme cette été pour profiter des activités estivales même si le soleil et moi on jouera à cache-cache.

 

2015 ne m'a pas seulement apporter son lot de maladie mais aussi de petit et grand bonheur, un peu plus de sagesse mais surtout un peu plus de sérénité, malgré tout ces efforts pour combattre ce cancer, j ai l impression d'avoir grandie par mes lectures, mes conversations avec des amis(es).  J'ai eu le temps de pensée, d'analyser, de faire le point et changer certaines façon de voir la vie en générale et plus particulièrement la mienne.

 

A chaque rechute j'ai l'impression d'en apprendre un peu plus sur moi, aucun regret, aucun remords juste la conviction que je suis l'artisane de mon bonheur et j'y travaille sans relâche, alors cette année je me suis donnée comme défi de rester dans l'instrant présent.

 

 

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Conviction | Et pourquoi pas! | Etre positif | tumeur au cerveau - 4ieme round

Décembre le dernier mois de l'année.

Décembre, le dernier mois de l’année 2014. Ça fait des semaines, non des mois que je me dis que je devrais reprendre l’écriture de mon blogue et raconter comment j’ai passé cette dernière année. En principe, écrire un blogue, c’est se raconter un peu tous les jours, mais je dois avouer que cette année, le gout d’écrire n’y était pas. J’ai l impression que tout ce que j’aurais écrit aurait été négatif et au lieu de cela j’ai préféré me taire.

 

Ceux qui ont lu mon histoire savent à quel point le Témodal (chimiothérapie) a des effets négatifs sur mon moral et cette fois-ci sur mon physique. Mis à part les perpétuelles nausées et diarrhées, les infections ont pris la relève,et ce durant tout le temps des 6 cycles soit d’avril a septembre, alors pas facile d’être UP la vie quand d’une part ton corps ne suit pas et d’autre part ton moral fait des siennes. Pas facile à vivre ni pour moi et nie pour ceux qui m’entourent. Le va-et-vient des émotions est infernal. Tu viens à peine de te relever d’un cycle de chimiothérapie que l’autre commence. Et comme Dominique Michel disait lors d’une entrevue, tu t assis dans un fauteuil et tu attends que ça passe, parce que tu n’as pas vraiment le choix. Je ne me suis pas nécessairement assise dans un fauteuil, mais j’ai attendu que ça passe.

 

Maintenant ça va mieux, le moral est bon, le physique lui a des hauts et des bas, mais en général ça va. J’ai appris beaucoup de choses cette année, dont avoir une 3e récidive on ne s’habitue pas. On doit refaire tout le parcours déjà fait maintes et maintes fois et non ce n’est pas plus facile, c’est différent. L’âge premièrement, la fatigue psychologique des deux autres combats et comme je me plais a dire, je suis sûre que notre corps lui reconnait l ennemi qu’est la chimiothérapie alors il te le fait savoir.

 

Malgré tout, j’ai appris beaucoup sur moi, j’ai de merveilleux amis(es) qui sont avec moi depuis plusieurs années et de tout nouveaux amis qui se sont greffés depuis quelques années. Je les remercie pour leur support moral, mais aussi d’avoir pris la peine pour une telle de m’accompagner lors de mes IRM, pour un autre de m’accompagner pour les résultats de ces examens, ou bien être là lors de certains moments heureux comme malheureux, ils se reconnaitront, ils sont inestimables et je sais que jamais je ne pourrais leur dire assez combien je les aime, que je les apprécie et qu’ils me sont précieux, ils sont ma famille.

 

Sur cette traversée, j’ai réalisé que j’avais idéalisé ma conception de la famille et de l’amour. Je pensais que lorsqu’on aimait, on était capable des plus grands sacrifices et que l on dépassait ses propres peurs. Et non, dans un monde parfait se serait le cas, mais l’homme avec un grand H n’est pas parfait, et tu peux aimé et ne pas être capable de dépasser tes peurs, après tout on n’a pas tous le même bagage pour faire face à certaines situations. C’est ce que cette 3e récidive m’a appris. Dominique Michel disait dans une entrevue qu’elle n’avait plus de pardon dans son sac à pardon et j’étais pas mal d’accord avec elle à ce moment-là. Aujourd’hui je dirais que je n’ai pas à pardonner, chacun a droit à l’erreur et à ses propres limites et c’est correct. On a tous a assumer, qui nous sommes avec nos forces et nos faiblesses. Alors je n ai pas à pardonner, mais plutôt à essayer de comprendre.

