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Goff Hill Ltd. annonce le remède pour le cancer et les maladies virales

Voici un article pris sur le site de Scoop-Santé.  Enfin un Espoir.

 

 

WORTHING, Barbade, January 5, 2012 /PRNewswire/ --



Goff Hill Ltd., une société de recherche et de mise au point dans le secteur pharmaceutique, annonce le nouveau médicament anticancéreux révolutionnaire qui provoque une désintégration complète des cellules cancéreuses avec un traitement unique de cinq (5) jours. L'agent anticancéreux de Goff Hill Ltd. élimine la molécule de contrôle pour le développement de toutes les cellules cancéreuses, avec pour résultat la désintégration de la cellule cancéreuse. Il ne reste aucun tissu cicatriciel. Cliniquement prouvé, il s'agit d'un remède contre les tumeurs cancéreuses [http://www.goffhillltd.com/cancer-drug-research] primaires du cerveau [http://www.goffhillltd.com/cancer-drug-research], du sein, des poumons [http://www.goffhillltd.com/] et du côlon [http://www.goffhillltd.com/cancer-drug-research]. Le médicament vise uniquement les cellules cancéreuses et n'a aucun effet secondaire sur les cellules normales. Il ne présente aucune toxicité. Aucune crise d'épilepsie n'est à déplorer chez les patients traités pour un cancer du cerveau. Aucune cicatrice résiduelle n'a été mise en évidence après que les cellules tumorales désintégrées aient été nettoyées par les cellules Janitor (mégacaryocytes).

Il s'agit là de nouvelle science médicale. Notre médicament contrôle le déclenchement du développement des cellules cancéreuses. Le médicament anticancéreux de Goff Hill Limited, dans le cadre d'un traitement unique de cinq (5) jours, produit une désintégration complète de la tumeur. Notre médicament anticancéreux est un remède pour les tumeurs primaires du cerveau, du sein, du côlon et des poumons.

L'étiologie de la panencéphalite sclérosante subaiguë (SSPE) et de la sclérose en plaques (SEP) est le virus de la rougeole [http://www.goffhillltd.com/cancer-drug-researchLe médicament antiviral de Goff Hill Limited est un médicament efficace, cliniquement prouvé et scientifique factuel pour la SSPE et la SEP. Le traitement induit une meilleure fonction neurologique motrice, sensorielle et visuelle. Il n'y a pas de récidive après l'arrêt du médicament.

Nos deux médicaments sont brevetés.

Il s'agit de science nouvelle factuelle, scientifique et prouvée cliniquement.

Regardez cela du " point de vue des coûts " dans le secteur des soins de santé. Cela représente une réduction minimum de 25 % du coût total des soins médicaux.

Il y a de l'espoir. Il existe un remède !

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Goff Hill Limited est à l'avant-garde des investigations associées aux vastes quantités de données accumulées sur les structures moléculaires et l'utilisation créative des informations concernant les molécules chimiques et les macromolécules biologiques. La direction scientifique stratégique se concentre sur la conception de nouveaux agents pharmacologiques candidats pour un large éventail de troubles dont les cancers cérébraux primaires, la sclérose en plaques, diverses infections virales ainsi que d'autres maladies neurologiques.

Expert(s) en la matière disponible(s) : Pour davantage d'informations sur l'expert ou les experts mentionné(s), cliquez sur le lien approprié. Dr William G. Tucker http://www.profnetconnect.com/dr.williamtucker

Et le sexe dans tout ça!

Un des sujets qui me semble important de parler est évidemment, la sexualité. Je me souviens la première fois, je n’avais osé en parler avec mon oncologue, était-ce parce qu’il était un homme que cela me gênait ou bien encore, qu’il me semblait évident que je n’aurais pas de vie sexuelle. Toujours est-il que lors de ma rechute 9 ans plus tard, j’en ai discuté avec mon oncologue qui cette fois-ci était une femme. Je me sentais plus à l’aise de lui poser des questions d’ordre plus intime. Ce qui est important de savoir, c’est que l’on peut continuer d’avoir une vie sexuelle active, cependant il faut s’attendre à ce que cette maladie modifie nos habitudes sexuelles, notre désir et notre perception de nous-mêmes.

