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1er mars 2016 déjà 16 ans et j'y suis encore.

Pour ceux et celles qui me suivent depuis plusieurs années, merci de me lire et pour les nouveaux bienvenue et bonne lecture.  Comme vous le constaterez cela fait maintenant 16 ans aujourd'hui que je vis avec une tumeur au cerveau.  Quatre opérations plus tard, quatre chimiothérapie et une radiothérapie ont réussi a prolonger ma vie de 16 années.  Je fêterai mes 56 ans en juillet et j'avoue être étonnée d'être encore ici. 

 

Je suis le petit miracle d'un merveilleux neurochirurgien Dr. Jean-François Giguère ainsi qu'une aussi bonne oncologue Dr. Guylaine Gaudet ainsi que toute son équipe d'infirmières.  Je les remercie encore de tous leurs bons soins, leurs bons mots à mon égard mais surtout d'être ce qu'ils sont, des médecins, infirmières, techniciennes humains dans leurs soins, patients avec nos petits et grands bobos. 

 

 

Merci à vous tous, c'est grâce à chacun d'entre vous si je suis encore ici.

 

 

LIFE IS BEAUTIFUL

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Et pourquoi pas! | Etre positif | Mes inspirations | Remerciements

3 JANVIER 2016!

3 JANVIER 2016!

 

Est-ce possible, eh oui et pourtant malgré l'opération, le déménagement, la chimiothérapie et la radiothérapie il me semble n'avoir point vu 2015.  Aujourd'hui, j'ai mis sur le blogue un paquet de post que j'avais écrit sur Facebook au cours des derniers mois mais que je n'avais mis sur le blogue, il y a cependant quelques articles que je n'ai pu retranscrire alors je vous invite à les consulter sur ma page Facebook.

Ce fut une dure année que 2015 et malgré la joie du temps des Fêtes le début de 2016 ressemblera a 2015, chimiothérapie débutant le 13 janvier prochain pour 6 semaines, ce qui devrait me ramener vers début mars 2016 pour un IRM qui nous indiquera si les tumeurs se sont endormies ou si nous devons envisager d'autres traitements.  J'avoue que je suis confiante, fatiguée mais confiante. Je sais bien que les prochaines semaines ne seront pas facile mais je pense que tout ce travail n'aura pas été fait pour rien. 

 

Je voie 2016 comme une opportunité de me remettre en forme, déjà j'ai perdu plus de 30 livres c'est donc le moment idéal pour reprendre en mars un entrainement.  Bon on s'entend pas pour faire un triathlon, mais reprendre une masse musculaire et être en forme cette été pour profiter des activités estivales même si le soleil et moi on jouera à cache-cache.

 

2015 ne m'a pas seulement apporter son lot de maladie mais aussi de petit et grand bonheur, un peu plus de sagesse mais surtout un peu plus de sérénité, malgré tout ces efforts pour combattre ce cancer, j ai l impression d'avoir grandie par mes lectures, mes conversations avec des amis(es).  J'ai eu le temps de pensée, d'analyser, de faire le point et changer certaines façon de voir la vie en générale et plus particulièrement la mienne.

 

A chaque rechute j'ai l'impression d'en apprendre un peu plus sur moi, aucun regret, aucun remords juste la conviction que je suis l'artisane de mon bonheur et j'y travaille sans relâche, alors cette année je me suis donnée comme défi de rester dans l'instrant présent.

 

 

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Conviction | Et pourquoi pas! | Etre positif | tumeur au cerveau - 4ieme round

Enfin terminée la radiothérapie,

Enfin terminée la radiothérapie, après 7 semaines à 5 jours semaines, je peux dire que je suis heureuse que le tout soit enfin du passé. La derniere session ayant eu lieu le 11 décembre dernier. J ai rencontré plein de monde intéressant, malades, techniciens et médecins. Ca été plus facile que je ne le croyais, le traitement dure 20 minutes plus ou moins, mais ce qui est le plus long c est de s installer, de voir que toutes les repères de mon casque de guerre (lol) s enlignent avec la marque que l on m avait fait sur la poitrine. Apres cela , c est le scan et on analyse les images et quand en fin tout leur convient alors on m envoie dans 3 regions du cerveau des rayons, quelques fois c est 3 rayons, d autres fois 4 a peu pres toujours la meme densite. Le laser a une drôle d odeur, pas de plastique, ni de chimique mais une odeur. J ai perdu je dirais plus de la moitie de mes cheveux côté droit, je ne saurai pas avant plusieurs mois s ils vont repousser ou non, mais bon on verra. Je dois dire que je n avais jamais perdu de cheveux lors des autres traitements, il faut dire que j avais fait rasé ma tête pour les opérations Cette fois ci on a rasé le strict minimum j ai fait couper mes cheveux juste avant le traitement, mais quand j ai vu tous ces cheveux un peu partout sur mes vêtements, le lit etc... j ai eu un choc et je me sentie moins féminine, moins désirable et pourtant. J ai compris que quelque soit l age notre chevelure fait partie de nos armes de seduction, c est tres superficiel comme reaction, mais bon je me donne le droit d etre superficielle pour cela.