 

Dans quelques jours soit le 8 décembre prochain, dernière IRM de l’année avec des résultats le 11. Je suis toujours un peu plus anxieuse durant les quelques jours précédents les résultats, normal. On verra ce que me réserve 2015, j’espère un peu plus de tranquillité et que les choses se placent à leurs meilleurs.

Découverte canadienne contre le cancer du cerveau

En cette fin d'année 2013, quoi de mieux pour terminer l'année que de recevoir enfin une bonne nouvelle puisqu'au cours de la dernière année, les nouvelles concernant de nouveaux traitements ont été décevantes.  Alors voila de quoi nous réjouir!

Par Rédaction La Presse Canadienne.

 

MONTRÉAL – Des chercheurs canadiens pourraient avoir réalisé une percée importante dans la lutte contre le cancer du cerveau.

Les patients actuellement atteints d’un glioblastome, la forme la plus agressive de cancer du cerveau, n’ont une espérance de vie moyenne que de 15 mois, et moins de 5 pour cent d’entre eux survivent plus de cinq ans.

Les chercheurs V. Wee Yong et Susobhan Sarkar, de l’Institut Hotchkiss du cerveau à l’Université de Calgary, ont découvert que la tumeur désactive certaines cellules immunitaires, les microglies, qui défendent normalement l’organisme contre les blessures et l’infection. Dans une tumeur, ces cellules immunitaires cessent de fonctionner correctement, ce qui permet au cancer de croître.

Les scientfiques ont ensuite déterminé, lors de tests chez des souris, qu’un médicament déjà approuvé pour lutter contre les infections fongiques du cerveau et de la colonne vertébrale, l’amphotéricine B, peut réactiver les microglies, ce qui leur permet ensuite d’attaquer la tumeur cérébrale.

Les souris traitées avec ce médicament ont vu la taille de leur tumeur diminuer. Elles ont aussi survécu deux ou trois fois plus longtemps que les autres.

Les chercheurs espèrent maintenant pouvoir procéder à des essais cliniques chez les humains.

Cette étude est publiée dans la revue médicale Nature Neuroscience.

 

2-Peur de la mort ou peur de mourir?

 

«Je n'ai pas peur de mourir parce que je ne connais pas la mort.  Mais j'ai peur de ne plus vivre parce que je connais la vie!»

 De Anonyme, Extrait d'un film au profit de la lutte contre le sida.

 

Comme je l'ai déjà mentionné, je ne me suis jamais posé la question pourquoi moi, qu'est-ce que j'avais fait pour mériter tout cela?  Par contre, lorsque je regarde derrière moi, j'ai la conviction qu'il fallait que je passe par là pour comprendre certaines choses de la vie, pour atteindre une certaine sérénité. 

 

J'ai toujours été d'un tempérament optimiste et quoiqu'il m'arrive de voir plus sombres certains jours, j'en arrive toujours à me dire que cette maladie ne doit pas m'empêcher de vivre.  Car la peur de VIVRE est toujours plus néfaste que la peur de mourir ou la peur de la mort.   En fait, je pense qu'elle doit être la plus grande peur que l'on puisse affronter que l'on soit atteint d'une maladie incurable, handicapé ou tout simplement en bonne santé.  Alors, comment savoir quelle est notre réelle peur?  En ce qui me concerne, ce fût en y faisant face.  Cela m'a permis de faire un choix et ce choix fût celui de vivre. 

 

VIVRE MAINTENANT, non pas dans le passé ni dans le futur, mais MAINTENANT!  Cela n'empêche pas de faire des projets futurs, non bien au contraire, les rêves, les projets, les désirs, sont des objectifs à atteindre.  Sinon nous ne faisons que voir le train qui passe.  On a tous le choix, prendre le train ou le laisser passer.  Moi j'ai choisi de le prendre et de savourer chaque arrêt jusqu'au terminus.  Mes peurs m'accompagnent, mais ne régissent pas ma vie et lorsqu'elles ont tendances à vouloir prendre plus de place certains jours, alors je me dis que cela fait aussi partie de la vie et que je dois composer avec avant de leur donner moins d'importance. 