 

Il va sans dire que la communication entre les partenaires est primordiale, car vous pourriez découvrir que vos positions sexuelles deviennent inconfortables et même douloureuses ou encore n’avoir aucune envie de contact physique, quel qu’il soit. Mais n’ayez crainte, ce n’est que temporaire dans la plupart des cas. Et puis, il ne faut pas oublier que même si aucune activité sexuelle n’est possible, il reste l’intimité et la chaleur physique qui demeurent importantes. On ne peut pas savoir réellement comment le cancer et les traitements modifieront notre vie sexuelle, si ce n’est que cela aura des répercussions sur notre production d’hormone, ou encore sur notre capacité à donner ou recevoir du plaisir sexuel, notre perception de nous-mêmes (image corporelle), nos émotions telles que la peur, la tristesse, la colère sont reliées.  De là, l’importance d’une bonne communication entre les partenaires.

 

Pendant et après les traitements, on se sent épuisées et nous n’avons pas d’énergie. Si vous avez déjà commencé vos traitements, vous avez déjà vécu cette fatigue qui est très différente d’une fatigue résultante d’activités physiques. Il donc important de prévoir des moments de repos durant la journée et pourquoi pas des poses d’intimité avec votre partenaire. Rassurez-vous, le fait d’avoir une vie sexuelle lorsqu’on a le cancer ou que l’on suit un traitement n’aggrave pas ou ne propage pas le cancer. Votre partenaire ne peut pas attraper le cancer. Il se peut cependant que vous viviez une perte de désir, c’est normal et fréquent. La fatigue, vos préoccupations concernant votre santé et même un dérèglement de vos hormones peuvent modifier votre désir sexuel. Je me répète encore, ne vous inquiétez pas, habituellement le désir sexuel revient quelque temps après la fin du traitement.

 

Dans l’article précédent, je vous ai parlé de comment se sentir belle et je vous confiais que cela commençait par nos cheveux. Je n’ai pas parlé de notre changement d’apparence, mais c’est une réalité. L’opération, les traitements et les médicaments vous transformeront physiquement. Il y aura naturellement votre cicatrice sur la tête, mais il pourrait y avoir aussi une perte de poids ou un gain de poids et bien évidemment la chute de cheveux. Toutes ces transformations feront en sorte que vous vous sentirez moins attirantes. Ici, vous comprendrez que je parle en tant que femme, mais j’imagine aisément que les hommes peuvent ressentir la même émotion. S’habituer à sa nouvelle apparence et retrouver confiance en soi peut prendre un certain temps, de là l’importance d’une bonne communication entre partenaires.

 

Je vous ai parlé précédemment des répercussions des traitements sur notre production d’hormones. En effet, les traitements de chimiothérapies peuvent empêcher la production d’oestrogènes de façon temporaire ou permanente. Vous verrez donc les symptômes de la ménopause apparaitre à savoir les bouffées de chaleur, la sécheresse vaginale, sans compter la possibilité d’ulcères ou d’infections. Tous ces symptômes rendent parfois les relations sexuelles douloureuses, parlez-en avec votre médecin il pourra vous suggérer des lubrifiants à base d’eau ou vous recommander des hydratants vaginaux.

 

Je n’ai pas inclus dans cet article les effets sur notre sexualité lorsqu’on l’on est en traitement de radiothérapie, puisque je n'ai pas reçu ce traitement. A priori, j’aurais tendance à dire que cela s’applique aussi, ne vous gênez donc pas pour parler avec votre oncologue ou l’équipe qui s’occupera de vous. Ils sauront vous comprendre et vous guider.

Se sentir belle malgré tout!

Je ne sais pas pour les hommes, mais pour nous les femmes se sentir belle est primordiale et cela commence bien souvent par les cheveux. Certaines choisiront de se faire raser seulement la partie de la tête qui sera opérée, d'autres par contre un rasage complet . En ce qui me concerne, j’ai choisi le rasage complet, je ne voulais pas me réveiller un matin et découvrir des cheveux sur mon oreiller et encore moins me regarder avec la moitié de la tête avec des cheveux et l’autre nue arborant une cicatrice. Je dois aussi avouer que je portais déjà les cheveux courts depuis plusieurs années, alors ce ne fut pas réellement un choc de me voir la tête complètement nue, par contre je comprends celles ayant une chevelure plus longue de vouloir garder cette dernière. Sans compter qu’avec un peu d’adresse, je suppose qu’il ait plus facile de cacher la cicatrice. Il va sans dire comme ma chimiothérapie a débuté un mois après l’opération, mes cheveux avaient déjà commencé à repousser.

 

Cependant si vous conservez vos cheveux, vous pouvez vous attendre à commencer à en perdre 2 à 3 semaines après le début de votre chimiothérapie. Voici donc quelques recommandations qui m’ont été faites par mon oncologue lors des traitements de chimiothérapie.