La peau est plus sensible, alors j ai de la creme avec cortisone et des gouttes pour les oreilles. Pour le restant de ma vie le soleil et moi on jouera a cache cache, ce qui veux dire, chapeau, manche longue, crème protectrice sur le visage et autre partie du corps qui seront a découvert. Fini les plages de Cuba ou de la Floride et fini de se promener le toit ouvert en été.

Pour les prochains mois il me faudra vivre avec la fatigue, pas de celle que tu va te coucher et après quelques heures tu te lèves et tu es en plein forme, non celle ou tu n as pas d énergie pour ne serait ce prendre ta douche et aller déjeuner avec des amies, celle ou après 1 heure de sortie tu reviens a la maison pour t écraser, celle qui fait que ca te prends 3 jours a faire le ménage de ton 4 1/2, vous voyez le genre. Il semblerait que je devrais ressentir cela encore quelques mois.

j avais parlé de ma claustrophobie et je dois dire que je suis pas mal fiere de moi, mis a part la premiere fois qui est interminable vue qu on prends des mesures, des scans et qu on fait des verifications a nenplus en finir, je n ai eu que 2 ou 3 crises. La premiere , j ai priée Dieu de m aider, un peu comme un mentra queje récitais, il, faut dire que la music qu ils avaient mis me tombaient sur les nerfs, alors ce fut penible. Apres cela j ai toujours amener mon cd de music chrystal silence 2, qui m a enormement aidee. Les 2 autres crises de panique ont eu lieu alors que j avais mal dormie la veille donc le sommeil est important, tout comme la communication avec l équipe, car 20 minutes ce n est pas long mais quand tu es inconfortable, que tu as chaud ou froid ou bien que ton masque fait pression sur ta machoire, tu trouve que 20 minutes c est une torture,

Je suis donc en vacances de traitement jusqu au 13 janvier 2016 ou dépendamment de ma formule sanguine on entreprendra un autre 6 semaines de chimiotherapies. En attendant, je me repose pour reprendre des forces.

De Joyeuses Fetes a tous!

EXEMPLE DE MASQUE POUR RADIOTHERAPIE AU CERVEAU:

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Etre positif | tumeur au cerveau - 4ieme round

Quelques nouvelles.

En ce mardi nuageux à souhait et après des mois de silence, je viens donc vous donner quelques nouvelles de moi. Les dernières semaines ont été très occupées, non seulement par la chimiothérapie, mais aussi par un déménagement. Ces dernières années je vivais en compagnie de mon frère et j'ai ressentie malgré que je me savais en récidive de me retrouver seule en appartement. Bon on s'entend, pas tout à fait seule puisque j'ai mes deux chats ainsi que des amis(es) qui m'entourent, mais quand même, je profite d'un grand appartement lumineux et tranquille. Côté santé ça va, le premier cycle ne s'est pas très bien passé et il a fallu que l'on cesse, car l'urticaire était au rendez-vous. Ce soir on commence le deuxième cycle de PCV soit 8 comprimés de CCNU (lomustine) et la semaine prochaine une injection de vincristine (oncovin) suivi de 14jours de Procarbazine(Matulane) qui seront accompagnés d'un comprimé de cortisone le matin et de benadryl le soir tout ça pour empêcher une réaction allergique.

Cette semaine rendez-vous avec la radio-oncologue de Maisonneuve-Rosemont Dr. Lessard, quoique j'ai une bonne idée de ce que sera le traitement, j'ai encore des difficultés à dealer avec ce dernier, surtout sachant que toutes les tumeurs n'ont pas été retirées et si mes souvenirs sont bons, lors de ma dernière rencontre avec cette dernière, cela augmentait les possibilités de démence à long terme. On verra jeudi avec cette dernière. Malgré tous ces petits tracas, je vais bien et je suis heureuse et ça, c'est précieux.