 

Je pense qu'il nous faut toute une vie pour apprendre à VIVRE!  La plénitude, le bonheur, la satisfaction d'une vie ne tiennent pas à sa durée, mais à sa qualité, c'est du moins ce que cette maladie m'a appris. Alors ai-je peur de Vivre, non! Peur de mourir! Peut-être puisque je ne sais pas ce qui m'attend, même si je pense que j'aurai droit à une autre vie sous quelque forme que ce soit! Peur de la mort, non!

 

Au bout du compte, toutes ses interrogations, ses incertitudes, ne sauront trouver écho que lorsque je serai morte, départie de mon enveloppe charnelle sur cette terre.  J'ose espérer que mes convictions ne sont pas utopiques et que j'aurai les réponses à ce moment-là.  Entre-temps, au-delà de toutes ses interrogations, il me faut VIVRE et SAVOURER chaque INSTANT, car c'est ce qui est le plus IMPORTANT, le MOMENT PRÉSENT.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1-Peur de la mort ou peur de mourir?

LE DESTIN DES HOMMES EST DE MOURIR.  POURQUOI M'ATTRISTER, ALORS QUE MON SORT EST NORMAL ET QUE MON DESTIN EST CELUI DE TOUS LES HOMMES?

 Lao Tseu, Traité du vide parfait, env. 400 ap.J-C.

 

J'ai eu envie d'écrire sur ce sujet, puisqu'inévitablement lorsqu'on apprend qu'un proche ou nous-mêmes sommes atteint d'une maladie incurable nous pensons à la mort.  Je me suis interrogée sur ma propre mort et sur le mal-être profond qui me rongeait l'intérieur à l'idée même de celle-ci.  Avais-je peur de la mort ou bien peur de mourir? 

 

Il y tant de questions qui trottaient dans ma tête, que se passe-t-il après la mort? Que devient-on après la mort? Est-ce que la réincarnation existe?  Le paradis et l'enfer existent-ils vraiment? Pourquoi mourir et pourquoi maintenant? Tant de questions et très peu de réponses si ce n'est que quelques pistes qui m'aide à accepter que je vais mourir un jour et que je ne sais pas quand cet évènement arrivera. 

 

Comme bien des gens, je suis de religion catholique, j'ai été baptisée, j'ai fait ma première communion, je n'ai jamais été mariée, mais je recevrai les derniers sacrements.  Même si je ne pratique  pas ma religion, j'ai développé aux cours des dernières années, une spiritualité. Je ne crois pas en l'Église mais encore aujourd'hui je ne suis pas certaine si je crois en Dieu ou en un Être supérieur.  Je vague entre l'idée d'un Dieu tout puissant inculqué par l'éducation catholique que j'ai reçue ou l'invention d'un groupe d'hommes avide de conquérir et d'aliéner un peuple afin d'assouvir  leurs soifs de pouvoir et d'argent.   

 

Malgré toutes ses interrogations au fil du temps s'est installée en moi, une paix intérieure et la certitude que quelque chose de plus grand que moi régit mon existence.  Appelons-le Dieu, Être suprême, Boudha, Allah, Énergie, Spiritualité, peu importe, j'ai amorcé des pistes de réponses à mes interrogations ce qui fait qu'aujourd'hui j'ai atteint une certaine sérénité face à la mort et que la peur de mourir ne m'angoisse plus comme avant.  J'ai encore quelques moments de révolte face à la mort d'amis(es) de proches ou de parents, mais après quelque temps j'arrive à accepter l'inévitable même si bien des fois je trouve que la grande faucheuse est arrivée trop tôt dans la vie de certaines personnes.

 

Ce qui est le plus difficile avec la mort, c'est de savoir que nous ne verrons plus les personnes que nous aimons, que nous ne pourrons plus sentir leurs odeurs, les prendre dans nos bras ou tout simplement leur dire que nous les aimons.  Il y a quelques années, ma grand-mère maternelle est décédée à l'âge de 101 ans, je m'occupais de ses obsèques et je voulais écrire quelque chose qui reflèterait ce qu'elle  nous aurait dit si elle avait pu.  En fouillant sur internet afin de trouver l'inspiration je suis tombée sur ce poème qui m'a tellement bouleversée et en même temps réconfortée. 

 

Je partage donc avec vous ce poème écrit par Charles Peguy suite à la perte d'un être cher.