 

  • Éviter la coloration des cheveux.
  • Éviter les permanentes.
  • Évite les séchoirs à cheveux, fer à friser ou plat.
  • Utiliser une brosse souple pour les cheveux
  • Utiliser un shampoing doux protéiné et un revitalisant pour démêler les cheveux.
  • Pour celles qui auront conservé leurs chevelures, raccourcissez-les et s’ils sont épais amincissez-les.

 

La chute de cheveux causée par la chimiothérapie est habituellement temporaire et ceux-ci recommenceront à pousser environ 1 mois plus tard. Il est possible qu’il soit plus épais ou plus frisé. En ce qui me concerne comme j’avais toujours eu une coloration, je les ai vus pousser majoritairement tout blanc. À la fin des traitements, j’ai dû attendre 6 mois avant de me refaire une coloration.

 

 

Lors de ma première chimiothérapie en 2000 j’ai suivi une séance d’information avec le programme Belle et bien dans sa peau. Cela m’a permis d’obtenir de l’aide pour des parures de tête, tels que foulards, chapeaux, turbans, prothèse capillaire ainsi que conseils de maquillage. Personnellement, j’ai opté pour les turbans, cependant si vous envisagez de porter une prothèse capillaire, je vous suggère de la choisir avant la chute de vos cheveux, il sera plus facile de respecter la couleur et la texture de vos cheveux. Certaines assurances défraient une partie des coûts, parlez-en à votre médecin qui vous fera une prescription.

 

 

Naturellement, la chimiothérapie provoque des modifications temporaires au niveau de la peau, dont la sécheresse, une modification de la couleur (taches brunes), une sensibilisation accrue au soleil et parfois de l’acné. Vous pouvez appliquer quotidiennement une crème hydratante pour peau sèche, mais non parfumée. Buvez 2 à 3 litres d’eau par jour. Pour les lèvres sèches, utilisez un lubrifiant à base d’eau ou de la vaseline. Si vous vous maquillez, utilisé des produits hypo-allergènes, car certains produits peuvent produire une réaction lors de vos traitements de chimiothérapie. N’oubliez pas, dans le doute abstenez-vous et parlez-en avec votre médecin, il pourra vous conseiller.

La radiothérapie si bénéfique que ça?

Article découvert sur le site de l'Université de Sherbrooke - Département de chirurgie/ Service neurochirurgie:

 

Pour les gliomes de bas grade : les récentes études n’ont pas montrés de bénéfices à la radiothérapie précoce pour les gliomes de bas grade. Au contraire, une diminution des fonctions cognitives a été rapportée. Les médecins sont maintenant plus alertes quant aux différents effets de la radiothérapie et ont tendance à la retarder dans le temps. Certains auteurs sont d’avis qu’une diminution de la dose totale, de la fraction quotidienne et de l’étendue du champ de radiation peuvent éliminer les complications sérieuses du SNC. Cependant, même en suivant ces procédures, certaines études ont raporté des déficits neurologiques chez les patients.

 

Un suivi à long terme chez les patients irradiés pour un gliome de bas grade a montré des troubles de mémoire, une démence globale progressive, de l’apathie et des changements de personnalité. Il peut aussi se produire des problèmes dans la démarche et la coordination.

 

Donc, dans ce contexte, la radiothérapie doit être retenue, mais comme traitement final, à moins que la lésion progresse malgré son histologie de bas grade. Son rôle dans les gliomes de bas grade, même dans les excisions incomplètes, n’a jamais été prouvé, d’autant plus que ses effets négatifs sont de plus en plus documentés et apparents.

 

Pour les gliomes de haut grade : La radiothérapie est un traitement efficace pour les gliomes malins, mais les résultats sont limités par la résistance de ces tumeurs à la radiothérapie et par la faible tolérance du SNC aux radiations.

 

La radiothérapie a été prouvée comme augmentant la survie chez les patients avec gliomes anaplasiques par le Brain Tumor Study Group dans une étude randomisée en 1978. Dans cette étude, une radiation totale du cerveau a été administrée à une dose de 50 Gy à 60 Gy (à noter que cette technique a été remplacée, depuis quelques années, par une radiation partielle du cerveau, ce qui amène les mêmes bénéfices pour la survie des patients en diminuant les risques neurocognitifs lors de la survie à long terme). Traditionnellement, les déficits neuro-cognitifs chez les patients demeuraient occultes puisque la survie était moins longue qu’aujourd’hui. Cependant, avec l’amélioration dans le traitement de ces maladies (oligodendrogliome, entre autre) de plus en plus de cas de survivant à long terme ont été rapportés, et les effets neuro-cognitifis des traitements de radiothérapie chez ces patients sont devenus plus évidents.