 

Dans un autre ordre d'idée, comme vous l'avez constaté le forum a été attaqué par de la publicité non sollicitée. J'ai donc enlevé le lien sur le blogue quoique le forum pour le moment est toujours en ligne, je vous suggère donc soit d'intervenir sur le blogue ou sur ma page Facebook c-lavie.com en attendant que je trouve une solution à ces intrus.

 


 

Décembre le dernier mois de l'année.

Décembre, le dernier mois de l’année 2014. Ça fait des semaines, non des mois que je me dis que je devrais reprendre l’écriture de mon blogue et raconter comment j’ai passé cette dernière année. En principe, écrire un blogue, c’est se raconter un peu tous les jours, mais je dois avouer que cette année, le gout d’écrire n’y était pas. J’ai l impression que tout ce que j’aurais écrit aurait été négatif et au lieu de cela j’ai préféré me taire.

 

Ceux qui ont lu mon histoire savent à quel point le Témodal (chimiothérapie) a des effets négatifs sur mon moral et cette fois-ci sur mon physique. Mis à part les perpétuelles nausées et diarrhées, les infections ont pris la relève,et ce durant tout le temps des 6 cycles soit d’avril a septembre, alors pas facile d’être UP la vie quand d’une part ton corps ne suit pas et d’autre part ton moral fait des siennes. Pas facile à vivre ni pour moi et nie pour ceux qui m’entourent. Le va-et-vient des émotions est infernal. Tu viens à peine de te relever d’un cycle de chimiothérapie que l’autre commence. Et comme Dominique Michel disait lors d’une entrevue, tu t assis dans un fauteuil et tu attends que ça passe, parce que tu n’as pas vraiment le choix. Je ne me suis pas nécessairement assise dans un fauteuil, mais j’ai attendu que ça passe.

 

Maintenant ça va mieux, le moral est bon, le physique lui a des hauts et des bas, mais en général ça va. J’ai appris beaucoup de choses cette année, dont avoir une 3e récidive on ne s’habitue pas. On doit refaire tout le parcours déjà fait maintes et maintes fois et non ce n’est pas plus facile, c’est différent. L’âge premièrement, la fatigue psychologique des deux autres combats et comme je me plais a dire, je suis sûre que notre corps lui reconnait l ennemi qu’est la chimiothérapie alors il te le fait savoir.

 

Malgré tout, j’ai appris beaucoup sur moi, j’ai de merveilleux amis(es) qui sont avec moi depuis plusieurs années et de tout nouveaux amis qui se sont greffés depuis quelques années. Je les remercie pour leur support moral, mais aussi d’avoir pris la peine pour une telle de m’accompagner lors de mes IRM, pour un autre de m’accompagner pour les résultats de ces examens, ou bien être là lors de certains moments heureux comme malheureux, ils se reconnaitront, ils sont inestimables et je sais que jamais je ne pourrais leur dire assez combien je les aime, que je les apprécie et qu’ils me sont précieux, ils sont ma famille.

 

Sur cette traversée, j’ai réalisé que j’avais idéalisé ma conception de la famille et de l’amour. Je pensais que lorsqu’on aimait, on était capable des plus grands sacrifices et que l on dépassait ses propres peurs. Et non, dans un monde parfait se serait le cas, mais l’homme avec un grand H n’est pas parfait, et tu peux aimé et ne pas être capable de dépasser tes peurs, après tout on n’a pas tous le même bagage pour faire face à certaines situations. C’est ce que cette 3e récidive m’a appris. Dominique Michel disait dans une entrevue qu’elle n’avait plus de pardon dans son sac à pardon et j’étais pas mal d’accord avec elle à ce moment-là. Aujourd’hui je dirais que je n’ai pas à pardonner, chacun a droit à l’erreur et à ses propres limites et c’est correct. On a tous a assumer, qui nous sommes avec nos forces et nos faiblesses. Alors je n ai pas à pardonner, mais plutôt à essayer de comprendre.

 

Dans quelques jours soit le 8 décembre prochain, dernière IRM de l’année avec des résultats le 11. Je suis toujours un peu plus anxieuse durant les quelques jours précédents les résultats, normal. On verra ce que me réserve 2015, j’espère un peu plus de tranquillité et que les choses se placent à leurs meilleurs.