 

 

Le fil n'est pas coupé.

 

La mort n'est rien.

 

Je suis seulement passé dans la pièce à côté.
Je suis moi, vous êtes vous.

 

Ce que nous étions les uns pour les autres, nous le sommes toujours.

 

Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné.

 

Parlez de moi comme vous l'avez toujours fait.
N'employez pas un ton différent, ne prenez pas un air solennel et triste.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi.

 

Que mon nom soit prononcé comme il l'a toujours été, sans emphase d'aucune sorte, sans une trace d'ombre.

 

La vie signifie tout ce qu'elle a toujours signifié.
Elle est ce qu'elle a toujours été.

 

Le fil n'est pas coupé.

 

Pourquoi serais-je hors de votre pensée simplement parce que je suis hors de votre vue ?

 

Je vous attends.

 

Je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin.
Vous voyez, tout est bien.

 

 

 

 

 

 

 

 

Enfin, on a pu déposer nos valises.

Il me semble vous avoir raconté que je vendais mon condo pour me rapprocher de Montréal. En fait, je voulais être près de l'hôpital puisque l'on parlait d'une troisième opération et des traitements qui suivraient. Je me disais que de cette façon cela serait plus pratique pour mon frère et moi, mais la vie en a décidé autrement. Alors que toutes les transactions immobilières que j'ai faites jusqu'à maintenant se sont déroulées sans embûches, je m'imaginais que cette dernière irait de même, ce ne fut malheureusement pas le cas, il y a eu délai après délai pour enfin conclure. Pas facile lorsqu'il s'agit de trois transactions dépendantes de l'une et l'autre. Et puis les banques sont devenues tellement frileuses depuis le crash immobilier aux États-Unis, qu'aujourd'hui pour une marge de crédit représentant le tiers de la valeur immobilière, on demande une évaluation et là ce n'est qu'un exemple.

 

 

Toujours est-il que pendant tous ces délais, il m'a fallu renoncer à deux locations ne pouvant m'impliquer financièrement a ce moment-là. Il faut dire également qu'étant donné que je louais avec mon frère, ce que l'on recherchait devait comprendre 3 chambres à coucher, deux salles de bain, cuisine, salle à manger et salon. On parle donc d'un loyer mensuel avoisinant les $2000.00, alors avant de s'embarquer on s'assure donc que le condo soit vendu. Après plusieurs semaines enfin on est passé chez le notaire, je pouvais donc m'engager. Durant cette période, on avait visité un haut de duplex à Ville St-Laurent qui semblait pouvoir nous convenir. Nous avions donc communiquer régulièrement avec l'agent d'immeuble responsable de la location de cet appartement. La majorité de nos conversations se faisaient par courriel et lors de notre rencontre ainsi que nos échanges de courriel, nous avions mentionné que le critère numéro 1 dans notre liste était la tranquillité. Nous assurant que nos critères avaient tous été respectés nous nous sommes donc engagés et avons déménagé le 14 juin dernier.

 

 

Pour ceux qui ne connaissent pas Ville St-Laurent, il s'agit d'un arrondissement multiethnique en majorité anglophone et le secteur où se situait le Duplex est principalement habité par des Juifs. Je savais tout cela lorsque l'on a loué, puisqu'une quinzaine d'années auparavant je travaillais dans le secteur, cependant ce que j'ignorais c'est que le Duplex était situé dans un corridor aérien où 85% du trafic passe par cedit corridor. Naturellement, les propriétaires ainsi que l'agent d'immeubles ne nous ont pas avisé de la situation si ce n'est que le propriétaire lors de notre arrivée a mentionné a mon frère que l'on s'habituait au trafic aérien, sur ce mon frère lui a répondu quoi il y a 4 ou 5 avions par jour, le propriétaire s'est retourné et n'a pas répondu. Et on a compris pourquoi, de 6 heures du matin a 10 h le matin et de 20h a 1heure du matin, on peu compter un avion au 2minutes 1/2. Non non, c'est vrai on peut même lire le nom de l'avion tellement ils volent bas.

 

Toujours est-il que le dimanche on a fait annuler notre bail et on partait à la recherche d'un autre logement. Deux semaines plus tard où entretemps on dormait à l’hôtel (quelles vacances !!!!!) nous déménagions ici au 11e étage dans un condo de 2560pc avec une vue de Montréal a couper le souffle. Comme quoi la vie nous réserve de belles surprises. Je dois dire que c'était bien le dernier endroit auquel j'aurais pensé, St-Léonard  dans un quartier majoritairement Italien, mais eux au moins parlent le français.