 

Depuis qu’une étude a prouvé que les oligodendrogliomes anaplasiques répondent très bien à la chimiothérapie, une nouvelle vague d’intérêt est née pour la différenciation de ces lésions des autres gliomes malins, puisqu’une survie plus grande peut être atteinte chez les patients avec ce type de lésions. De plus, certains rares cas de glioblastomes multiformes avec des taux impressionnant de survie ont été reportés dans la littérature.

 

La radiothérapie est considérée comme un standard dans le traitement des tumeurs cérébrales primaires malignes. Cependant, ses bénéfices pour les oligodendrogliomes anaplasiques et pour les tumeurs mixtes n’ont jamais été prouvés. Alors, même pour les tumeurs cérébrales primaires malignes, la radiothérapie demeure controversée.

 

Pour les maladies métastatiques du SNC : Chez les patients qui ne peuvent être opérés, une combinaisons de stéroïdes et de radiation aide à contrôler les symptômes. Après une chirurgie, une radiation de tout le cerveau est habituellement administrée, spécialement pour les cancers des poumons, car des micro-métastases peuvent peupler le tissu cérébral, invisible aux limites de détection des modalités actuelles. L’utilisation de la manipulation de la barrière hémato-encéphalique pour augmenter la distribution de la chimiothérapie (voir plus bas) peut être une façon d’éviter la radiation chez certains patients. Cette technique est encore sous investigation mais démontre, à ce jour, des résultats convaincants.

Visualisation et guérison?

En 1970, un cancérologue américain du nom de Carl Simonton a conçu et popularisé l'usage de la visualisation mentale à des fins thérapeutiques. Il observa que les guérisons pour un même diagnostic étaient différentes suivant les sujets et s'est intéressé à l'influence de l'esprit dans le processus de guérison. Il remarqua notamment que les malades qui guérissaientétaient tous des battants persuader qu'ils pouvaient guérir et se voyaient le faire. Convaincu de la nécessité d'apprendre aux patients à devenir des battants, le Dr Simonton intégra donc un entraînement en ce sens à son programme médical de soins.

 

Cet entraînement comprend plusieurs éléments, dont des exercices de visualisation au cours desquels les patients se représentent le traitement médical sous forme de petites entités (on leur suggéra d'utiliser des Pac-Man, popularisés à l'époque dans les premiers jeux vidéo) en train de dévorer leurs cellules cancéreuses. La méthode Simonton a toujours été conçue comme un complément au traitement médical classique et est encore pratiquée de cette manière.

 

En ce qui me concerne durant les huit premières années chaque soir j’ai utilisé cette méthode.Étendue sur mon lit, je visualisais mon Pac-Man faisant le ménage et dévorant les cellules cancéreuses de mon cerveau.J’ai repris dernièrement cette visualisation et maintenant j’applique cette méthode à tout mon corps.Quoiqu’en disent les scientifiques, que cela fonctionne ou pas, il y a une chose sûre et certaine, c’est que ça me fait du bien de croire que j’ai un certain pouvoir de guérison et qui sait!!!

Quand on tourne une page!

Ma mère morte, les maux de tête firent leur apparition, j'en fis part à mon neurochirurgien ainsi que les derniers évènements. On décida de me faire passer une résonnance magnétique un peu plus tôt que prévu, dans le but d'éliminer la possibilité d'un retour de la tumeur. En décembre, j'eus donc mon résultat, négatif. J'étais contente que ce ne soit que le stress accumulé et le fait que j'étais en deuil. Il y a plusieurs étapes au deuil et à vrai dire je ne sais pas si j'ai vécu toutes les étapes. Mais je sais que pendant une année entière, les 22 de chaque mois m'étaient difficiles. Avant de partir, ma mère me fit promettre de vendre ma maison et de réaliser mon rêve d'une oasis à la campagne. Je voulais prendre une année de réflexion avant de vendre, mais chaque fois que je faisais la vaisselle, sans raison apparente, je m'effondrais en pleurs et je passais des heures assises à terre sans aucune énergie, j'émergeais de cette torpeur pour aller me coucher.
 