Des chercheurs québécois sont en voie de réussir l’impossible: mettre au point une molécule capable d’atteindre et traiter les tumeurs cérébrales

JOURNAL DE MONTREAL 8 MAI 2014 PAR ISABELLE MAHER .

Des chercheurs québécois sont en voie de mettre au point une molécule capable de traiter les tumeurs au cerveau.

 

Richard Béliveau flotte littéralement sur un nuage. Avec son équipe, le docteur en biochimie a réussi l’impossible : atteindre le cerveau pour traiter les tumeurs cancéreuses grâce à une molécule en cours de tests cliniques.

«On est à la porte d’un traitement, ça n’arrive qu’une fois dans une vie», lance celui qui a fait du cancer l’ennemi public numéro un.

En 2004, Richard Béliveau et son équipe ont mis au point l’ANG1005, une molécule transportant un médicament capable d’atteindre et traiter les tumeurs au cerveau.

Depuis, l’entreprise montréalaise Angiochem mène les tests cliniques du médicament aux États-Unis. Les résultats sont si prometteurs que de nouvelles études de phase II sont en cours. Nous avons rencontré le chercheur au Laboratoire de médecine moléculaire de l'UQAM.

Q: Pourquoi le traitement que vous avez mis au point est sur la bonne voie ?

Richard Béliveau: «Jusqu’ici, 200 patients ont été traités, entre 60% et 80% voient leur état clinique s’améliorer, certains ont des rémissions complètes. J’avais envisagé les pires scénarios, des effets secondaires importants, des rejets ou de l’intolérance au traitement. Rien de tout ça n’est arrivé. Ce qui nous excite, c’est d’arriver à des résultats avec le glioblastome, un cancer mortel qui ne laisse que 11 ou 12 mois à vivre. On arrive aussi à traiter des métastases au cerveau que l’on retrouve dans 30% à 50% des cancers du sein ou du poumon.»

Q: Quels sont les résultats qui vous semblent le plus spectaculaire ?

R.B.: «C’est la disparition complète d’un glioblastome chez un patient qui ne répondait plus à rien et dont le pronostic était très sombre. Grâce au traitement, l’homme est en rémission depuis trois ans.»

Q: Y a-t-il de l’espoir pour d’autres maladies du cerveau ?

R.B.: «On a trouvé la molécule pour transporter un médicament contre le cancer, on peut penser traiter d’autres pathologies comme l’Alzheimer ou le Parkinson. Mais il est encore trop tôt pour prévoir ce qui va se passer.»

Q: Si tout va bien, il est permis de croire que le ANG1005 sera disponible en 2016 ?

R.B.: «Oui, mais je suis prudent et à la fois enthousiaste. On ne doit pas créer de faux espoirs, ni de faux désespoirs. La science progresse, moi je dis aux patients: “survivez, il y aura peut-être un nouveau traitement”. Mais il est actuellement impossible de mettre la main sur le médicament.»

3ieme opération par neuro navigation

Alors voilà, rencontre avec mon neurochirurgien hier pour me faire expliquer la chirurgie par neuro navigation. On a vu l'évolution des tumeurs depuis 2009 lors de la dernière opération. Aujourd'hui la plus grosse est à 58mm et la plus petite a 38mm en date du 18 décembre dernier. Je dois donc subir une autre IRM pour la neuronavigation, on s'attend qu'elles auront augmenté. L'opération devrait se faire d'ici 3 semaines. Après cela 2 semaines de convalescence, ce qui nous amène en mars pour la radiothérapie et en avril pour la chimiothérapie.

 

Comme mon oncologue, mon neuro m'avise qu'il y aura certainement du grade 4 dans les cellules. On espère seulement qu'il y aura plus de grades 3 que 4. La pathologie devrait nous indiquer exactement le grade et à partir de là on saura quand aura lieu approximativement la prochaine rechute. Concernant les crises d'épilepsie, pas sûre qu'elles cessent avec l'opération, ce qui m'énerve au plus haut point, car il faudra sans doute que je fasse le deuil de ma voiture.

 

Je réalise avec les années qu'avoir le cancer c'est faire le deuil de beaucoup de choses, mais je ne peux pas me plaindre pour le moment, j'ai quand même le moral, des amis(es) qui sont là si j'ai besoin et malgré tout, encore toute ma tête. Alors ça va, on peut faire avec le reste. Je m'ajusterai au fur et à mesure, de toute façon comme je dis souvent, quand il y a une porte qui se ferme, il y a toujours des fenêtres qui s'ouvrent, à moi de voir les opportunités.