 

Enfin comme une bonne nouvelle n'arrive pas seule, les résultats de mon IRM ont démontré que la tumeur était restée sensiblement la même, malgré des prises de vue différentes. On a donc convenu considérant les vacances estivales d'une prochaine résonnance au 5 octobre prochain. Suis-je contente d'après vous, OUI,OUI,OUI!!!!!!!!!!!!! C'est mon plus beau cadeau d'anniversaire, passer un été sans stresser pour m'établir correctement dans mon logement, profitez des amis(es), du beau temps et tout ce qui fait que l'on apprécie tant la Vie. Merci la vie , mille fois merci !!!!!!

Première résonnance magnétique 2012.

Lundi 6 février 2012, j’ai rendez-vous pour ma première résonnance magnétique de l’année. Comme je suis allergique au produit de contraste, je dois me présenter une heure à l’avance pour me faire injecter du Bénadryl ainsi qu’un anti-inflammatoire du solu-cortef. Ce qui est pratique avec cette préparation, c’est que ça me rend somnolente, ce qui fait que je ne panique pas dans le scan. Eh oui! je souffre de claustrophobie et même encore après quoi, environ plus d’une trentaine de résonnances magnétiques, j’ai encore cette phobie et l’impression qu’on clou mon cercueil. Alors avec cette préparation, cela calme mes angoisses et anéantit toutes mes peurs. Faut bien qu’il y ait un avantage quelque part, Non!. Toujours est-il, qu’accompagnée de mon amie nous sommes donc à l’hôpital vers 11hr30am, le rendez-vous est a 12hr30pm et si on est chanceuse on sera sortie pour 2 heures tout au plus. Mais la chance n’était pas là, un des deux scan a brisé le matin même, ce qui a occasionné un retard de 3 heures. Ce qui fait qu’on était de retour à la maison vers 16hrs. Soirée peinarde, une chance que les téléromans sont de retour, ça m’évade un peu l’esprit, trop fatiguée pour prendre un livre ou bien d’aller sur internet.

 

Je me suis donc occupé l’esprit de mille et une manière en attendant mon rendez-vous de jeudi dernier où je rencontrais mon oncologue et son assistante. Salutations d’usage et brin de jasette où elle m’informe qu’on voit toujours ce rehaussement dans mon cerveau. Jusqu'à présent ce n’était pas vraiment clair pour moi et comme je suis visuelle je lui ai demandé de consulter le film de mon cerveau. C’est alors que j’ai compris ce qu’elle voulait dire, lorsqu’on nous injecte le produit de contraste s’il y a tumeur ou métastase, notre cerveau s’éclaire, oui, oui, ç’a produit un genre de tache blanche sur tout ce gris.  En général, une tumeur se définit par des contours rugueux un peu comme si vous étiez dans les montagnes russes. Bon j’exagère, mais pas vraiment. Dans mon cas, ce que l’on voit mesure environ 2cm et semble lisse, on convient donc qu’elle en discutera avec mon neurochirurgien et qu’a moins du contraire on ne touche pas a cela, on fera une résonnance en avril prochain. Suis-je réellement plus rassurée, je ne sais pas, mais il faut bien que je fasse confiance si non aux médecins tout au moins à la vie.

 

Et puis je dois dire, quelque chose a changé en moi, est-ce parce que je fais un lâcher-prise ou tout au moins j’y mets tous les efforts pour l’atteindre, mais je me sens prête psychologiquement.  Comprenons-nous bien, je n’ouvre pas les bras en criant rechute je t’attends, non!  Mais si jamais cela devait se produire, je suis d’attaque a y faire face, j’ai eu le temps ces derniers mois de faire le plein d’énergie, alors si elle pointe son nez, je suis prête a remonter sur le ring.

 

Réflexion sur l'écriture.