 
 
J'évitais donc cette pièce et au bout de quelques semaines, je mis cette dernière en vente. Le sort était jeté, un mois après elle était vendue. Je partis donc à la recherche de la perle rare, une maison à la campagne avec beaucoup de terrain et possibilité d'y ajouter une petite écurie. J'ai réalisé ce rêve en un charmant cottage blanc et vert sur un terrain de 70,000 pc dont 15,000 pc boisé et tout au fond du terrain un ruisseau. Le rêve qui se réalisait enfin! J'ai déménagé en mai 2008, le temps de faire les rénovations nécessaires j'étais tout installée en septembre. J'étais fatiguée, tant physiquement qu'émotivement. Au cours des dernières années, j'avais beaucoup donné à ma famille et j'avais mis de côté mon propre bien-être. Maintenant que je n'avais plus rien pour me distraire, je commençais à penser à ma vie aux choix que j'avais faits et aux choix que je voulais faire. J'ai vécu une période de révolte durant cet automne là. Cette dernière fût dirigée vers ma mère, je réalisai que je lui en voulais d'avoir baissé les bras lors des dernières années et dans certaines périodes de sa vie. À son anniversaire de décès, je suis donc allée sur sa tombe, je lui ai parlé, je l'ai questionné, je lui ai fait part de mes émotions et puis tout d'un coup, j'ai senti comme une libération, elle a fait ce qu'elle avait pu, ni plus ni moins. Elle avait fait ses choix et les avait tant bien que mal assumés. De ce jour, je ne lui en ai plus jamais voulu. Je vais me recueillir sur sa tombe une fois ou deux par année, et c'est toujours avec tendresse que je vais lui dire un beau bonjour à elle et ma grand-mère puisqu'elles reposent ensemble sur le même terrain. Je pense à vous les filles, où que vous soyez!
 
 
 
M'étant négligée au cours des dernières années, je me repris en main avec régime et conditionnement physique, mais cette fois-ci un peu plus mollo dans mes attentes, je voulais seulement perdre les quelques 20 livres qui s'étaient logés sur mon corps. Je me disais qu'avec un peu de discipline, en perdant ce poids je retrouverais une certaine énergie. Décembre 2008, j'attends le retour des vacances du temps des Fêtes pour enfin passer ma résonnance magnétique, j'ai un mauvais pressentiment. Je ne sais pas, c'est comme si mon corps me prévenait d'une mauvaise surprise. C'est la première fois que je parle d'un retour probable de cette tumeur. Les gens autour de moi en sont étonnés, j'ai toujours été très positive. À chaque examen, je savais que tout était beau ou tout au moins je n'avais pas ce mauvais feeling!
 
 
Mon havre de paix, mon petit coin de paradis!
 
 

Le bénévolat

 

Je me retrouvais donc libre de mon temps et j'avais besoin de m'occuper, mais surtout, de me sentir utile. Je me suis donc présentée au Centre d'Action bénévole de mon quartier pour voir ce que je pouvais faire comme bénévolat. Je débutai par demi-journée par semaine, au centre lui-même comme réceptionniste, après un mois on me transféra à la mise à jour des dossiers des bénéficiaires ainsi que des bénévoles et au bout de quelques mois, je fus responsable des Appels et Visites d'Amitiés. Il s'agissait d'une part de coordonner les appels et visites d'amitiés entre un bénévole et un bénéficiaire. La clientèle visée étant toute personne désirant briser l’isolement, souffrant de problèmes de santé mentale, de déficience intellectuelle, physique ou sensorielle causée soit par le vieillissement, problèmes de santé ou le réseau social est limité.

 

J'ai aimé m'occuper de ce dossier, je pouvais faire le suivi de chez moi, et ce, à n'importe quelle heure ou presque. J'ai eu la chance de côtoyer des personnes de tout acabit, des jeunes et des moins jeunes, des pauvres et des mieux nantis, des gens en santé et d'autres atteints d'une grave maladie. Bref, tantôt bénévole, tantôt bénéficiaire, l'isolement, la misère humaine, la fragilité des êtres qui étaient dans une situation de privation constante, des êtres frustrés par la discrimination et le harcèlement dont ils étaient victimes, des êtres vulnérables face à la maladie et à la pauvreté. On n'a pas besoin d'aller dans un pays du tiers-monde pour voir tout cela, non juste regarder autour de nous!