Bienvenu 2014 - 3 tumeurs et une opération

Cela faisait un temps que je n'étais pas venue écrire sur le blogue. Pas vraiment quelque chose a dire et pas vraiment le goût et puis j'ai profité de l'automne pour voyager. D'abord Cuba en compagnie de ma meilleure amie et de son fils ainé et puis une semaine après mon retour la Floride avec une autre amie et son chien Sultan. Deux beaux voyages avec des personnes que j'aime. 

 

Au retour de la Floride m'attendait une résonnance magnétique, qui fut très longue a faire, moi qui souffre de claustrophobie, je me suis trouvée pas mal bonne de ne pas trop paniquer. Quoiqu'après une heure dans cette machine j'avais hâte de sortir de là. La technicienne fût très gentille avec moi, c'est vrai qu'en 13 ans on a développé une bonne relation, mais cette fois-ci elle fut tout particulièrement gentille, j'aurais dû me douter, mais je n'ai rien voulu voir je suppose.

 

J'ai donc passé des fêtes super agréables, en compagnie d'amis venus de France pour le temps des Fêtes ainsi que des amis(es)  qui me sont tout particulierement proches. J'ai amassé un tas de souvenirs et profité au maximum de leur compagnie.

 

J'ai rencontré mon oncologue lundi dernier et alors que la veille je rêvais que les tumeurs s'étaient endormies. Eh oui! même après 13 ans on peut faire du déni. Elle m'a avisée que les tumeurs avaient grossi anormalement et qu'après discussion avec mon neurochirurgien on envisageait l'opération à l'aide d'un ordinateur. Je dois le voir lundi prochain pour qu'il m'explique le processus. Une des raisons qui me faisait craindre cette opération était que c'était la 3e fois qu'on allait me jouer dans le cerveau et j'avais peur des risques. Il semblerait qu'avec l'aide de cet ordinateur, les risques sont de 5 à 10%.

 

Je sais bien que personne ne peut garantir 0% de risque, mais a ce pourcentage c'est jouable et je prends le risque. De toute façon pas vraiment le choix, on a du me mettre sur le Kepra ayant eu des petites crises d'épilepsie ces dernières semaines. Pas du style a perdre le contrôle avec des convulsions, mais le côté gauche du corps qui engourdi et qui fait qu'on ne peut mettre aucun poids sur le pied, alors bienvenue les chutes, au bout de quelques secondes au début ça revenait et là après 1 minute ou deux. Je me retrouve donc dépendante, plus de voiture. Une chance j'ai des amis(es) qui sont là et avec internet aujourd'hui on peut faire livrer à la maison ce que l'on a de besoin .

 

Je me retrouve donc avec 3 tumeurs, une opération en vue, de la radiothérapie parce qu'il faut que je m'attende à ce qu'il y ai du grade 4 dans les cellules. Pas toutes, mais un mélange de grades 3 et 4. Seule la pathologie pourra confirmer et je recevrai les résultats environ 3 semaines après l'opération. À partir de ce moment, je devrai faire la radiothérapie et la chimiothérapie avec Temodal, ce qui en principe retardera le délai de la prochaine récidive. J'espère que d'ici là un vaccin aura fait ses preuves et sera à ma disposition. Ça va tellement vite.

 

Malgré tout, je garde espoir, j'ai les bons gènes réceptifs et puis au 1er mars prochain cela fera 14 ans de survie, je n’ai pas vraiment a me plaindre. La science a fait des découvertes considérables dans la détection des tumeurs cérébrales, dans les traitements et ça nous donne du temps. Alors je profite de ce qui m'est donné.

 

Découverte canadienne contre le cancer du cerveau

En cette fin d'année 2013, quoi de mieux pour terminer l'année que de recevoir enfin une bonne nouvelle puisqu'au cours de la dernière année, les nouvelles concernant de nouveaux traitements ont été décevantes.  Alors voila de quoi nous réjouir!

Par Rédaction La Presse Canadienne.

 

MONTRÉAL – Des chercheurs canadiens pourraient avoir réalisé une percée importante dans la lutte contre le cancer du cerveau.

Les patients actuellement atteints d’un glioblastome, la forme la plus agressive de cancer du cerveau, n’ont une espérance de vie moyenne que de 15 mois, et moins de 5 pour cent d’entre eux survivent plus de cinq ans.