Janvier 2012, une nouvelle année qui s’amorce. Je ne sais pas pour vous, mais moi j’ai passé un temps de Fêtes relativement tranquille. Souper en famille et beaucoup de réflexion et de travail, autant sur le blogue que sur le forum de discussion et évidemment ainsi que sur moi-même. Antérieurement, je faisais un temps de pause et de réflexion une fois par année, et ce, à l’approche de mon anniversaire. J'’arrête et je regarde en arrière ce que j’ai fait, où j’en suis rendue et là, je me fais une liste de nouveaux objectifs. Écrire ce blogue me force à faire plus souvent cette introspection. Mon frère dirait que cela m’oblige d’avoir une approche égocentrique et narcissique, d’une certaine façon il a raison.

 

 

La question, est-ce que j’écris pour moi ou pour les autres. Sincèrement un peu des deux. Alors que mon approche était de venir en aide aux autres en racontant mon histoire, je dois avouer que j’y trouve une sorte d’exutoire. Ainsi, chaque fois que je pense avoir tout dit, je m’aperçois que j’ai encore beaucoup à dire. Écrire me fait prendre conscience de qui je suis , de ce que je pense et enfin de ce que je ressens. Bref, effectivement cela est quelque peu égocentrique et narcissique.

 

 

Écrire ce blogue m’oblige aussi de m’assoir devant une page blanche, et d’essayer de communiquer quelque chose d’intelligent, susceptible d’intéresser. J’ai beau avoir plusieurs sujets en avance, je dois admettre que le syndrome de la page blanche est bel et bien là. Autant il y a des jours, où tout coule et où je pourrais discourir pendant des pages et des pages, autant d’autres fois je ne sais plus vraiment par où commencer. Ce n’est pas que je ne sais pas quoi dire, mais bien souvent c’est comment le dire. Et c’est là que le travail d’écriture devient exutoire. Cela me force à coucher sur papier ce qui est bloqué au fond de ma gorge.

 

 

Écrire c’est aussi d’une certaine façon un lâcher-prise mental. J’entends par là que c’est travailler sur ses besoins, ses peurs, ses croyances négatives. Quelques fois cela peut être dur et pénible, mais c’est aussi se laisser imprégner par une émotion ou bien encore observer le va-et-vient de nos pensées. Bref, quelques que soit les raisons qui me poussent à écrire, je les accepte, car au bout du compte c’est peut-être le chemin que je dois prendre pour grandir un peu plus.

Lancement du FORUM C-LAVIE.COM

C’est avec plaisir que j’ouvre officiellement ce jour, LE FORUM C-LAVIE.COM. Il y a quelque temps, je vous avais fait part de ce projet et je pensais qu’il ne se réaliserait que dans plusieurs semaines. Mais la vie nous faisant des cadeaux, elle a fait en sorte que je puisse réaliser celui-ci plus tôt que prévu.

 

Certains pourraient se demander pourquoi ayant un blogue et une page FACEBOOK, ai-je vu la nécessité d’ouvrir un FORUM. Tout simplement parce qu’il y a un nombre incalculable de personnes qui n’ont pas de page FACEBOOK ou qui ne désirent pas une telle page. Et puis en toute franchise, je n’ai pu trouver à ce jour, une plateforme où des personnes concernées par cette maladie pouvait échanger, raconter leur vécue, questionner, donner certaines réponses, partager leurs peurs et leurs espoirs.

 

J’ai bien vu quelques blogues racontant tout comme moi, leur expérience avec cette maladie. Mais de vous à moi, je peux les compter sur les doigts d’une seule main. Est-ce normal, bien sûr ce n’est pas tout le monde qui peux ou qui veut se lancer dans un tel projet. Mais je sais que toute personne concernée par les tumeurs cérébrales veut en apprendre le plus possible sur le sujet. Et qui d’autres que des personnes ayant vécu cette expérience est plus susceptible de comprendre ce que l’on vit avec cette maladie.

 

Il y a bien quelques sites scientifiques qui je le confirme, nous aide a comprendre cette maladie d’une façon toute scientifique. Mais je n’ai pas lu d’articles parlant de comment on vit une chimiothérapie, ou encore une radiothérapie. Également aucun article relatant les effets yoyo de notre caractère ou d’un changement quelconque de personnalité. Et toutes ses questions que l’on ose pose sans demander de peur de passer pour un idiot ou idiote. À qui les poser si ce n’est aux personnes vivant avec cette maladie et qui se sont fort probablement posé les mêmes questions.

 

Voilà pourquoi j’ai vu la nécessité d’ouvrir ce FORUM.. C’est notre plateforme de discussion. Alors, allons jaser.