 

Qui n'a pas dans son entourage, un parent, une connaissance, un voisin qui vit dans l'isolement. Il faut beaucoup de courage pour sortir de cet isolement quand on est seul et que l'on ne reçoit aucune motivation de l'extérieur. Se créer de nouvelles amitiés suppose une certaine confiance en soi. Communiquer, échanger cela permet d'exprimer des émotions et partager certaines situations difficiles, mais aussi des joies que nous vivons. Bref, cette expérience m'a amenée à ouvrir les yeux et à regarder autour de moi. Un téléphone, une fois par jour à une amie isolée, une visite régulière à une autre dans un CHSLD parce qu'elle souffre de Parkinson, un bonjour et une petite discussion à un voisin que je sais complètement seul. Non pas pour faire du bénévolat en tant que tel, mais juste parce que je sais que cette petite attention peut faire toute la différence dans leur vie et qu'eux font la mienne.

 

Le Bénévolat est une ressource importante au Québec comme partout dans le monde. Que vous soyez jeune ou moins jeune, travailleur ou retraité, quel que soit votre type d'engagement à court ou à long terme, vous vivrez une expérience enrichissante et inoubliable. Vous développerez des aptitudes, vous rencontrez des personnes avec qui vous aurez des affinités. Vous agrandirez votre réseau social, mais surtout, vous apprendrez à mieux vous connaître.

Quand il faut, il faut!

Cela faisait plus de deux ans que j'avais commencé ce programme d'entraînement. J'avais perdu énormément de poids tout en connaissant des moments plateau. Pour ceux et celles qui suivent un régime, vous savez de quoi je parle. Pour les autres, c'est lorsque votre corps décide qu'il arrête de maigrir. Cela peut durer de quelques semaines à quelques mois. On a beau continuer à s'entrainer tout en suivant le même régime ou en réduisant le nombre de calories requis dans une journée, le corps lui reste au même poids. Et malheureusement, celui-ci avait décidé qu'une perte de poids de 70 livres (32 kilos) bien, c'était plus qu'assez. J'avais beau ingurgiter 900 calories par jour, je n'arrivais plus à maigrir et j'étais complètement découragée. Mon frère me proposa donc pour m'aider de créer un site web avec forum de discussion. Il s'agissait d'un site où l'on pouvait retrouver des recettes avec le nombre de calories par portion. À cela, il y avait un forum de discussion ou tous partageaient leurs expériences ou encore s'encourageaient.

 

J'ai eu beaucoup de plaisir à concevoir ce site, j'aurais aimé que des professionnels en nutrition ou en conditionnement physique se joignent à nous, malheureusement nous étions dans les premières années du WEB et jamais nous n'aurions cru à l'essor que prendrait ce médium de communication. Nous avons gardé quand même ce site en ligne un peu plus de deux ans. Durant cette période, j'ai tenté avec mes entraîneurs plusieurs essais pour perdre les quelque 10 kilos que j'avais en surplus, ceux-ci me forcèrent à augmenter le nombre de calories par jour ce qui fait que j'ai effectivement développé une masse musculaire, mais sur la balance j'avais repris du poids. À la fin, j'ai mis fin au site et au programme d'entraînement. Je voulais prendre du recul par rapport à tout cela et voir d'autres issus pour atteindre mes objectifs.

 

Me voilà donc au point de départ, trouver un but à ma vie. Tout au long de ces années, j'avais constaté le manque de ressource pour ceux atteints du cancer et notamment ceux ayant une tumeur au cerveau. Je déplorais qu'il n'y ait pas une plateforme où les gens auraient partagé leurs expériences, s'encourager, s'entraider. Un lieu où jour et nuit, ils auraient pu partager leurs peurs, leurs craintes, leur courage. Oui, il y avait la Société canadienne du cancer qui avec certains ateliers pouvait combler certaines personnes, mais moi, je pensais plutôt à un autre genre de plateforme. Ce n'est pas tout le monde qui veulent ou peuvent s'exprimer en public, certains préfèrent le faire avec une personne seulement ou le faire dans l'anonymat. Je me souviens lorsque je prenais ma chimiothérapie à l'hôpital, combien de fois les gens se sentaient, seul face à cette maladie, combien de fois ils devaient taire leur questionnement ou bien leur peur face à leur entourage. J'ai vu des femmes se retrouver complètement seule devant la maladie, leur conjoint les ayant quittés, parce qu'il était trop difficile pour eux de s'adapter aux changements qui s'opéraient chez elle. J'ai vu la déception dans le regard de ces femmes, j'ai vu et entendu tellement de regret et de désespoir, mais j'y ai aussi vu du courage et de la détermination.