Les chercheurs V. Wee Yong et Susobhan Sarkar, de l’Institut Hotchkiss du cerveau à l’Université de Calgary, ont découvert que la tumeur désactive certaines cellules immunitaires, les microglies, qui défendent normalement l’organisme contre les blessures et l’infection. Dans une tumeur, ces cellules immunitaires cessent de fonctionner correctement, ce qui permet au cancer de croître.

Les scientfiques ont ensuite déterminé, lors de tests chez des souris, qu’un médicament déjà approuvé pour lutter contre les infections fongiques du cerveau et de la colonne vertébrale, l’amphotéricine B, peut réactiver les microglies, ce qui leur permet ensuite d’attaquer la tumeur cérébrale.

Les souris traitées avec ce médicament ont vu la taille de leur tumeur diminuer. Elles ont aussi survécu deux ou trois fois plus longtemps que les autres.

Les chercheurs espèrent maintenant pouvoir procéder à des essais cliniques chez les humains.

Cette étude est publiée dans la revue médicale Nature Neuroscience.

 

Dernières nouvelles, résonance magnétique mai 2013.

Ces dernières semaines, n'ont pas été facile, alors que je prêche de vivre le moment présent, ce n'est pas toujours évident. Mon stress est à son maximum, les maux de tête et les nausées m'ont accompagnée depuis deux semaines. Pour imager, c'est comme si vous étiez sur une autoroute, que vous rouliez à 100km et que vous deviez freiner brusquement pour éviter un accident. Vous vous apercevez que vos freins répondent mal et qu'inévitablement, vous allez vous écraser sur le camion et voilà que ce dernier change de voie. Ouf! on a évité le pire, on reprend la route!

 

Ma rencontre avec mon oncologue et la discussion avec mon neurochirurgien de jeudi dernier, m'ont appris que j'ai deux tumeurs, la première mesurant un peu plus 1 centimètre se situant sur le lobe temporal droit et une deuxième tumeur mesurant 1/2 centimètre sur le lobe temporal/occipital droit.

 

Quelques explications sur les fonctions principales de ces deux lobes. Le lobe temporal qui est situé à l'arrière des tempes est une zone importante pour de nombreuses fonctions cognitives dont notamment l'audition, le langage, la mémoire et la vision des formes complexe. Le lobe occipital est situé à l'arrière de la tête, à côté du lobe pariétal et du lobe temporal. Celui-ci est le centre visuel. Il permet la reconnaissance des orientations et des contours des images en ce qui concerne les premiers traitements d'analyse visuelle.

 

Comme la ligne médiane séparant les deux hémisphères est encore très droite, on exclut l'opération pour le moment. On continue donc de suivre l'évolution de ces tumeurs, en espérant que le développement de ces dernières se fasse au même rythme, ce qui en fait est une bonne nouvelle. Cela confirme qu'il y a plus d'oligodendrogliomes que d'astrocytomes, mais surtout j'espère qu'il n'y aura pas d'autres tumeurs qui se développeront. Malgré tout, on reste positive, il y a deux ans on s'apercevait que la tumeur était en train de se réveiller, on n’avait aucune idée de quelle manière elle évoluerait. Si tout va bien, au rythme où vont les choses, j'ai devant moi encore plusieurs mois avant l'opération et pourquoi pas, un ou deux ans, qui sait! Je me raccroche à cette idée.

 

Le plus dure dans toute cette aventure, c'est le temps et l'incertitude. Malgré une avancée dans les traitements des tumeurs cérébrales, ce genre de cancer est encore un grand mystère. On ne peut pas faire l'ablation du cerveau comme on le ferait avec un autre type de cancer. Je dois apprendre à vivre avec ce crabe qui grandit dans ma tête et ce n’est pas toujours facile. Je ne sais pas si c'est l'âge ou les tumeurs qui influencent ma façon de vivre cette aventure. C'est un peu des deux comme disait mon oncologue. Cela fait 13 ans que je vis sur une marge de crédit et à chaque fois qu'on m'opère et que suis les traitements, c'est comme si je faisais un paiement sur ma marge et que ça remettait le compteur à zéro. Le hic, c'est que je ne sais pas qu'elle est ma limite de crédit, mais je me raccroche et je continue d'avancer malgré les hauts et les bas. Après tout, c'est la vie et elle vaut la peine de se battre parce comme disait une soeur de combat:

 

 

LIFE IS BEAUTIFUL!