 

J'ai donc décidé d'en parler avec mes médecins qui déconseillèrent une telle aventure, trop difficile émotivement. Évite les émotions fortes, le stress et l'anxiété. J'ai capitulé, croyant qu'ils avaient raison, mais dans ma tête trotte toujours un tel projet. Peut-être, enfin compte, cela débutera-t-il avec ce blogue. On verra ou cela nous mènera, la vie des fois nous fait faire tellement de détours avant d'arriver au but, peut-être parce que tout simplement ce n'est pas le bon moment et que l'on a des expériences à vivre avant d'y arriver!

Quand le corps en demande plus!

 

Octobre 2001, un an s'était écoulé depuis le dernier traitement de chimiothérapie, je n'avais pas encore retrouvé mon énergie, je trainais mon corps alourdi par quelques livres en trop, en fait depuis mars 2000 j'avais pris pas moins de 30 livres. (13.6 kilos) Bon, c'est vrai, j'étais moins active, mais la prise de Décadron ou Dexaméthasone m'avait ouvert l'appétit. En effet, le Décadron ou Dexaméthasone appartient à la classe de médicaments appelés corticostéroïdes. Il agit en diminuant l'inflammation, mais un des premiers effets secondaires est l'augmentation de l'appétit. Évidemment, ce fut mon cas et comme j'aime mangé et bien, j'ai dévoré! À tel point que mon frère devait faire une commande à tout les trois jours, heureusement l'arrêt de ce médicament à la fin de ma chimiothérapie m'a permis de ne pas prendre d'autres poids.

 

J'ai toujours été plus au moins enrobée, j'ai vécu ma vingtaine en étant maigre et ma trentaine en prenant du poids régulièrement chaque année. Génétiquement, je ressemble au côté paternel soit dans l'enrobage complet, mais comme du côté maternel c'est du petit format, j'aurais donc passé ma vie à naviguer entre les deux, ce qui explique peut-être pourquoi je porte quand même bien ce surplus de poids. Vous connaissez les femmes toujours insatisfaites de notre apparence, trop de cellulite, ici et là, pas assez développé où il faudrait, fesses trop bombées ou trop flasques, ventre plat ou petit ballon. On cherche toujours à atteindre la perfection sans jamais réellement y arriver. Cela faisait déjà un moment que j'étais insatisfaite de mon apparence, j'avais durant ma trentaine essayé je ne sais combien de régimes en espérant perdre les kilos amassés, malheureusement pour 1 kilo de perdu, je reprenais 2 kilos. J'ai donc pris mon courage à deux mains et moi qui hait l'exercice physique, je me suis inscrite chez Énergie cardio.

 

Pour ceux et celles qui relèvent d'un cancer, parlez toujours à vos médecins avant d'entreprendre un programme d'amaigrissement ou de conditionnement physique. Il est important d'avoir l'accord de ces derniers et demandez-leur de vous faire passer des analyses sanguines complètes. La raison est simple, vous pourriez découvrir tout comme moi, que vous avez développé une anémie pernicieuse (carence en vitamine B12) et que vous souffrez d'hypothyroïdie (dysfonctionnement de la glande thyroïde). Eh oui! Effets secondaires à long terme de la chimiothérapie, sans compter des factures salées chez le dentiste, pour traitement canal et couronnes dentaires. Je pense bien avoir payé les études primaires de l'école privée du fils de mon dentiste. Ou tout au moins une bonne partie. En contrepartie, je dois avouer qu'un des effets positifs de la chimiothérapie a été l'arrêt des menstruations. Mon Dieu, quel bonheur de ne plus subir ces changements hormonaux chaque mois et tout ce qui va avec.

 

Alors, après avoir reçu la bénédiction de mes médecins avec en prime une piqûre de B12 par mois et ma prescription de Syntroid (supplément en hormone thyroïdienne) à prendre chaque jour, j'étais équipée pour commencer mon programme d'entraînement physique et d'amaigrissement. N'hésitez pas à parler avec votre entraineur de votre état de santé, il est important qu'il sache comment vous vous sentez, il est vrai que vous allez être épuisé après vos sessions d'entraînement et c'est normal. Je me rappelle qu'après chaque session je revenais chez moi, je dînais et j'allais dormir pendant 2 ou 3 heures incapables de faire autre chose. Au fur et à mesure que le temps passait mes siestes diminuaient et au bout de 2 mois à raison de 3 fois semaine de conditionnement physique j'avais perdu 20 livres (9 kilos). En prime, les maux de tête avaient diminué considérablement.

L'Après chimio,

À la fin de septembre 2000, je recevais mon dernier traitement de chimiothérapie, alors commença une série de résonnance magnétique trimestrielle pour s'assurer que la tumeur ne revienne pas. J'ai donc repris la cigarette et je commençais des cours de TAI chi et de peinture. Le Tai-chi pour essayer de me remettre physiquement des derniers mois, la peinture pour le plaisir. J'ai plus ou moins aimé le TAI chi, je ne sais pas, trop zen peut-être pour moi à ce moment-là. Tout se fait avec lenteur en prenant de grandes respirations, n'ayant plus d'énergie. Cette activité aurait dû mettre profitable, me connecter avec moi-même, malheureusement ce ne fût pas le cas. Par contre, j'ai adoré la peinture et jamais je n'aurais espéré avoir un certain talent. J'ai donc passé une partie de l'automne à faire ces activités entre mes visites chez les médecins et mes temps de sieste pour récupérer.
 
 
Nous voilà donc en mars 2001, une année s'était écoulée, j'avais quelque peu désenflé et retrouvé une certaine chevelure. Cependant, il me fallait prendre certaines décisions, dont celle à savoir si je retournais travailler. Je voyais bien que je n'avais plus l'énergie qui m'habitait avant les évènements, tout comme ma concentration me faisait défaut, sans compter ces maux de tête réguliers, mais surtout, j'étais devenue plus émotive. Bon, j'avoue, je pleure toujours aux mêmes scènes dans Love Story, mais que voulez-vous, faut croire que je suis une grande romantique qui s'ignore. Je disais donc, j'avais des rendez-vous avec des neurochirurgiens qui allaient déterminer si j'étais apte à retourner au travail et indépendamment de leur décision, il fallait que dans ma tête j'accepte le verdict. Je savais que je n'avais plus la force de subir le stress du travail, ni la capacité physique de me lever le matin et de faire simplement l'aller au bureau, sans qu'en plein milieu de l'avant-midi je m'écrase en pleurant de fatigue, tout cela serait trop pour moi. Il faut croire que je n'avais pas tort, puisqu'ils ont décidé que j'étais inapte à un retour au travail et m'ont déclarée invalide permanente. Ils m'ont fortement suggéré de profiter de la vie, d'éliminer toute source de stress et d'apprendre à me détendre. C'est bien beau tout cela, mais qu'est-ce qu'on fait après?
 
 
J'ai toujours dit, lorsque la vie te ferme une porte, il y a de nombreuses fenêtres qui s'ouvrent, il n'en tient qu'à nous d'en profiter. Je ne nierai pas que je suis chanceuse, peu de gens peuvent se permettre de ne plus travailler et nombreux sont les témoignages où certains doivent travailler pendant leur chimiothérapie. Je fais partie d'une catégorie minime qui a eu la chance de travailler pour une institution qui offrait une assurance salaire et une assurance invalidité sans compter qu'au Québec la Régie des rentes offre également une assurance invalidité. La question financière étant réglée, il me fallait admettre qu'un processus de changement radical venait d'être entamé, il me fallait trouver un but à ma vie puisqu'il m'était impossible de me réaliser dans le travail. J'ai vu ma mère suite à un AVC (accident vasculaire cérébrale) tombée dans une dépression qui a duré un peu plus de 2 ans et où elle a côtoyé régulièrement avec l'idée du suicide, éliminant un après l'autre les amis (es) puisqu'elle se sentait inutile. J'ai donc décidé que je prendrais un autre chemin, celui de l'acceptation, je trouverais bien un sens à ma vie.
 
 
À partir de ce moment-là, j'ai repris le contrôle de ma vie ou tout au moins un certain contrôle, j'ai arrêté de fumer le 1er avril 2001 et vous savez, quoi, je n'ai eu aucune difficulté, j'ai éteint ma cigarette à minuit en me disant que c'était la dernière et, mise à part 1 ou 2 fois par année et ce, pour une fraction de seconde, je n'ai plus jamais eu le goût de fumer. Il m'arrive de penser que c'est grâce à cette tumeur, sans elle, je ne suis pas certaine que j'aurais cessé de fumer, j'avais arrêté le temps de l'opération et des traitements de chimiothérapie, mais j'avais repris pour avoir la sensation de contrôler ma vie en fait, c'est elle qui me contrôlait et à partir du moment où j'ai lâché prise, bien je n'ai pas eu à me battre, juste écraser. Comme quoi dans la vie, lorsqu'on lâche prise les choses n'en sont que plus faciles.